Conseils à ma fille pour jouer au Puissance 4

Le puissance 4, voilà bien un jeu indémodable. J’y jouais quand j’étais enfant. Mes grands frères y jouaient. Et ma fille y joue.

Mais, elle est assez mauvaise perdante alors je lui ai promis de lui donner quelques conseils. Et, tant qu’à faire, vous en faire profiter aussi.

la version que j’utilise aujourd’hui

Je gagne souvent, mais je ne prétends pas être un expert ni même être un grand joueur. Toutefois, je me dis que les méthodes que j’utilise peuvent être utiles (on ne sait jamais).

Ne pas choisir entre défendre et attaquer

Pour gagner, il faut faire les deux. Si vous défendez trop bien, vous ne gagnerez jamais, vous aurez au mieux un match nul. Mais mon expérience est qu’il est souvent impossible de tout prévoir. Donc, il vaut mieux attaquer en même temps qu’on défend.

Ce conseil est bateau et ultra basique. Mais il vaut le coup d’être rappelé. Notre regard sur le jeu doit se porter autant sur nos possibilités que sur celles de l’adversaire.

Ma fille est souvent dans l’un ou dans l’autre, elle doit encore apprendre à faire les deux.

Un seul coup à l’avance ne suffit pas

Pour se défendre, il ne faut pas se contenter de bloquer les attaques de l’adversaire quand il en est à trois pions d’alignés. Parfois, on peut se le permettre, mais certaines parties peuvent se gagner avec seulement deux pions quand on ne réagit pas à temps.

Deux pions horizontaux sur la première ligne

 V1  V2 V3 V4 V5 V6
 V7 V8 X X V9 V10

V= Vide

X= Pion rouge

Y= Pion jaune

Dans cette situation, si vous ne mettez pas un de vos pions en V8 ou V9, le joueur X a d’office gagné. En effet, au tour suivant, il met son pion en V8 ou V9 et si vous le bloquez d’un côté il aligne 4 de l’autre.

C’est le genre de coups tordus qu’il faut rechercher pour gagner dans le jeu. Celui-ci est le plus simple, et sans doute le plus connu mais il y en a d’autres.

Forcer l’adversaire à nous donner la victoire

V1 V2 Y V3 V4
Y V5 Y Y X
X V6 X X Y
X V7 X X Y
X V8 Y X Y

Dans ce tableau, il y a plusieurs situations intéressantes.

X a de nouveau le beau rôle. Et Y lui donne la victoire.

Y, en essayant d’avoir quatre dans la colonne la plus à droite à forcé X à mettre un pion en haut de cette colonne. Or, Y aurait précisément du éviter X d’avoir un pion à cet endroit là. Car dès que X a mis ce pion, la partie est perdue. Y est obligé de mettre un pion en V8 et X peut en mettre un en V7 et avoir 4. Et, même s’il oublie, il peut encore avoir 4 en V6. Imparable. Il faudrait trois erreurs d’affilée de X pour que Y gagne en V5.

Y a quand même bien manœuvré avec le V5 qui peut lui donner la victoire, mais aussi via la colonné non dessinée à droite où un 4 serait possible si X y mettait un pion.

Je pense que le meilleur moyen de gagner et de ne pas perdre est de disséminer ce genre de trois (non forcément consécutifs comme en V6, V7 et V8 ou il y a un trou !!) ou d’y prêter attention avant qu’ils ne se forment.

Certaines parties, si bien engagées, peuvent, en comptant le nombre de trous restants avant de « devoir donner la victoire à l’adversaire », être gagnées très tôt si on ne fait pas d’erreurs. Dès qu’on a placé ce genre de trois, il ne reste plus qu’à bloquer l’adversaire jusqu’au moment où il sera obligé de vous donner la victoire.

Diversion

Comme dans tous les jeux de ce type, faire diversion ne fait jamais de mal. Pendant que vous construisez un alignement évident, l’autre ne voit pas forcément qu’en vous bloquant, il vous permettra d’aligner un trois qui n’attendra plus qu’une erreur de sa part.

Conclusion

Ce jeu a l’avantage, contrairement aux échecs, d’être relativement simple et facilement compréhensible. Il faut juste savoir compter et comprendre diagonale, horizontal et vertical.

De ce fait, il est accessible aux plus jeunes enfants et pas prise de tête. Moi qui aime voir loin dans le jeu, c’est quelque chose que je fais difficilement aux échecs et mon cerveau surchauffe (le pauvre). Mais à puissance 4, malgré le nombre théorique énorme de parties différentes possibles, j’arrive à jouer sérieusement tout en m’amusant.

J’ai souvent gagné à ce jeu, mais ce que j’aime par dessus tout, bizarrement, c’est que le match nul est possible. Ce que j’aimerais, c’est que je finisse par tomber sur des adversaires (peut-être un jour ma fille ?) avec lesquels j’aurais majoritairement des matchs nuls. Je me dirais qu’on arriverait tous les deux à bien voir les dangers arriver et à les prévenir, et ça me ferait plaisir.

Voilà un jeu où on peut s’amuser sans gagner, tout simplement parce qu’il est possible de ne pas gagner sans perdre pour autant. Et que le match nul est valorisant, il signifie tout simplement que les deux joueurs étaient très forts.

Si vous avez d’autres conseils à donner où à partager, n’hésitez pas en commentaires. Et surtout, amusez-vous bien !

Excursion à Efteling avec ma fille, ma filleule et ma compagne

Ce billet est non sponsorisé. Comme tous, d’ailleurs. Mais je préfère préciser.

On n’y trouvera pas de photos du visage de ma filleule pour respecter la volonté des parents.

C’est un billet miroir avec le blog de ma compagne. Je lierai son billet (quand elle l’aura écrit) et elle fera pareil avec le mien. Comme ça vous pouvez voir la même journée à travers des yeux différents.

Pourquoi ce parc ?

Dans mon entourage, j’ai l’impression que tous les enfants ont fait Disneyland Paris (ou Eurodisney comme on disait avant). Et, faire ou refaire toujours la même chose, ça ne me tentait pas. En plus, j’ai moi-même refait Disney il y a trois ans pour mes trente ans. Lisbeth, n’en parlons pas et Clémence et Florence sans doute au moins deux fois chacune.

En Belgique, à partir de Tournai, nous avons Bellewaerde et Plopsaland qui sont dédiés aux plus petits et à distance très raisonnable. Walibi cible un peu plus les adolescents. Mais, tous ces parcs, elles les ont déjà faits plus d’une fois.

Et puis, on m’a parlé d’un parc qui ressemblait à Disney, qui était féérique et qui devrait plaire à ma fille et à ma filleule (les deux ayant leurs anniversaires à des dates proches …): Efteling. Quelques mois après, on y est allé. Et en voici le compte-rendu.

Météo …

Oui, le parc n’est pas responsable de la météo mais cela influence fortement, je pense, le plaisir qu’on y prend. Donc, dire la météo qu’il faisait vous permettra de relativiser positivement ou négativement notre expérience. Puis, si vous n’avez pas vécu votre visite pareillement, ce sera peut-être un élément d’explication.

On a eu très peu de soleil mais des températures encore assez clémentes. Côté précipitations, il a pas mal plu, mais sans avoir non plus de trop grosses gouttes ni sans que ce ne soit constant. La mauvaise météo était annoncée. Et au final, elle nous aura été plus bénéfique qu’autre chose : on a réussi à passer entre les gouttes quasiment tout le temps et il y a eu beaucoup moins de monde.

Le plus gros bémol fut pour les photos, on en a pas fait beaucoup et celles que je publie ici vous paraitront ternes. Ne concluez pas trop vite que le parc l’est pour autant.

La préparation

Je n’ai pas accroché avec le site internet d’Efteling. Le plus gros défaut est l’absence d’une carte téléchargeable en format PDF. Il en existe pourtant une en format papier en français à l’entrée du parc.

Néanmoins, on a quand même su vérifier quelles attractions (toutes sauf deux) seraient accessible à ma fille (sept ans et plus d’un mètre vingt). Ma filleule, qui dépasse le mètre quarante pouvait tout faire.

Etape obligatoire de la préparation: télécharger l’application. Non pas qu’elle vous aidera à préparer mais elle vous aidera le jour même et autant économiser la data.

J’avais prévu de faire :

  • le hollandais volant
  • Joris en de draak
  • de vogel rock
  • de droomvlucht
  • symbolica (la nouvelle attraction !)
  • le bois des contes
  • aquaruna

L’arrivée

Ce qui peut étonner, c’est qu’on ne pense jamais à ce parc alors que, pour un belge, il est toujours plus proche de nous que Disney.

Après un trajet sans péage, mais avec des camions qui dépassent en pagaille, de deux heures quart environ nous arrivons sur l’immense parking du parc. L’erreur que nous avons faites est de ne pas avoir noté l’allée. Faites-le si vous y allez car rien ne ressemble plus à une allée de ce parking qu’une autre allée. Et bonjour le temps perdu pour vous y retrouver.

L’entrée est majestueuse, on ne peut pas le nier, mais son esthétique est quand même assez douteuse (faut aimer). Par contre, mais je ne l’ai pas pris en photo, la charpente et le visuel de l’intérieur de l’entrée est magnifique.

Les tickets ont été achetés à l’avance via la centrale d’achat de l’administration fédérale (31,50€ au lieu de 39,50€) et on rentre très vite, pas de file (ce jour là en tout cas ! cf. météo …).

L’entrée du parc en vue partielle, elle est assez majestueuse

Dans le parc

Le parc est propre et très vert. Par rapport à Disney, la grosse différence constatée était dans la fréquentation. Là où Disney était vraiment bondé la fois où j’y avais été, ici, on ne remarquait pas une grosse affluence, ce qui était agréable.

Par contre, là où Disney gagne des points, c’est pour le côté féérique. Efteling est sans doute plus un monde de lutins que de princesses. C’est beau aussi mais très différent et moins « émouvant ». D’une certaine manière, c’est logique. Le parc néerlandais ne pourra jamais rivaliser avec toutes les émotions et les liens que Disney a créé avec nous durant toute notre jeunesse (la nôtre et celle de nos enfants).

 

Ça n’a pas empêché les filles d’adorer leur séjour

Les attractions

Celle qu’on a le plus adoré: Joris et le dragon. C’est une montagne russe en bois du style Loup Garou à Walibi. Comme différence, il y a deux trains qui partent en même temps sur des voies parallèles avec un parcours légèrement différent; devant ou derrière le dragon (qu’on ne voit quasiment pas, vu la vitesse, il aurait pu être mieux exploité).

A chaque tour, il y a un gagnant. Nous, on a gagné deux fois avec les bleus et une fois avec les rouges et perdu une fois avec les rouges. A savoir qu’il y a quatre trains en tout (deux pour chaque couleur) et que c’est toujours les deux même trains qui gagnent. On a donc une chance sur deux de gagner et même toutes les chances si on attend le bon train pour monter. Un peu de hasard pourrait pimenter les choses un peu plus.

Le parcours rouge est un peu plus claustrophobe à mon avis (le « plafond » parait plus bas quand on passe en dessous d’autres rails et ces passages paraissent plus nombreux) mais sinon, pas beaucoup de différences. C’est une montagne russe très rapide, très bruyante et … très agréable. Y compris pour les enfants (je pense que c’est l’attraction qu’ils ont préféré).

Comment a-t-on pu la faire quatre fois ? C’est simple, au matin, on a eu vingt minutes de file. Et l’après midi … cinq minutes seulement !! En fait, juste le temps nécessaire pour marcher jusqu’au train ! Je pense que ça ne s’explique pas que par la météo. Comme il y a deux trains qui partent simultanément, la file est forcément raccourcie de moitié par rapport à son équivalent à Walibi.

Au passage, c’est là que l’application montre tout son intérêt ! L’estimation du temps de file est vraiment très précise et on a pu faire quasiment tout le programme désiré grâce à elle, en faisant les meilleurs choix au sortir de chaque attraction.

Ensuite, je voudrais continuer par l’attraction qui m’a le plus déçu: Symbolica. Attention, ne nous méprenons pas ! C’est une belle attraction ! Mais ils ont créé tellement d’attente autour d’elle que, forcément, on est déçu. Et puis, c’est la seule attraction pour laquelle on a eu une longue attente et il pleuvait durant l’attente (une heure). Au final, cela semble être une attraction comme Ratatouile en moins bien. Techniquement, c’est très très bien fait. Et pas mal du tout. Mais, ni peur ni vraiment d’émotions pour moi.

le chateau Symbolica un jour nuageux et pluvieux, photo mal cadrée au départ

L’attraction par laquelle on a commencé la journée : de vogel rock. L’attraction n’est pas mauvaise (temps de fil nul, à nouveau) mais il faut aimer les attractions dans le noir et moi ce n’est pas du tout ma tasse de thé. La montagne russe n’est pas totalement plongée dans le noir: il y a des lumières pour donner l’impression qu’on plonge dans des animaux, notamment. Mais Florence a été très effrayée et est sortie en pleurs. Chaude ambiance pour commencer !

Une attraction qui a fait peur à Flo dans la salle d’attente : le hollandais volant. C’est une attraction à l’ambiance hantée. Très très bien faites. Je pense que c’est celle qui allie le mieux la réussite technique et les émotions. Même si je préfère Joris et le dragon pour la vitesse et le bruit du bois qui craque (un trip tout personnel, surement).

Ma fille a eu peur dans la maison d’attente et dans la partie intérieure de l’attraction et a aimé malgré tout du fait de la partie extérieure. On ne l’a pas recommencée mais c’était une chouette attraction. Elle est aquatique parce qu’il y a un bon dans l’eau tout à la fin. Mais ce n’est pas un bon qui mouille vraiment. Aucune peur à avoir de ce point de vue là, on est juste un peu éclaboussés.

Après les attractions à sensation et Symbolica, voici venir Droomvlucht ! Alors là, on est vraiment dans une attraction surtout pour les enfants ! C’est un passage dans le monde des lutins et des fées à travers divers petits mondes reconstitués. Les enfants ont aimé ! C’est bien fait. Et c’est à faire.

Je ne parlerai pas du petit train à vapeur bien sympathique mais que je ne considère pas comme une attraction à part entière.

Même si ma fille est particulièrement bon public … 😀

En résumé, on a fait toutes les attractions qu’on voulait sauf le bois des contes par manque de temps et le spectacle Aquaruna parce qu’il était donné trop tard. Vu l’âge des enfants, la distance, l’horeca (j’en parle après) et l’envie d’économiser une ou deux chambres d’hôtels, on a préféré partir relativement tôt (17H). Je ne le regrette pas: on a bien profité quand même.

A refaire, si l’attente est aussi longue pour Symbolica, je ne le referais pas. Et je ne pense pas que je referais Vogel Rock si il y a une attente longue. A la place, je ferais le bois des contes qui a l’air vraiment intéressant.

Si on avait l’occasion de rester plus longtemps (hôtel ou moins de problèmes de nourriture), je verrais évidemment le spectacle Aquaruna et je garderais du temps pour que ceux qui le veulent puissent faire le Baron et le Python (les deux à sensation les plus forte). Si le Python est somme toute assez banal, le Baron est très impressionnant et donne vraiment envie !! Vous plongez en ligne droite verticale jusque dans un tunnel dans le sol après être resté calé quelques secondes en hauteur et vous ressortez en faisant quelques loopings. Elle a l’air particulièrement efficace.

Un dernier mot, sur les attractions, on était quatre. Et comme dans tous les parcs, il valait mieux, effectivement, être un nombre pair pour pouvoir être à quatre ou par deux sur chaque attraction.

elles en garderont un bon souvenir, malgré la pluie

Horeca, toilettes, propreté, langues parlées

Hygiène

La propreté du parc est exemplaire. Les toilettes également, avec notamment des chasses et des robinets automatiques. Pour l’hygiène, c’était assez parfait.

Langues

On a su se faire comprendre mais je me débrouille en néerlandais. Une vendeuse ne parlait pas du tout français mais je pense que le public francophone doit être assez rare. Cela dit, je n’ai pas trop de remarques à ce niveau là. Plans et consignes disponibles en français, application également. On s’en est tiré. Ça pourrait être mieux (menus dans les restaurants) mais c’est déjà bien suffisant.

Horeca

On a bien mangé et il y a un grand choix. Par contre, comme je l’ai déjà dit ailleurs sur le blog, ma fille est intolérante au lactose. Et ma filleule a en plus l’intolérance au gluten et aux œufs.

Et là, comme toujours dans les parcs d’attraction, impossible de bien préparer le séjour !! Rien n’est disponible sur le site internet ! Ni menus, ni surtout liste d’allergènes !!

Et, sur place, j’ai demandé une liste papiers des allergènes et elle n’était pas disponible. Donc obligé de demander aux vendeurs qui n’étaient pas vraiment formés à lire les listes des ingrédients. Au final, toutefois, ils ont quand même géré de la meilleure des manières en me donnant le paquet de surgelés et en me permettant de vérifier moi-même. La vendeuse ne parlant pas français, ça compliquait en plus la situation.

Mais, quand même, ce que j’aimerais qu’on pense un peu plus aux familles qui ont ce genre de difficultés. On aimerait pouvoir faire des choix éclairés et se dire, en toute confiance, on va acheter à manger sur place ! Mais là, on est obligés de prendre un pic-nic qu’on complète avec des frites dont on a quand même du vérifier la composition (vous seriez étonnés …).

En quoi publier sur internet la liste des allergènes pour chaque menu est-il compliqué ? En rien ! Voilà, je clôture ce coup de gueule là. En espérant qu’il soit lu et compris par des gens du parc. Mais j’ai déjà fais ce genre de remarques à d’autres services clients de parcs sans jamais aucun résultat.

Conclusion

A proximité de la Belgique, Efteling est un maitre choix. Disney est certes plus beau et plus prestigieux mais, au final, peut-être à cause de la pluie, on a vraiment bien profité de la journée. Bien plus qu’on ne l’aurait fait à Disney où on aurait fait bien plus de files et où l’hôtel est, en plus, quasi obligatoire vu le temps de déplacement. Le rapport qualité-déplacement-amusement-prix me semble plutôt en faveur d’Efteling. En tout cas, ça vaut le coup de tenter l’expérience surtout que beaucoup d’entre nous n’y sommes jamais allé (au moins, ça change de ce qu’on connait déjà).

Je pense le refaire dans deux ou trois ans quand Florence aura l’occasion de faire toutes les attractions.

Sites de coloriages, jeux, bricolages et tutoriels de dessins pour enfants

Comme, j’imagine, 99% des parents, mon enfant me demande régulièrement des dessins à imprimer et à colorier.

Je vais en général sur les premiers sites que Google m’envoie. Mais je ne suis généralement pas satisfait:

  • coloriages flous, pas nets
  • coloriages qui s’impriment sur un quart de la page
  • sites peu pratiques pour imprimer
  • peu de choix
  • une tonne de pubs

Et bien, aujourd’hui, je suis tombé sur un site qui fonctionne nickel et bien plus encore:

  • pubs bien présentes mais relativement discrète (et il faut bien qu’ils vivent)
  • très grand choix
  • très pratique à utiliser et facile à imprimer
  • pas seulement des coloriages mais aussi des origamis, des jeux de réflexion et des tutoriels de dessin

http://www.supercoloring.com/fr

Ce billet n’est pas sponsorisé, c’est juste du partage pour parents. Un billet vite écrit, certes, mais je reviendrai bientôt vers vous (je suis en vacances quelques jours). Je dois mettre à jour le billet sur l’adoption (suite à la lecture du tome 2) et puis je pense faire un billet sur le dernier livre lu même si je n’ai pas grand chose à dire.

CeeBeeBies, « the » chaine pour les tous petits

En Belgique, CeeBeeBies est disponible en Wallonie, de base, chez VOO (malheureusement pas Belgacom). Poste 183 depuis le changement de numérotation, canal qu’elle partage avec la BBC4 le soir.

Quand la petite est née (un peu après, même), on a cherché pour des écoles en immersion et on s’est rendu compte qu’elles étaient déjà toutes pleines (en fait, faut quasiment inscrire avant la naissance, un peu comme pour la crèche) et on a été un peu dégoûtés. Avec le recul, je ne regrette rien, elle est dans une très bonne école (Notre Dame à Namur) où le projet pédagogique nous correspond bien.

Par ailleurs, on avait pas trop pris de décision sur l’accès à la télévision quand elle deviendrait plus grande (il parait que c’est « mal » mais peu s’en passent et je peux le comprendre). Cela dit, on était sur qu’on aimait pas les pubs et qu’on voulait des programmes de qualité (à priori, ça n’augurait que de la possibilité de voir des DVD).

Et un jour, en zappant, on est tombé sur cette chaine (CeeBeeBies). Et depuis, c’est à 90% ce qu’elle regarde à la TV (hors DVD).

Les avantages :

  • pas de pub (jamais !)
  • la qualité BBC (autrement dit: le top)
  • des beaux dessins animés (esthétiques) faits pour son âge et qu’elle apprécie (vraiment !! mais faut dire qu’elle a été habituée depuis toute petite)
  • la barrière de la langue ne pose pas de problèmes … que du contraire ! Elle apprend ! Elle est capable de nous sortir le mot anglais d’un objet ou animal comme si c’était naturel: « frog » pour désigner la grenouille de bain. Elle semble comprendre ce qui est dit. Mais, il faut dire qu’on essaie qu’elle ait au moins chaque matin vingt minutes de CeeBeeBies avant l’école et parfois encore le soir ou le week-end.
  • plus tard, elle aura un accent anglais parfait parce que son oreille n’aura pas éliminé les fréquences de cette langue qui ne sont pas utilisées en français (un des intérêt principaux de faire de l’immersion en maternelle, d’ailleurs)

Alors oui, elle n’a que trois ans mais je suis curieux de voir comment elle se débrouillera quand elle aura son premier cours d’anglais dans une dizaine d’années. Probablement qu’à ce moment là, elle nous remerciera (et son prof avec). Enfin, elle ne se souviendra probablement pas pourquoi mais on s’arrangera pour qu’elle le sache ;-).

D’ailleurs, j’ai oublié de dire le dernier avantage ! A force d’écouter, même sans forcément faire attention, mon oreille s’est également améliorée et je me suis déjà surpris à prononcer mieux des mots anglais. Ca fait effet sans effort et sans même qu’on s’en rende compte ! C’est bon aussi pour nous ! C’est d’ailleurs là que je me souviens de la justesse du conseil d’un professeur d’anglais qui était de mettre la langue qu’on voulait apprendre, au pire, en fond sonore car, disait-elle, même sans écouter vous allez entendre et apprendre. Force est de constater qu’elle n’avait pas tort. Mais faut avoir la patience car ça fait quand même un petit temps qu’on s’est mis à cette chaine TV.

Expérience largement positive en tout cas.

Ma fille en classe verticale de maternelles : premières impressions

[précisions pour les non belges: j’habite la Belgique, l’enseignement maternel représente l’enseignement dispensé aux enfants entre trois et six ans, il y a trois années. Cet enseignement est généralement précédé d’un « accueil » à partir de deux ans et demi, cet accueil étant gratuit, il est majoritairement préféré aux crèches et aux systèmes d’accueil des enfants en bas âge qui eux coûtent assez cher]

Ma fille a maintenant trois ans et trois mois. Elle est rentrée en classe d’accueil à deux ans et demi début janvier 2013 à l’école fondamentale Notre Dame de Namur. Elle y a appris beaucoup de choses et a été très gâtée par Madame Marie-Julie, Madame Véro et les diverses stagiaires qui se sont succédées.  Depuis septembre, elle est rentrée pour de vrai dans le système scolaire, c’est à dire en maternelle avec Madame Françoise.

Quand nous avons cherché une école et pris la décision de l’inscrire à Notre Dame à Namur, la classe verticale (mélange de premières, deuxièmes et troisièmes maternelles) était quelque chose qui nous séduisait quand nous l’avons découverte (nous ne savions même pas que des écoles l’organisait). Mais ce ne fut qu’un point parmi d’autres qui nous a décidé et pas un point déterminant.

Aujourd’hui, ce serait peut-être différent. D’abord parce que nous avons pu en parler plus longuement lors de la rencontre « parents-professeurs » mais aussi parce que nous avons pu entendre un professeur de primaire évoquer les effets positifs et voir notre fille s’épanouir parfaitement dans ce système.

Pour en dire un peu plus, les professeurs font des choses différentes avec chaque classe d’âge. Les enfants de première année sont appelés « Ouistiti », les deuxièmes « Koala » et les troisièmes « Kangourou ». Un enfant qui progresse un peu plus vite pourra apprendre en écoutant ce qui est dit avec les plus âgés. Il y a de l’entraide entre les différents âges : les kangourous accompagnent les ouistitis aux toilettes, les sorties scolaires sont plus faciles à gérer. L’entrée en primaire est facilitée car, dans la cour de récréation, il y a déjà des têtes connues. Les professeurs de primaire qui se plaignaient du manque d’autonomie voient que la situation s’est grandement améliorée.

Je ne sais pas combien d’écoles appliquent ce système mais je suis convaincu qu’il gagnerait à être étendu à de plus nombreuses écoles. Bien sur, tout changement provoque de l’appréhension et de la peur. Mais je n’ai jamais vu une telle unanimité, après coup, dans l’équipe pédagogique pour défendre le système: aucune personne à qui j’en ai parlé ne voudrait, pour rien au monde, revenir en arrière.

Je conclurai par ceci: si vous hésitez à mettre votre enfant dans une école qui applique ce système, n’hésitez plus, votre enfant en sortira gagnant. J’ajoute que l’école de ma fille comprend une population assez mélangée et que pour un enfant dont les parents ne parlent parfois pas la langue du pays (ou imparfaitement), l’apprentissage de l’autonomie est essentiel. Au delà du pédagogique, il y a donc un effet social encore plus appréciable ! 🙂