Merci pour votre soutien: mes résultats

Tout d’abord vous parler des statistiques de ce blog. Un premier petit succès puisque 443 vues ont été enregistrées en un peu moins de deux mois d’existence. Une preuve sans doute de la pertinence de continuer à vous défendre des idées et un programme autrement que par des statuts Twitter et Facebook, forcément toujours trop limités et ne laissant pas assez la place à l’argumentation. C’est probablement la raison qui fait que le travail entamé ici, je le continuerai. Le débat politique ne s’arrête pas aux élections, tout le monde en conviendra.

Ensuite, mon score électoral. S’il n’est pas glorieux, il est au dessus de mes espérances les plus basses (100) ou de ce que j’escomptais pour en être heureux (400).

J’ai obtenu 539 voix. MERCI à tous ceux qui y ont contribué.

Par rapport à une campagne que je regrette n’avoir pas eu le temps de mener plus intensément ou de manière plus visible. Cela reste intéressant. Je ne suis pas non plus le dernier de mon parti. Rapporté aux candidats, pour la plupart expérimentés, qui se battait avec moi pour mon parti à la Province, ce n’est pas beaucoup; si on compare aux scores communaux où à ceux des candidats sur les autres listes, cela reste intéressant et dépasse beaucoup de candidats. Chacun voit midi à sa porte, je savais dés le départ que ce serait difficile en étant pas natif de Namur et donc en ayant peu de famille et d’amis établis de longue date ici. J’espère de toute façon avoir apporté des voix à mon parti, c’est l’essentiel et pour une première on manque de notoriété.

Nous avons deux élus sur la circonscription: Georges Balon Perin et Laurence Lambert. Quatre au total: Etienne Cléda et Eric Van Poelvoorde en plus. Ce seront tous des conseillers provinciaux de qualité et je continuerai de suivre la matière en vous informant de temps en temps via ce blog. On l’apprend aujourd’hui mais la majorité provinciale change (PS-MR devient MR-CDH) et c’est déjà quelque chose de bien (après tant d’années …). Je suivrai cela en espérant que ça ira dans le bon sens.

(c) Myben.be // la route est encore longue, sinueuse et dangereuse pour Ecolo mais le projet vaut la peine que nous nous remettions en question au bénéfice de tous

Serais-je encore candidat ou candidat à la candidature ?

On verra, en tout cas, ce fut très enrichissant de pouvoir participer à une élection en tant que candidat et non pas en tant que simple militant. Une expérience passionnante que je recommande à tous.

Maintenant, je vais laisser ce blog sans mise à jour durant quelques jours. De nombreuses discussions internes vont avoir lieu, qui auront la priorité. Puis je devrai le relooker et le retravailler pour en faire un outil de long terme et plus seulement un site de campagne. Mais je reviendrai très vite, peut-être plus tôt que prévu, pour garder le contact avec  vous. En attendant, n’hésitez pas à suivre ce blog via son flux RSS.

ENCORE MERCI pour toutes les marques de sympathie et à très vite.

Dernier article avant les élections

J’avais encore beaucoup d’articles à écrire sur des sujets mineurs ou plus importants. Et je n’ai pas eu le temps. Et j’ai même été un peu « à la bourre » pour le présent article (je comptais le publier début d’après midi, oups).

Mais je vais quand même vous dire ce que vous avez provisoirement manqué avant de vous donner le programme des prochains jours:

– un conseil provincial de la jeunesse à la Province de Namur (j’ai expérimenté celui du Brabant-Wallon, l’expérience est transposable et améliorable)

– vous parler du projet MyOffice 3.0 mené par mon SPF, ce que j’en pense, y mêler un peu de jour Google ou de mobilité volontaire d’un service à l’autre et se dire que cela pourrait améliorer la vie des fonctionnaires provinciaux et la qualité du service (toujours les deux)

– expliquer ce qu’Ecolo pourrait faire pour les écoles provinciales (pédagogie, participation, autonomie des acteurs) ou pour répondre aux besoins des adultes en reprise d’étude (offre plus grande, e-learning)

– vous parler de l’augmentation de la qualité de l’offre de places en crèches, accueillantes, co-accueillantes pour permettre à chaque parent de travailler sans soucis de garde de ses enfants

– expliquer en quoi le fait de prioriser les aides économiques sur le développement de spin offs pourrait améliorer l’emploi

– parler du projet de cité administrative de l’état ou de nouvelle maison de la culture et les envisager bien plus en partenariat avec la ville ou d’autres administrations

– de la volonté de soutenir l’engagement citoyen à travers des « kots à projets » pour les jeunes qui débutent dans la vie active et veulent se lancer à plusieurs dans des projets au bénéfice de la collectivité et habiter en commun avec d’autres pour payer un logement moins cher à leurs débuts tout en partageant un certain mode de vie

– prévoir un rapport annuel d’activités public réalisé chaque année pour présenter aux citoyens ce qui a été fait par la Province

– last but not least, comment je vois la Province évoluer et pourquoi il faut voter Ecolo demain, mais ça je vais quand même en toucher un petit mot en fin d’article

Je n’ai pas eu le temps de faire tout cela. Mais ce n’est que partie remise.

(c) Jessie Romaneix // pourquoi cette photo ? elle est apparue dans la recherche « bientôt fini » sur Google et est très belle

Demain, vous aurez les résultats via le site officiel de la région wallonne. Sur ce blog, je communiquerai mes résultats personnels, mes analyses et mon bilan de campagne lundi ou mardi. Mais ce ne sera pas le point final. En effet, j’ai décidé de prolonger l’aventure. Les sujets qui ont été loupés pourront donc être publiés quand même car l’envie est toujours là même si la campagne finit demain.

Et donc, comme promis, je finis le présent article par quelques mots qui vous aideront à comprendre pourquoi je pense qu’il faut voter Ecolo à la Province demain. Ces mots sont en fait de Georges Balon Perin mais je les partage:

Nous sommes beaucoup interrogé sur le pourquoi de se présenter à la Province et en même temps de vouloir la supprimer ….réponse très simple :
tant qu’elle existe, autant la gérer convenablement càd de manière transparente (il y a un semblant de démocratie …on vote mais personne ne connait les enjeux ou ce qu’il s’y passe) et en mettant fin aux nombreux gaspillages : il y a encore énormément de dépenses de prestiges à la discrétion de l’exécutif ou de clientélisme : ce niveau de pouvoir est bcp moins encadré que la RW ou les communes. La gestion est vraiment ‘ »surannée »
si on veut y mettre fin de manière intelligente (cad avec une transition respectueuse des gens et garantir une continuité des services) mieux vaut être à l’intérieur du système

Voter Ecolo, ça ne veut donc pas dire stopper tous les services. Ca ne veut pas dire licencier tout le personnel. Ca veut dire, petit à petit, organiser le transfert des compétences à l’endroit où elles seront le mieux gérées. Ca veut dire respecter le personnel également. Car des besoins publics à satisfaire, il y en a. On aura toujours besoin de ces agents et de profiter de leur expérience. Si la Province doit s’éteindre dans vingt ans, c’est aussi en commençant aujourd’hui qu’on évitera la casse sociale. Une réforme de l’état produira des conséquences négatives pour la Wallonie. Cette réforme aura des conséquences négatives pour les Provinces (elle provoquera sans doute même leur disparition pour des raisons de coûts). Seules les Provinces qui auront prévu cette échéances avec l’aide d’Ecolo pourront éviter la casse sociale.

Enfin, voter pour Ecolo, c’est tout simplement voter pour une bonne gestion, une gestion participative, intelligente qui tienne compte du 21ème siècle. Et qui prévoie les enjeux du futur et les anticipe. Pour créer de l’emploi non délocalisable et investir dans les secteurs verts notamment.

Pour terminer: demain, allez voter. Votez pour qui vous voulez mais votez pour ceux en qui vous avez confiance. J’espère que vous ne serez pas déçus. Bon dimanche.

Boites aux lettres

Un des aspects intéressants de la campagne (je trouve) est le fait de devoir jouer au facteur dans quelques rues de son quartier qu’on se répartit entre militants.

Pour cette campagne-ci, c’est maintenant terminé pour moi et mes « collègues » militants. Tout le quartier a été tracté. Et je dois reconnaitre que les boites aux lettres problématiques pour les facteurs sont finalement plutôt rare, et tant mieux !

Bon courage à tous ceux, tous partis confondus, qui ont encore du travail de ce point de vue là. Quoi qu’on puisse en penser, je trouve que la diffusion toutes boites est encore le moyen le moins intrusif de contacter les électeurs.

Google Reader

[edit du 06/04/2013: Google va fermer son service Reader d’ici à juillet. Pour le moment, j’utilise Netvibes.com en mode lecteur et c’est à peu près la même chose que Google Reader. Je vous le recommande.]

Par moment, dans mes brèves, je publierai quelques petits articles de « vulgarisation informatique » en vous refilant quelques petits « trucs » pour mieux s’en sortir sur le web.

Celui d’aujourd’hui concernera Google Reader. Pour l’utiliser, il faut, sans surprise, disposer d’un compte Google mais je pense que cela devient de plus en plus le cas de la majorité d’entre nous.

(c) indiekid

A quoi sert cet outil ? A faire de la « veille » sur les sites internet et blogs dont vous voulez être tenus au courant de chaque nouvelle parution. Pour expliquer comment cela fonctionne, certains sites internet (une majorité) offrent des « flux RSS », un fichier qui contient tous les articles publiés. Et quand un logiciel ou un service web s’abonne à ce « flux RSS », il est prévenu DIRECTEMENT quand un nouvel article est publié. L’énorme avantage est de ne plus devoir se connecter à dix sites internet tous les jours (dont certains ne publient parfois qu’un article par an … mais que vous ne voulez pas rater). Un seul site suffit: Google Reader.

Je ne vais pas vous expliquer à la marche à suivre de A à Z mais vous indiquer une possibilité pour s’abonner à un flux (il en existe d’autres). Si vous êtes curieux, vous apprendrez de vous-même à l’utiliser de mieux en mieux.

La première chose à faire est de chercher le flux RSS. Ils sont souvent indiqués par des icônes ressemblant à celles publiées un peu au dessus. Sur le présent blog, il n’y a pas d’icône mais un lien qui se trouve dans la colonne de droite juste en dessous de « suivre par RSS ». Il faut faire un clic droit sur le lien et le copier. Puis aller dans google reader et cliquer sur « s’abonner » en haut à gauche. Puis coller le lien dans le champs qui s’ouvre et cliquer sur « ajouter » juste en dessous.

De cette manière, vous avez ajouté votre premier site internet à votre Google Reader. La démarche est un peu similaire pour tous les sites internet (ils ne possèdent pas forcément tous un flux rss mais c’est souvent le cas).

Google Reader me permet d’être tenu informé tous les soirs quand je m’y connecte d’actualités diverses et variées sans devoir me fatiguer. Ainsi, je rate plus difficilement une information intéressante.

Si vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas à utiliser les commentaires.

Défendre des projets ou attaquer des partis ?

Le niveau du débat politique ne s’élève jamais quand, au lieu de défendre un projet, on attaque des personnes ou des partis. Surtout quand on évite d’utiliser des arguments. Le MR à Namur n’aime pas fort Ecolo, on finit par le comprendre des communications d’une partie de ses membres au fur et à mesure du temps.

Ainsi, dernier fait en date, et j’en parle car il s’agit d’un fait provincial, un député permanent s’exprime sur l’interview du Ministre Nollet dans La Libre. Il le fait via une photo de l’article (visible ici). En fait, non, pas de l’article mais plutôt d’une de ses petites phrases mises en avant par les journalistes ou la rédaction en chef et qui visent souvent à ressortir une information du contexte pour attirer le regard.

Que la photo contienne la partie de texte complète et contextualisée, c’eut été sans doute trop demander. Reproduisons ici ce qui est donc mis en avant: « On peut vivre sans les provinces, mais il faut de la supracommunalité pour aider davantage les communes. »

Nous continuons en reproduisant le commentaire du Député permanent:

« Selon Jm Nollet (LLB-3/9/12), « on peut vivre sans les provinces mais il faut les remplacer par autre chose ».
Selon moi, on peut vivre sans les ECOLOs car nous menons très bien des politiques environnementales et de développement durable… »

Le commentaire, dont la subtilité saute aux yeux (le lecteur ne se sent pas du tout pris pour un con) est une sorte de téléphone arabe de l’écrit. En une seule retranscription, le message s’est déjà retrouvé déformé. En effet, supracommunalité est devenu « remplacer par autre chose ». Reconnaissons que ça ne veut pas dire la même chose. D’un coté on prétend vouloir continuer à soutenir les communes (ce qui n’est pas l’unique fonction des provinces)  et de l’autre ça devient, on supprime les provinces mais on « remplace par autre chose » (supposément pour reprendre toutes les fonctions actuelles).

Rappelons que derrière l’idée de la suppression des provinces, il y a d’abord en premier lieu celui d’une meilleure gestion des deniers publics, moins de doublons, plus de démocratie, une couche institutionnelle en moins. Si on supprime les provinces, on ne supprime pas pour autant les intercommunales (qui font souvent du très bon boulot sur Namur) et on ne virera pas pour autant les fonctionnaires. Mais on fera le changement dans une longue transition avec transferts vers d’autres niveaux de pouvoir, compétence par compétence. Cela aurait d’ailleurs l’intérêt d’offrir plus décentralisation à la Région Wallonne et à la Comunauté française. Et au final, il y aura soit des impôts en moins, soit de l’argent qui pourra être mieux utilisé.

Je passe sur l’attaque Ecolo car ce n’est pas à M. le député permanent de décider si Ecolo doit exister ou non et pourquoi mais tout simplement aux électeurs. Sur le fond de la proposition du Ministre Nollet, je ne la connais pas, l’article n’est pas disponible en ligne en intégralité et date déjà d’hier.

La coalition actuelle MR – PS est en place, sans discontinuer, depuis octobre 1985 (j’avais même pas un an !). Je sais pas pour vous, mais moi je trouve qu’un peu de changement ne peut pas faire de tort. Et nous, c’est sans exclusive encore bien (on peut travailler avec tout le monde, c’est le programme qui compte) car si Ecolo se présente aux élections provinciales, c’est bien pour être candidat à sa (bonne) gestion, pas pour rester au balcon.

Quand à l’avenir des provinces, leur disparition ou évolution, aussi bizarre que cela puisse paraitre, c’est en réalité un enjeu d’abord régional car c’est là que ça se décide. On peut en parler durant cette campagne, et je le ferai plus tard, mais ce n’est pas ici que ça se décidera.