Papyrus série BD de Lucien De Gieter

J’ai récemment acheté les titres de la collection Papyrus qui me manquaient. Cette collection avait été entamée il y a tellement longtemps (par mes grands frères) que je m’étonne moi-même d’avoir attendu autant de temps pour la terminer.

C’est peut-être l’occasion de revenir ici sur cette série.

Interview

Je voulais publier une petite interview de l’équipe Com de Dupuis et je leur avais envoyé quelques questions par écrit (en avril) mais je n’ai reçu aucune réponse en retour (rien, pas même une fin de non recevoir ou des réponses partielles). Je ne trouve pas cela très professionnel.

Cela dit, voici les questions et je vais y ajouter quelques commentaires :

Il semble que Papyrus devienne très difficile à trouver en librairie, avez-vous décidé d’arrêter son impression et sa diffusion ? Si oui, est-ce une décision définitive ou est-ce seulement fait pour laisser de la place aux futures intégrales qui étaient prévues ?

Sur le site de Dupuis, il est indiqué qu’une intégrale est à l’étude mais aucune décision n’est encore prise.

Actuellement, les numéros indiqués comme épuisés par la maison d’édition sont les suivants : 2 à 4, 6, 8 à 12, 14 à 15, 17, 21 à 22, 27 à 30.

Cela représente plus de la moitié de la série et cela va sans doute s’aggraver rapidement.

En librairie d’occasion, on ne reprend plus de papyrus et on les revend parfois à des prix très bas (ce dont j’ai bénéficié pour arriver à terminer ma collection).

Il y a des signes que cette série est sur la fin et je trouve cela triste. En BD, ce qui ne se vend plus est vraiment en train de mourir car le numérique n’est pas là pour prolonger la vie des œuvres.

Combien d’albums de Papyrus avez-vous vendus jusqu’à ce jour, environ ?

Je suis vraiment très curieux, ça m’aiderait à mieux connaitre la base de fans. Même si il est évident qu’en 40 ans, un certain nombre de lecteurs originaux n’a sans doute jamais terminé la série et qu’il y a donc eu un gros renouvellement permanent.

Même si je suis critique sur l’arrêt de la publication, il est vrai aussi que cette série a été soutenue durant quarante ans, ce qui est énorme et pas commun.

Envisagez-vous un spin-off ou une reprise de la série ? Par exemple, Papyrus adulte ou la vie d’un personnage secondaire ?

Je suis toujours critique quand une série est reprise par un nouvel auteur. Je déteste cela. Sauf peut-être quand la série n’a jamais vraiment appartenu à son auteur. Il faut avouer par exemple que Spirou a connu de belles choses sous des plumes différentes (quoique je me suis toujours refusé de lire ce qui a suivi Tome et Janry).

Mais, prolonger Papyrus avec un nouvel auteur et un tout autre style, peut-être plus adulte et plus en accord avec son temps, pourrait donner quelque chose d’intéressant. Je serais curieux de voir ça !

Ce qu’il faudrait garder :

– le thème de l’Egypte (évidemment)

– le côté pédagogique pour continuer à apprendre

– un dessin qui fait rêver (je pense que plus que tout, c’est ce qui m’a attiré dans cette série)

– du fantastique / magique / onirique … mais en évitant le grotesque qu’a parfois emprunté la série. Je pense qu’il faut vraiment trouver un meilleur point d’équilibre à ce propos.

Ce qu’il faut clairement améliorer :

– des scénarios mieux travaillés et surtout plus égaux les uns par rapport aux autres (j’ai parfois eu l’impression que certains albums se lisaient beaucoup plus vite que d’autres, que certains avaient vraiment trop de facilités dans le scénario ; c’est sans doute ce qui m’a le plus empêché d’acheter les derniers albums au prix du neuf : je savais que plus une série avance dans le temps et plus il y a de chance qu’on ne retrouve plus les albums qui nous avaient tant fait rêver du début et, pire encore, on a nous même vieilli et sommes devenus plus exigeants).

Petit exercice pour imaginer cette suite :

Au premier album, on retrouve Papyrus qui s’endort et qui rêve qu’il est prince. Ceci est un petit clin d’œil au dernier album et une bonne manière de recommencer. Tous les autres albums qui suivront feront partie de ses rêves.

Les aventures seront plus adultes comme dans Largo Winch ou Treize, ce qui veut dire que dés la base, on aura un héros qui sera aventurier ET sexué.

Un ou une compagnon de route assurera la partie humour. On aurait plus forcément un personne comme Théti-Chéri à ses côtés.

Pour le reste, l’imagination du scénariste laisse la place à tellement d’aventures possibles … mais en essayant que la partie magique ne prenne pas trop de place. Je veux des aventures trépidantes, par moment drôles et qui fassent rêver (le plus important). Je veux qu’on puisse refermer et prolonger dans nos rêves les songes de Papyrus. Qu’on puisse le faire car tout cela nous paraitra suffisamment solide pour pouvoir être vécu et suffisamment intéressant pour le vouloir également.

Y a-t-il un projet de long métrage ?

Je trouve ça dingue, d’une certaine manière, qu’on ait adapté quantité de titres de chez Dupuis mais que Papyrus n’ait jamais été envisagé. Avec un bon budget et un bon scénario, il y aurait de quoi faire quelque chose de vraiment génial. Je suis sur, d’ailleurs que sur les 33 albums, il y en a quelques uns qui ne seraient pas trop difficiles à adapter.

Mon rapport à l’enfance

Je ne sais pas si j’ai aimé Papyrus parce que je m’intéressais à l’Egypte (et à l’antiquité) ou si je me suis intéressé à l’antiquité parce que j’avais lu Papyrus et Alix (deux séries qui étaient là avant ma naissance dans la maison).

Le fait est que j’ai vécu de belles aventures et aimé découvrir ses temples et ses paysages qui me faisaient rêver. L’idée de Papyrus et de Théti Chéri était excellente. Je suis critique sur les albums que j’ai lu plus récemment. Je dois bien avouer qu’ils ne m’ont pas autant donné que ceux lus quand j’étais enfant. Mais c’était une de mes séries préférées et ça je ne le renierai jamais. Aujourd’hui, je suis plus exigeants sur la qualité des scénarios parce que j’ai tout simplement grandi. Mais pour un enfant, cela reste une très bonne expérience.

J’espère que ma fille lira à son tour et y prendra autant de plaisir que j’en ai eu.

Mon expérience de dédicace

Je vous raconte comme cela s’est passé dans mon souvenir. Personne ne pourra contredire et je sais plus que quiconque à quel point nos souvenirs peuvent être parfois très précis sur certaines choses, très flous sur d’autres et même parfois arrangeants avec la réalité. A prendre pour ce que c’est donc. Malheureusement, je ne trouverai personne confirmer ou infirmer parce que j’étais seul et que, pour l’auteur, il n’y en a sans doute aucune mémoire.

C’était du temps où il y avait encore un Festival de la Bande Dessinée à Koksijde à la côte belge (en 1998). J’avais vu que De Gieter était en dédicace et je n’étais qu’un gamin (adolescent quand même) et l’occasion était trop belle (je pense ma toute première dédicace). Alors je me suis acheté une des dernières BD et j’ai été me mettre au bout de la file d’attente. Et j’ai attendu longtemps, longtemps.

L’auteur a dessiné méticuleusement de magnifiques dédicaces à tout le monde. Les dédicaces des grands dessinateurs prennent toujours plus de temps. Puis il y a parfois le cas des personnes qui viennent avec plusieurs BD à faire signer sans trop de respect pour les autres qui attendent.

Vient mon tour et juste à ce moment là, la femme de l’auteur (qui peut-être était impatiente depuis longtemps, les femmes sont comme cela) le presse de partir, que cela a déjà duré trop longtemps (les paroles exactes, je ne m’en souviens plus du tout). Je me souviens juste de l’ado très timide de 14 ans que j’étais à l’époque et qui était à la fois très surpris (j’étais le dernier !) et complètement dépité. Puis j’ai du dire quelques mots, sans m’énerver (je sais que ça ne sert à rien quand on cherche une faveur) et, heureusement, la gentillesse de l’auteur a fait qu’il a pris les quelques minutes supplémentaires pour s’occuper de moi.

Voici le très beau résultat :

Et maintenant ?

Si ma fille en lit quelques-uns et qu’elle accroche, je garde tout.

Si elle n’aime pas, je pense tous les relire et ne garder que les meilleures, celles qui me font vraiment transporter. Le reste, je les donnerai à la ressourcerie (pour être revendus à petits prix) où les placerai en boite à livre de ma commune.

Dans ce dernier cas, j’éditerai l’article pour vous donner ma liste des meilleurs albums (selon moi), ceux qui méritaient de rester dans ma bibliothèque. Ça ne voudra pas dire que les autres seront mauvais mais je ne compte garder que la « crème de la crème », ceux qui sont vraiment exceptionnels.

Liens pour prolonger

Voici quelques interviews de De Gieter retrouvée sur le web et que j’ai trouvé très intéressantes à lire :

La partie du site officiel de Dupuis consacré à la série :

La chaine Youtube avec tous les dessins animés :

L’adoption: Qinaya Tome 1 et La Garua Tome 2, BD de Zidrou

On peut pas dire ce qu’on a jamais entendu

Alors on grandit seul, on vieillit seul, on meurt seul, tout ça sans avoir vécu

Sur de rien, Shurik’n

NOTE : Cet article a été écrit une première fois en avril puis réédité en août et septembre et a subit de gros changements suite à la parution du Tome 2. Je le republie en septembre comme si c’était un nouvel article.

Zidrou dans l’adoption, c’est une belle histoire remplie d’émotions.

La BD m’avait été conseillée par une vendeuse quand je lui avait dit être un très grand fan de Jim (aussi édité chez Grand Angle). Pourtant, je n’avais encore jamais fait le pas, reportant sans cesse mon achat. La couverture ne me plaisait pas, le thème me paraissait lourd et potentiellement rempli de bons sentiments. Bref, j’hésitais.

Puis, vint la publication dans le journal Métro pour préparer la sortie du tome 2. Et j’ai tout de suite accroché. Le posséder est devenu très rapidement un « besoin ». Ma compagne me l’a offerte et je l’ai lue puis j’ai attendu le Tome 2 sans trop savoir comment ça allait continuer. Et j’ai aimé la conclusion.

Ici, je vais aborder quelques thèmes que m’ont inspiré la lecture. Il y a des spoilers, donc il est conseillé d’avoir déjà lu la BD avant de lire l’analyse.

Le genre, M/F

Cela apparait encore bien plus après la lecture du Tome 2, mais c’est d’abord une histoire d’hommes et de (non) pères. Les femmes, même Qinaya, ne sont pas les premiers rôles.

Je pense que cela pourrait éventuellement gêner une lectrice. Si vous en êtes une, je suis intéressé par votre commentaire et la manière dont cela vous a touché.

Par ailleurs, il y a un message sur la difficulté d’être homme et l’injustice (au sens propre) qui peux être liée à cette situation.

Conditionné par son éducation, Alain veut être un chevalier qui protègera sa princesse Lynette. Loin de l’aider ou de sauver son couple, cela aboutira seulement au divorce et à ce qu’il prenne toute la responsabilité pénale. Lynette, elle, bénéficiera de circonstances plus qu’atténuantes et ne fera pas un jour de prison car, comme femme, on comprend que son absence de maternité est une excuse valable.

Comme le dit la BD, comme si les pères ne comptaient pas. Comme si ce n’était pas dur de ne pas avoir pu être un père et on comprend que, pour Gabriel, il y a effectivement eu une amertume de ne pas avoir pris le temps que son travail ne lui donnait pas.

La distance

Gabriel a besoin de distance pour enfin réussir à comprendre que le plus important est proche de lui:

  • le belge est en soit un étranger même s’il parle la même langue
  • le Pérou
  • Qinaya, qui joue un rôle important est elle-même étrangère
  • le temps est une distance également pour sa relation avec Qinaya quand elle retrouve sa vraie mère
  • même au Pérou, la Garua l’empêche de voir l’océan tout proche. Un océan, c’est immense pourtant !
    • il doit donc partir en Altitude, à l’intérieur des terres
    • il y a d’ailleurs la même métaphore avec le voyage en avion qu’il est obligé de prendre puisque les routes sont boueuses
    • et le besoin de s’élever pour enfin distinguer Nazca
  • il dit qu’on a beau s’éloigner, les enfants restent toujours dans nos pattes

Par ailleurs, il n’a jamais voyagé de sa vie et a du attendre la retraite pour se payer une voiture qui est pourtant loin d’être luxueuse mais dont il est si fier.

Il a également fait le même métier toute sa vie, avec les mêmes amis qui ont tenu le même commerce et avec les mêmes habitudes dans une taverne sénégalaise. Sa vie s’est résumée, géographiquement, à des endroits très circoncis. Son vocabulaire représente bien cela avec une profusion de termes et d’expressions liés à la cuisine tout au long de l’histoire.

Qinaya l’aide d’ailleurs un peu à prendre cette distance vis-à-vis de son ancien métier. Il fait une sorte de pèlerinage là bas, mais ne s’attarde pas et semble même avoir un peu perdu la main (si mon interprétation du dessin est correcte).

En arrivant enfin à prendre de la distance, en réalisant qu’il aurait pu avoir une autre vie (grâce à Qinaya) et qu’il y a d’autres personnes et que la vie peut être courte (grâce au belge), il réussit enfin à comprendre qu’il doit prendre soin de son fils autant que de sa fille et qu’il ne doit plus gaspiller son temps. Le temps est compté et il faut en profiter.

La paternité

L’absence de père, symbolique ou bien réel, est un thème récurrent et important du récit:

  • un des amis de Gabriel a perdu un enfant (par suicide !)
  • l’ami belge du Pérou a perdu sa fille alors qu’elle avait déjà pris beaucoup de distance en allant vivre à l’autre bout du monde
  • avoir un enfant par adoption : en sauvant un enfant qui n’a pas eu de père, on peut tenter de soigner sa propre blessure narcissique de ne pas en avoir eu. On remarquera que c’est Alain qui est le plus persuadé d’avoir bien agi dans son couple.
  • Gabriel n’a pas été un père pour son fils et on peut se douter qu’il le sait. Cette agressivité qu’il a envers son propre fils ressemble fortement à cette culpabilité offensive que ressentent parfois ceux qui savent qu’ils n’en ont pas fait assez, même avec les meilleures raisons du monde. Dans le tome 2, il se met à en avoir la conscience, mais en ne se demandant pas s’il a été un père (biologiquement indéniable) mais s’il en a été un « bon ». Ce qui, pour le récit, pourrait vouloir dire un « vrai ».
  • avoir un enfant par adoption (2) : parfois il y a des raisons psychologiques qui font qu’on arrive pas avoir un enfant par voie naturelle. Ces raisons peuvent être liées à une enfance où le père a manqué et l’angoisse de ne pas pouvoir en devenir un bon soi-même.

D’une certaine manière, c’est banal car beaucoup de nos parents ou grands parents ont été des pères peu présents et pleinement investis dans leur travail. Ce n’est que récemment qu’en tant que père, on cherche à s’investir autant auprès de nos épouses que de nos enfants. Mais c’est très difficile d’être une figure paternelle quand on a pas eu de modèle au départ. Il faut inventer sa fonction.

Gabriel découvre qu’il peut être un bon parent et  y prend goût et plaisir. Son fils s’en rend compte et jalouse d’ailleurs cette relation. Cependant, en voyant l’intérêt de son père pour Qinaya, il vit un peu par procuration ce qu’il aurait aimé vivre à l’âge de la petite fille. Cela donne des sentiments ambivalents mélangeant fierté et jalousie / envie.

Dans le tome 2, il sera déçu de la distance qui s’est créée avec Qinaya. Mais elle est un outil de raprochement entre le père et son fils. Il est difficile de rattraper le temps perdu. Cela crée de la distance. Mais ça ne détruit pas l’Amour et les moments vécus.

Qinaya se souvient des moments à la boucherie et lui offre un dessin. Et Gabriel sait que ces moments là ont fait de lui, même brièvement, un père « inoubliable » pour elle. Ces moments, il les a vécu également avec Alain. Le parallèle lui fait réaliser que ce qui a été valable pour sa petite fille adoptive l’aura certainement été également pour son propre fiston. Les sandwiches offerts à la boucherie n’ont pas pu être oublié. Et c’est l’amorce pour se rattraper.

Paradoxalement, c’est la certitude d’avoir été au moins un peu un vrai père qui lui permet de vouloir en être un meilleur et de renouer les liens distendus. C’est alors qu’il a l’idée de lui pardonner et de lui faire revivre en prison ce moment privilégié du sandwich au pâté.

On voit alors le fantôme de Qinaya s’en aller. Elle a réussi son oeuvre. Elle les a rapproché, elle peut maintenant partir. Ce fantôme ne poursuivait que Alain (Gabriel se raccrochait à elle par quelque chose de plus concret, le dessin animé … dans lequel le père est un personnage pas très malin). Puisqu’il a retrouvé son « papounet », elle peut enfin disparaitre.

On remarquera que G. fait ainsi un anniversaire surprise à Alain pour un âge tout aussi symbolique (50 ans). Il lui rend en quelques sorte la pareille.

Autre petit détail, Gabriel a survécu à son père puisque ce dernier est mort à 74 ans. C’est toujours un évènement bizarre de vivre plus vieux que ceux qui nous ont précédé, comme si cela nous libérait et, de fait, si on ne connait pas la relation de G. avec son paternel, elle n’était probablement pas meilleure que celle qu’il a développé avec Alain.

Enfin, je me demande si la paternité avait été bien choisie. Elle était donc plus dure à assumer, dès le départ !

L’histoire finit-elle bien ?

Bizarrement, la BD prend très clairement position. L’histoire n’est pas censée finir bien. C’est dit clairement.

Les premières pages, qui prennent souvent des indications subtiles sur la fin présentent d’ailleurs toutes un assez grand pessimisme.

Toutefois, moi, je vois au contraire un père qui se rabiboche avec son enfant. Est-ce vraiment une mauvaise fin ? Oui, il se passe plein de choses tristes … Mais Gabriel semble heureux et serein. Et son fils, si on ne le voit pas, semble également ému. J’ai du mal à comprendre en quoi, finalement, ce serait une fin qui finit mal.

Cela dit, le message est aussi un appel à profiter du temps qui passe autant qu’on le peut. Et, justement, puisque Gabriel y arrive, n’est-ce pas une histoire qui finit bien, à nouveau ? Ou qui est cohérente …

Adopter

La démarche

L’adoption est une démarche très difficile. La BD aborde cette difficulté.

Mais il y a aussi cette critique de nos bons sentiments d’occidentaux qui se croient autorisés à kidnapper ou  à adopter, dans des circonstances troubles, des enfants provenant d’ailleurs, sous prétexte qu’ils connaîtront forcément une meilleure vie ici.

Sauf qu’élever un enfant, lui permettre de bien grandir ne demande pas uniquement des conditions matérielles et, au contraire, la présence des parents est importante même s’ils sont « pauvres ». Une personne cherchera toujours à retrouver ou connaitre ses origines, qu’elles soient humaines ou géographiques.

La paternité

Dernièrement, je me suis demandé (et j’édite donc ici le texte) si le nom adoption ne venait pas également d’une différence que l’auteur ferait entre une maternité « naturelle », « instinctive » et une paternité qui doit se créer. Comme si la mère se construisait automatiquement par la grossesse et le père devait prendre le temps d’adopter l’enfant.

L’oubli

C’est drôle parce que Gabriel critique vertement son fils qui oublie toujours quelque chose. Mais c’est aussi ce prétexte d’oubli qui est choisit par Alain pour l’anniversaire surprise. C’est comme si les deux, à ce moment là, acceptaient pleinement la caricature qui est faites.

Le tome 2 démarre pleinement avec ce même thème. Le détective a oublié Gabriel à l’aéroport et celui-ci ne peut pas profiter de la rencontre avec Qinaya.

Vocabulaire

J’ai parlé plus haut du thème de la cuisine omniprésent dans la … bouche de notre vieux héros.

Mais il y a aussi le message délivré par la BD comme quoi deux mots (deux tomes ?) suffisent pour raconter une histoire. Mais on en aura trois: Qinaya, Garua et Achachi.

Rien n’est d’ailleurs traduit en espagnol, ce qui est un peu perturbant, par moment, il faut bien l’avouer. Je n’irai pas plus loin en interprétations sur ce thème.

Conclusion

J’ai pris beaucoup de notes, j’aurais pu continuer sur de multiples détails dans une analyse fine de chaque action (enfin presque) mais je vais m’arrêter là car je pense avoir dit suffisamment.

La petite est craquante, le dessin est beau, le cadrage et la réalisation très bons, les couleurs jolies. Toutefois, sans savoir l’exprimer, il y a une sorte de « flou » qui me plait un peu moins. Peut-être suis-je trop habitué à un certain style ? Mais l’histoire prime et j’ai vraiment apprécié la lecture de cette oeuvre intimiste. Mon plus gros regret a été d’attendre la sortie du tome 2 ! Je n’aime pas m’arrêter à la moitié d’une histoire …

Nous sommes nombreux a avoir connu un père absent et à devoir construire notre paternité sur des bases chancelantes. En cela, cette histoire parlera à beaucoup. Elle est touchante mais d’une certaine manière assez banale. Ce qui ne l’empêche pas d’être intéressante. On est pas du tout dans le même registre que Jim qui s’intéresse surtout aux relations de couple, mais c’est complémentaire dans ma bibliothèque.

La vie d’Adèle (film) et Le bleu est une couleur chaude (BD), critique, petite analyse et commentaires

Avant propos

J’écris cet article après avoir revu le film et relu la bande dessinée. Après coup, je me rends compte que ce fut un exercice plus compliqué que je ne l’imaginais car les deux histoires sont finalement assez différentes.

J’ai tenté une petite analyse, comparaison et critique. Cela n’a pas pour but d’être exhaustif et j’attends vos remarques contradictoires en commentaires si vous n’êtes pas d’accord.

Si l’auteure passe un jour par ici, je serais intéressé par une mini interview qui contiendrait les questions suivantes:

  • pensez-vous que le film respecte l’oeuvre originale ?
  • avez-vous aimé le film ?
  • vouliez-vous faire une histoire militante ou seulement raconter une histoire d’amour ?
  • avez-vous des commentaires par rapport à ce que j’ai écris ici ?

Un grand merci si elle voulait se prêter à ce jeu.

Spoilers ?

Soyons clairs dès le départ, comme à mon habitude, cet article dévoile les intrigues des deux oeuvres car on ne peut pas analyser sans dévoiler.

Les œuvres …

  1. Le film: « La vie d’Adèle, chapitres 1 et 2 » de Abdellatif Kechiche
  2. La BD: « Le bleu est une couleur chaude » de Julie Maroh

Thème central

Pour la Bande Dessinée, le thème est l’amour homosexuel dans un sens presque clairement militant.

Cet amour devient presqu’impossible à travers tous les obstacles qu’il rencontre:

  • parents d’Adèle qui l’expulsent et qui semblent profondément homophobes
  • le doute d’Adèle sur sa propre sexualité, alors même qu’elle ne doute pas de son amour
  • le doute d’Emma sur la sexualité d’Adèle
  • le comportement des camarades de classe

Dans le film, la pression sociale est représentée à travers les moqueries de ses camarades de classe. Il y a une scène assez violente pour Adèle, quand elle se fait attaquer par ses copines. Mais, si elle nie son homosexualité, c’est uniquement pour les autres. Elle ne doute pas d’elle-même. Et semble même très bien l’ accepter. De nouveau, elle nie celle-ci à ses parents, à ses collègues, à la société, mais ce n’est pas du tout un poids pour elle car elle considère avant tout que c’est quelque chose d’intime qui ne regarde qu’elle.

Le film a, de ce fait, un propos beaucoup plus universel. Il parle d’Amour, de premier amour et d’emprise. De même que de la difficulté du deuil amoureux. Adèle découvre l’homosexualité et la désillusion après son premier baiser. Emma lui apporte une amour partagé mais éphémère. Et, au final, elle peut se demander si elle n’a pas été totalement instrumentalisée comme le sont toutes les personnes qui passent dans la vie d’Emma.

De plus, l’absence du côté militant se marque nettement avec Emma qui ne l’est pas du tout dans le film.

Un bon film, une mauvaise adaptation

J’aime beaucoup le film, mais, pour moi, vu le changement de thème et les gros changements à l’histoire, on peut parler d’un bon film et d’une mauvaise adaptation.

Cependant, ce qui en fait un bon film pour moi vient probablement aussi de la trahison de l’adaptation. Je ne pense pas que j’aurais pu aimer autant et m’identifier aux acteurs si le propos avait été uniquement homosexuel ou, pire, s’il avait été uniquement militant.

Les titres

Dans la BD, le bleu est une astuce stylistique très bien exploitée. Jusqu’aux dernières pages, cette couleur nous montre à quel point Emma obnubile Adèle. Elle en est le repère central.

Mais, “le bleu est une couleur chaude” ramène aussi à une relation surtout sexuelle et passionnée. Là dessus, d’ailleurs, je trouve que la BD nage entre deux eaux. Les passages avec Emma après la mort d’Adèle nous montrent un amour réciproque. Alors que d’autres passages nous lancent sur la piste d’un plan cul non assumé.

Dans le film, on suit Adèle tout le temps. Le chapitre 1 et 2 pourraient laisser penser à une suite possible, sans doute voulue à l’origine. Le bleu y est beaucoup moins présent et il n’y a pas eu de recherche stylistique en ce sens. Je trouve logique le changement de titre (pour la version originale française.)

Gérer son premier Amour et en faire le deuil

C’est pour moi un thème majeur des deux histoires.

Y a-t-il une vie après le premier amour ? Il y a en tout cas une mort si on ne sait pas en faire le deuil …

La relation Adèle – Emma

Dans le film

Emma est intriguée par Adèle. Elle l’amuse et est une source d’inspiration. Mais la Emma du film a une personnalité extrêmement narcissique et très égocentrique. Oui, elle est capable d’avoir des sentiments ou de la tendresse pour les autres: ce n’est pas une psychopathe. Mais, pour autant, c’est aussi quelqu’un qui utilise les gens comme elle le voudrait et pour son plaisir personnel.

Emma a un tout premier but: réussir en tant qu’artiste. Adèle est celle, grâce à son inspiration qui lui permet de commencer à être reconnue. Mais elle est aussi un léger boulet car elle refuse (ou est incapable) de s’intégrer à ce milieu.

Elle a ensuite un deuxième but, dont elle ne s’entretient même pas avec Adèle, avoir un enfant. Dès ce moment, Adèle ne compte plus du tout. Quels qu’aient pu être ses sentiments à son égard, sa réussite professionnelle et maternelle compte plus que ses sentiments envers Adèle. Et cette dernière est remplacée aisément.

Le troisième but pourrait être de devenir elle-même maman de son propre enfant. On remarque cette scène où Emma refuse de consommer de l’alcool comme si elle était enceinte (ou tentait de l’être !).

Chacun de ces buts a évidemment une incidence très forte sur la relation. Mais, la personnalité d’Emma joue également un rôle important. On voit à plusieurs reprises qu’elle tolère très difficilement la contradiction. Elle qui pourrait être très ouverte et tolérante du fait de sa sexualité est en fait totalement fermée.

On le voit notamment dans les discussions « intellectuelles » qu’elles ont. Ces scènes servent à nous montrer le fossé qui les sépare de ce point de vue (et qui n’est dérangeant que pour Emma) mais nous montrent aussi que quand Adèle affirme quelque chose avec sa candeur naïve, Emma en rit avec un définitif « je ne crois pas non » (ou quelque chose approchant).

Emma étant très narcissique, elle a été attirée par l’ascendant qu’elle avait sur Adèle mais cette dernière, en refusant d’épouser une carrière d’artiste, la renvoie à ses propres choix moins stables financièrement. La critique d’Adèle pour ce genre de métiers ne concernait qu’elle même, toutefois,  il est indéniable que le refus d’Adèle de rentrer dans ce style de carrière n’a pu que la blesser et l’éloigner toujours plus.

Dans la BD

Emma est aussi un obstacle à la relation par son manque d’assurance et par la peur de voir Adèle se découvrir finalement hétéro.  Par ailleurs, elle est beaucoup moins narcissique et beaucoup plus engagée dans des combats publics pour les autres.

Elle est donc très différente de celle du film. Sa personnalité est moins affirmée. Tout comme celle d’Adèle d’ailleurs.

Le couple dure beaucoup plus longtemps; il semble plus fort et équilibré. Il est très lent à s’officialiser, mettant même Adèle dans une position de maîtresse au début. Dans le film,  les choses vont plus vite à se faire et à se défaire.

Ce que je retiens le plus de la BD sont les blessures, la peur d’être blessé et  les relations très sensible  avec une difficulté de communication.

La fin

La fin du film laisse encore un certain espoir. Pour moi, Adèle commence ou a fait le deuil de l’amour. Elle va pouvoir avancer et continuer sa vie. Elle est à la croisée des chemins. Et on nous montre un éloignement de l’univer relationnel d’Emma, même avec les personnes avec qui elle avait le plus d’affinités dans ce cercle. Comme le garçon qui la cherche mais ne la trouve pas car elle a déjà pris un « tournant » qui la rend inaccessible.

La BD connaît une fin beaucoup plus abrupte. Adèle décède et Emma regrette de n’avoir pas plus profiter de la vie avec sa compagne. Cette fin m’a fait penser au fantasme que peuvent avoir ceux qui n’arrivent pas à faire le deuil d’une relation, envisageant jusqu’au suicide car leur vie n’a plus de sens ou qu’ils pensent que cela pourrait les rapprocher de l’être aimé ou provoquer, par dépit, de la culpabilité dans son chef.

D’un côté le deuil de la relation est fait ou semble en bonne voie. De l’autre il n’est pas fait et c’est celui de sa propre personne qu’il faut maintenant le faire. En considérant les deux histoires côte à côte, on pourrait presque y voir un message …

Suggérer VS Montrer

La BD a cette poésie terrible de ne pas tout écrire, de ne pas tout montrer. Un exemple très fort de ces « silences » est évidemment la scène où Adèle se fait virer de chez elle par ses parents.

Le film est dans une extrême totalement inverse. On est dans le gros plan permanent, les scènes de sexe sont longues (très belles) et on ne nous cache rien, seules finalement les pensées d’Adèle nous échappent (mais la BD nous les montre, justement, du fait du narrateur « journal intime »).

La désunion

Dans le film, la désunion est montrée comme un processus lent dont la responsabilité peut d’abord être imputée à Emma. Elle est de moins en moins présente et perd de l’intérêt pour Adèle car elle veut rester dans l’intime et ne pas dévoiler ses écrits au monde.

Donc, Emma profite d’une incartade d’Adèle pour mettre fin à la relation, ce qu’elle n’osait probablement pas faire elle-même. Il est probable et même certain que la tromperie lui a fait mal, je ne le nie pas. Mais je pense également que cela arrivait au bon moment et que ça l’arrangeait. Peut-être même qu’elle s’attendait à cette trahison et qu’elle l’a provoqué inconsciemment.

Dans ce que montre le film, on voit une Adèle se retrouver sexuellement face à un mur (Emma qui fait semblant d’avoir ses règles) et se retrouve à être systématiquement seule le soir avec Emma qui reste près de sa maitresse. A côté de cela, Adèle prépare toute seule la réception pour Emma et on a pas vraiment de reproches à lui faire.

Le film montre de la tendresse et de la tristesse de la part d’Emma quand elles se revoient au café. Il montre également que l’attirance sexuelle et les souvenirs sont toujours là. Mais, on comprend qu’Emma n’aime plus Adèle et, au fond, on peut même se demander si cet amour a existé un jour.

Comme un miroir, au début Adèle pleure avant de rompre alors qu’elle n’aime pas Thomas. Et à la fin, Emma pleure pendant qu’elle dit ne plus avoir de sentiments pour Adèle.

Et c’est là une grosse différence avec la BD. Dans cette dernière, Emma semble aimer Adèle dès leur premier croisement de regard et n’a jamais cessé d’avoir des sentiments pour elle.

Certes, le couple dysfonctionnait également lors de la rupture. Mais, s’il avait tenu plus de dix ans, Emma est toujours présente et la distance s’instaure plus à cause de la militance « politique » que par manque d’amour. Quand Adèle trompe Emma et provoque la rupture, elles s’aiment toujours ! Et Emma accepte même de recoller les morceaux mais c’est la maladie qui provoque la désunion irrémédiable et finale.

Par ailleurs, cette distance est aussi expliquée par la perte du père. Quand Adèle perd le contact avec ses parents, une blessure nait en elle, qui ne guérit jamais vraiment. Ainsi, dans la BD, les causes sont bien plus partagées et Adèle, au delà de la tromperie (qui dans les deux cas est plus un symptôme qu’une cause !), a une part bien réelle.

L’isolement

Dans la BD, Adèle ne se retrouve jamais isolée. Valentin reste à ses côtés jusqu’au bout et elle continue à avoir une vie sociale, de ce qu’on en voit.

Dans le film, on ressent qu’après l’école, elle se coupe socialement, ne voit plus ses amis d’enfance et ne participe pas aux activités extra professionnelle dans son école. Et, même avec les amis d’Emma, il n’y a pas de forte intégration car ils sont tout simplement trop différents à l’exception d’une seule personne.

Ce n’est qu’une fois qu’elle se retrouve de plus en plus seule chez elle qu’elle fait le pas vers les autres et qu’elle en arrive à tromper Emma, plus pour se sentir moins isolée que par désamour pour Emma.

Il est à noter que ce n’est pas Emma qui enferme Adèle, c’est Adèle qui s’enferme toute seule car son Amour est tellement grand qu’elle en vient à se sacrifier et à ne plus avoir d’envies en dehors de son dévouement total pour l’être aimé.

Différences

Par moment, j’ai eu l’impression que les différences ont été recherchées tant elles sont nombreuses.

Par exemple, dans la BD Adèle ne fume pas. Sa mère dit que c’est un vice qu’Emma ne lui  a pas transmis. Dans le film, on la voit énormément fumer.

L’attention à la couleur bleue est très prononcée dans la BD et n’a presqu’aucune importance dans le film.

Je ne vais pas faire la liste des différences mais mon impression a été que le réalisateur voulait tellement s’approprier l’oeuvre qu’il a fini par en faire quelque chose de totalement nouveau.

Conclusion

J’ai préféré le film tout en appréciant la BD. Celle-ci ressemble énormément à ce que j’aime lire: des œuvres graphiquement travaillées, des histoires intimes et des histoires bien racontées. Mais elle me parle moins, tout simplement.

Sans savoir si cela a vraiment joué, je voudrais dire que j’ai vu le film avant de lire la bande dessinée.

La discussion d’après film m’a incité à prolonger vers ma propre histoire, vers les sentiments et émotions que celui-ci a évoqué en moi. Celle sur la BD m’a porté vers l’esthétique même du récit très très bien retranscrite. Ces récits ont donc dégagé des choses assez différentes en moi.

Enfin, pour dire vrai, cet amour endeuillé et impossible m’a plus dérangé dans la BD car elle pourrait encourager des fantasmes morbides et surtout dangereux. Je pense qu’au final, la vision de l’amour du film est plus positive et tournée vers l’avenir.

Pour prolonger

La critique intéressante sur la BD de Nora Minion.

2016 en vrac … petit bilan

WordPress ne fait plus de rapports automatisés, du coup, le bilan sera un peu plus personnel cette année: vie, blog, séries, films, livres.

Dans ma vie

2016 fut l’année d’un nouvel amour que j’espère durable, de vacances reposantes et de la première année complète de garde alternée (qui fonctionne très bien). Ce fut aussi une entrée en primaire stressante pour mon petit lapin mais elle a reçu toutes les éloges des professeurs lors de la réunion de parents.

C’est aussi beaucoup d’angoisses malgré mon apparence paisible. Et ce fut la mononucléose que je ne souhaite à aucun adulte même si j’avais heureusement quelqu’un près de moi pour me soutenir dans la maladie.

Je n’attends rien de 2017 mais je pense que le pire est derrière moi, dans ma vie.

J’espère pouvoir avancer professionnellement, dans mon couple et dans ma famille, ce sont mes souhaits. Et j’aimerais pouvoir finaliser un projet d’écriture fictionnelle mais qui n’est pas encore une priorité face à tout le reste.

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Pour le blog

Le blog a récemment passé les 120 000 vues (et les 100 000 en juin).

Cette année fut la plus vue de son histoire avec un peu moins de 45 000 vues. Il y eut aussi le plus gros mois avec 5 447 et le plus gros jour avec 653 vues (pour la diffusion télévisée de « Perfect Mothers« ). La progression est constante d’une année à l’autre et ça me fait plaisir. Mais je sais aussi que toute progression connaitra un jour une fin.

210 commentaires, c’est un commentaire deux jours sur trois. Il y a aussi les contacts par e-mail ou messenger auxquels je réponds régulièrement. Tout ça est encore tout à fait gérable et c’est tant mieux.

Aujourd’hui, il y a 127 articles publiés. 18 l’ont été en 2016. J’essaierai de maintenir ce rythme mais toujours la qualité avant la quantité. Le prochain film devrait être Interstellar (depuis le temps qu’il attend !).

Crimes à Oxford, la face cachée de Margo et Transcendance ont été trois analyses de film qui attendaient depuis longtemps et qui ont pu être publiées. Si je peux faire Interstellar, Hook et The Reader cette année, je serai déjà content.

Les articles publiés étaient plutôt diversifiés. Même si cela me fait perdre des vues et des abonnements, j’aime garder cet aspect « journal » qu’avaient les blogs à l’origine et cela continuera.

RDV au cap des 150 000 pour en rediscuter. Cela devrait arriver au grand plus tard à la fin de l’année.

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Conseils culturels

Rayon séries

L’année dernière, grâce à l’offre BeTV, j’ai découvert la série The Wire dont on m’avait tant parlé déjà. J’ai adoré. Cette série représente vraiment ce que j’aime voir à la télévision: des histoires bien écrites et bien travaillées, un certain réalisme, un bon casting, des personnages intéressants et pas manichéens et également en petit plus, une petite critique du fonctionnement de nos sociétés mais sans pour autant tomber dans la facilité.

Cette série devra à terme figurer dans ma Dévédéthèque !

Je n’avais pas encore non plus eu l’occasion de voir Game of Thrones. J’avais tort mais cela m’a permis d’en faire un moment télévisulel à partager entre amoureux. Cette série est juste parfaite. Et la fin de la saison 6 est purement jouissive. WAW !

Rayon nouveauté, Billions apparu fin de l’année m’a beaucoup plus. Je ne sais pas où va nous mener la saison 2 qui arrivera très vite mais ça risque d’être très sympa.

Enfin, The Young Pope m’a vraiment captivé grâce surtout à son excellent casting. Très bonne qualité et très intéressant (et puis, c’est gai de se mettre au jeu de ce qu’on ferait si on devenait Pape). De Zestien, petite série flamande est un peu « OVNI » mais vraiment drôle et un peu acerbe.

Rayon pas vraiment déception mais quand même un peu: Westworld. Thème extrêmement intéressant et traité de manière originale. Excellent casting. Atmosphère géniale. Mais plus les épisodes passent et plus je deviens sceptique sur l’histoire et le scénario. Et le dernier épisode qui aurait pu être une apothéose a viré un peu au n’importe quoi selon moi. C’est plus un « Meh » ( (C) Fossoyeur de films) qu’un flop et je regarderai la saison 2. Mais voilà, je suis d’autant plus déçu que le sans faute aurait pu être possible.

Rayon carrément déception (toujours un peu plus): Walking Dead. Je continue à regarder par habitude mais les faiblesses sont des gouffres. On ne va pas tirer sur l’ambulance.

Côté films

Je ne vais pas faire trop long, je ne liste pas tout ce que j’ai vu, ni tout ce que j’ai aimé, j’essaye de me limiter au cinéma, par ailleurs:

  • Papa ou Maman 2 (différent du premier, ce qui est positif puisque ça reste très drôle)
  • Ma vie de courgette (émouvant, beau ! la preuve qu’un budget énorme n’est pas obligatoire). Je regrette juste de ne pas avoir pu le voir avec Flo.
  • Don’t Breathe (très bon film d’horreur, et je suis exigeant car il est très facile de faire du mauvais, c’est un jeu d’équilibres compliqué)
  • La danseuse (WAW)
  • War Dogs (je dois admettre que ma compagne a moins aimé, cela doit être un film à l’humour plus masculin)
  • A man called Ove (le meilleur film de l’année selon moi !!! Injustement méconnu même si je comprends que la VO puisse rebuter. Humour et émotions sont au programme durant tout le film)

J’ai beaucoup aimé, très bons films également :

  • Le livre de la jungle (grande réussite Disney et très belle adaptation)
  • Pride and Prejudice VS Zombie (Waw, un bel ovni très réussi)
  • Zootopia (excellent film d’animation très drôle)
  • Spotlight (quelle aventure !)
  • Joy (un beau biopic réussi)
  • Comment c’est loin (je pense l’avoir vu en 2016)

Côté livres et BD

  • La force des discrets de Susan Cain (lisez le !)
  • Guy Delisle, S’enfuir, récit d’un otage.
  • JIM, l’érection (ce n’est pas érotique, ne fuyez pas à cause du titre)
  • Elisabeth Badinter, fausse route. Très instructif.

Le mot de la fin …

Ce blog me prend du temps, mais pas tant que cela en fin de compte. Et j’en ai encore à vous consacrer. N’hésitez jamais à écrire, commenter, me contacter, m’interpeller. Et à vous abonner au flux RSS (je conseille Inoreader pour les lire) pour être tenu au courant de la sortie de chaque article !

Et puis, h’hésitez pas, vous aussi, à devenir blogueur pour être participant au débat plutôt que seulement spectateur.

Par contre, ne le devenez surtout pas pour suivre cette mode de gens qui pensent qu’ils vont pouvoir devenir célèbres ou en vivre. Oui, ça peut être un rêve. Mais bloguer ne vaut le coup que si c’est une vraie passion à la base.

Allez, je vous souhaite une bonne année 2017 !