Droit à l’oubli, s’attaquer à Google est-il la bonne idée ?

Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies, l’information n’a jamais été aussi disponible qu’auparavant. Et ce n’est qu’un début. Car il y a encore pas mal de potentiel pour améliorer qualitativement et quantitativement ce à quoi on peut accéder sur internet.

Cela amène des nouvelles questions de société comme celle du « droit à l’oubli ». Quelqu’un qui apparait dans un article de presse verra ce même article apparaitre à chaque fois qu’une autre personne fera une recherche sur son nom. Il risque alors d’être condamné « à vie » pour ce qu’il a fait (ou pas fait … il arrive qu’on soit accusé puis innocenté).

Face à cela, la réaction des autorités est, aujourd’hui, d’obliger Google à censurer les résultats de recherche compromettants sur base d’une demande des personnes qui s’estiment lésées.

Une mauvaise idée … de passer par les moteurs de recherche

Je trouve que c’est une mauvaise idée pour plusieurs raisons:

  • la censure ne se fait que sur les résultats de recherche de Google. Elle est donc facilement contournable, il suffit d’utiliser un ou plusieurs autres moteurs de recherche. Ce n’est pas à la portée de tout le monde ? Justement, on verra se développer des équipes payées pour envoyer les requêtes de droit à l’oubli à tous les moteurs de recherche existant (mais ce ne sera pas efficace, certains ne sont pas concernés par la législation européenne). Et on verra des équipes payées pour aller rechercher là où la censure n’aura pas encore fait œuvre.
  • chaque résultat censuré est indiqué en bas de la page de recherche. Cela incitera donc encore plus à la curiosité.
  • cela occasionne des coûts énormes à Google, coûts qui ne peuvent être investis dans l’innovation. Par ailleurs, on peut se demander quelles seront les demandes suivantes. Or, un moteur de recherche n’est pas là pour censurer le web ni pour être rendu responsable des chemins qu’il indique.
  • ça ne résout pas le problème à la base: l’article qui mets en cause la personne. Pire, ça semble l’occulter. Or, demain, il suffira qu’une URL change pour qu’un contenu censuré redevienne disponible, sans même que la personne, éventuellement, s’en rende compte. Et, de toute façon, l’article restera disponible.

Pour résumer: ça ne résout pas le problème. En effet, un recruteur aura encore les moyens de vous retrouver. Votre entourage également. Les habitudes changeront simplement (les moteurs de recherche des sites de journaux, d’autres moteurs de recherche moins connus seront utilisés). Et en plus, ça demandera une vigilance de tous les instants (cas des URL qui changent ou d’un contenu qui est copié-collé ailleurs). Seul aspect « positif »: ça crée de l’emploi.

Une meilleure idée de résoudre le problème à la source

En fait, la solution que je préconise pour le droit à l’oubli est la suivante: anonymiser (via initiales, noms et prénoms d’emprunt) les dossiers judiciaires. Ainsi, quand quelqu’un est entendu pour une affaire judiciaire, la justice communiquera avec un faux nom pour les affaires de moindre importance. Et pour les autres affaires, on pourrait demander aux journaux d’eux même éviter de mettre en avant les identités.

Autre alternative: obliger une anonymisation automatique des articles après un délai raisonnable (quelques années).

Mais, en tous les cas, ne pas s’attaquer aux moteurs de recherches mais plutôt au contenu qu’ils indexent. C’est à mon sens là qu’il faut trouver des idées. J’en ait énoncé deux mais vous en avez peut-être d’autres.

Et permettre des redémarrages dans la vie

Quand on a commit des actes qui nous poursuivent longtemps après, cela peut nous enfermer. Peut-être que, parfois, la société devrait aussi nous permettre de redémarrer et d’avoir une nouvelle chance dés le moment où on a payé pour ce qu’on a fait. Cela peut alors passer par un nouveau nom et une nouvelle identité. Qu’il serait pénalement interdit de divulguer (sinon ça n’a pas d’intérêt). A réfléchir également. Et à n’accorder qu’aux personnes qui ne sont pas sociopathes ou psychopathes.

Ejecter de force un CD / DVD sous Windows

Ayant eu un petit problème avec un DVD qui ne voulait plus s’éjecter et n’ayant pas trouvé la réponse adéquate sur internet, je me suis dit que j’allais partager avec vous la manière dont j’ai réglé le problème.

Tout d’abord, il faut lancer le gestionnaire de périphériques qui se trouve dans le panneau de configuration.

Ensuite, il faut trouver votre lecteur, faire un clic droit dessus et choisir « désactiver ». Au bout d’un moment, votre DVD va arrêter de faire du bruit. A ce moment là, vous pouvez refaire un nouveau clic droit et l’activer. Ensuite, normalement, ça fonctionne comme avant.

blog dvd

J’espère avoir pu vous aider.

Désactiver la lecture automatique des vidéos sur Facebook

Depuis quelque temps, Facebook a mis en place une fonctionnalité « géniale »: la lecture automatique des vidéos qui apparaissent sur votre fil d’actualité.

Si comme moi, vous utilisez un ordinateur relativement vieux ou que tout simplement cette option ne vous plait pas, je vais vous aider à la désactiver.

Il suffit de se rendre sur cette page: https://www.facebook.com/settings?tab=videos et changer le « activé » en « désactivé ». Apparemment, ça ne fonctionne que pour la version web. Si vous avez une appli Facebook sur votre téléphone ou tablette, il faut recommencer l’opération dans les paramètres de celle-ci. N’étant pas dans le cas, je ne peux pas vous aider plus.

Si le lien devait devenir inopérant, n’hésitez pas à me le signaler en commentaire.

Signaler du contenu suicidaire sur Facebook

Il arrive que des personnes qui mettent fin à leurs jours préviennent sur Facebook juste avant de passer ou de tenter de passer à l’acte.

Facebook a donc mis en place un outil pour permettre à des personnes qui voient ce genre de contenus de le signaler à des employés du réseau social.

Vous pouvez retrouver cette page en faisant une recherche Google avec les items: « signaler suicide facebook ». Ou en utilisant directement le lien suivant: https://www.facebook.com/help/contact/305410456169423.

Bien sur, si vous connaissez la personne qui poste le contenu suicidaire, il est utile en premier lieu de lui téléphoner ou de prendre contact d’une manière ou d’une autre. De même un contact avec des services d’urgence ou une personne proche est également indispensable. Mais il peut arriver qu’on ne soit pas proche de la personne et ce formulaire Facebook est alors une solution intéressante à connaitre.

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Crédit photo: Guillaume Paumier, CC-BY

Hier, j’ai vu affiché sur mon mur, le message d’une page d’une musicienne (donc précisément quelqu’un qu’on ne peut contacter facilement) qui était assez interpellant. Je n’ai pas fait de copies d’écrans mais le message concernait la mort, le fait que nous ne sommes que des poussières et terminait par « Adieu ». Il y avait peu d’équivoque.

Tout d’abord, j’ai été interloqué. Je me rends compte que c’est le genre d’information qu’on a pas envie de croire. J’ai attendu mais j’ai vu d’autres réactions qui allaient dans le même sens: je n’avais pas mal compris. J’ai actualisé plusieurs fois le statut en attendant une dénégation de la personne. Car on peut regretter ce qu’on écrit sous un coup de blues.

Passé quelques minutes (5 ? 10 ?), je me suis souvenu du formulaire Facebook (j’en avais entendu parler il y a quelques années). J’ai fait une recherche sur Google, l’ai trouvé et l’ai rempli.

A noter que j’avais déjà été choqué par les « likes » apparus sous le statut. L’artiste en question a des « haters » (comme elle dit) mais je n’imaginais pas que ça pouvait aller jusque là. Seulement, je réactualise une fois encore le statut et tombe sur un commentaire qui dit, en quelques mots, quelque chose comme « prends un tabouret, une corde et pends-toi ». Par curiosité, je regarde si la personne a également « liké » le statut et c’est effectivement le cas.

Qui peut être assez « inhumain » pour souhaiter et encourager quelqu’un à mettre fin à ses jours ? Je dois dire que la nature humaine m’étonnera toujours. Et généralement pas dans le positif.

Une demi-heure après avoir été posté, l’artiste avait effacé ce qu’elle avait écrit.

Aujourd’hui, la personne en question a republié du contenu donc je suis rassuré, elle est encore en vie et c’était probablement un mauvais moment maintenant oublié.

Cela dit, on peut se poser la question de l’efficacité du système mis en place par Facebook:

– rapidement après que le formulaire soit envoyé, je recevais un mail automatique

– trois heures vingt après (!), un humain a pris le dossier en main. Je reçois un message type me demandant des informations que j’ai déjà envoyé (!!) et précisant « Dès que nous aurons reçu ces informations et localisé le compte ou le contenu, nous l’examinerons et prendrons les mesures nécessaires. »

Je n’ai pas répondu. Ce n’était pas la peine de renvoyer ce que j’avais déjà envoyé (cela aurait en plus rajouté un délai de traitement) et, vu le temps passé, il est probable que ça n’aurait de toute façon eu aucun effet.

En bref, une bonne idée, voir quelque chose d’indispensable, mais la mise en oeuvre est très mauvaise. Je vous donne quand même l’information en espérant qu’ils s’améliorent dans le futur car il y en a clairement besoin.

Pourquoi les stats wordpress de partage indiquent-elles un chiffre différent des boutons présents sur la page ?

C’est une question que je me suis pas mal posé au début, cela ne me paraissait pas logique que les valeurs puissent différer de l’un à l’autre (souvent, le chiffre est inférieur sur les stats WordPress).

Après différents tests d’hypothèses, je pense avoir trouvé la réponse: WordPress affiche le nombre de clics sur un bouton de partage. Alors que Twitter, Google+ ou surtout Facebook indiquent le nombre réel de partages. Un chiffre que eux seuls peuvent connaitre car il tient compte de partages « privés » et de partages faits également fait sans passer par le bouton du blog (par exemple, en partageant un statut ou en insérant un lien dans un statut).

Puisque j’ai déjà vu que je n’étais pas le seul blogueur à me poser la question, j’ai voulu aider d’autres éventuels blogueurs qui se demanderaient « quoi » et que Google dirigera peut-être vers cette page.

Groupes facebook : visualiser les personnes qui ont vu

Si vous vous demandez à partir de combien de membres un groupe Facebook n’affiche plus les personnes qui ont visualisé les différents posts (articles et interventions postées dans le groupe), par expérience – octobre 2013 -, il semblerait que ce soit à partir de 250.

Bien sur, ce chiffre peut évoluer du jour au lendemain mais, étant donné que je m’étais moi-même posé la question sans trouver de réponses, je voulais partager l’information.

Si vous constatez un changement ou une preuve que ce n’est plus le cas, n’hésitez pas à le signaler en commentaire ou par mail.

Francisation du mot « Hashtag »

Début de cette année (et oui, je ne suis pas rapide mais profite d’avoir un peu de temps pour écrire ou finaliser des articles en attente depuis longtemps), l’académie française a proposé « mot dièse » pour remplacer « hashtag« .

Cette proposition est d’une incroyable pauvreté et se contente surtout de décrire l’apparence d’un hashtag.

Pourtant le Web est basé sur le lien hypertexte ou autrement dit « hyperlien » (peu de gens le savent), c’est à dire la possibilité d’accéder à un contenu en cliquant sur un lien au sein d’une page. Lien lui même mis en évidence. Le Hashtag est justement une continuation de cela. En cliquant sur le « mot dièse » (comme dirait l’académie), on accède plus à un contenu bien déterminé mais à des contenus basés sur le même hashtag. C’est une invention assez intéressante et qui va dans le sens de la sérendipité et dans le sens du Web comme il est conçu à ses origines.

Alors, plutôt que d’inventer un mot ridicule qui ne veut rien dire et qui a peu de chance d’être repris et de passer dans le langage courant, je pense qu’il aurait été nettement plus intéressant de proposer « hypermot ». Ce mot a une filiation claire et assumée avec « hyperlien ». Certes, comme beaucoup de francisation, il n’aurait pas forcément été plus utilisé que le mot original (est-ce seulement souhaitable ?) mais au moins cela aurait été logique et aurait eu du sens.

Si vous êtes d’accord avec moi, utilisez le et aidez à sa contamination dans le langage courant ! 🙂