Lectures en vrac, juin 2018

Dans l’ordre, les livres suivants sont abordés :

  • Les mythes de la seconde guerre mondiale
  • Il faut que je vous parle
  • Le guide du mauvais père, tome 4
  • Le bûcher des sexes
  • Malgré le doute, comment est morte Véronique Pirotton
  • L’Amour en plus compliqué
  • Economix
  • 59 secondes pour prendre les bonnes décisions

« Les mythes de la seconde guerre mondiale » (tomes 1 et 2) sous la direction de Jean Lopez et Olivier Wieviorka

J’ai reçu le tome 2 pour Noël et je l’ai dévoré dès que j’ai trouvé du temps. Aussitôt lu, il me fallait le tome 1. Dévoré également très rapidement.

Les amateurs du magazine « Sciences et Vie Guerres et Histoire » y trouveront assurément leur compte. Rigueur, style agréable, sujet d’intérêt sont présents de concert, comme d’habitude avec ces auteurs là. Mais surtout, on apprend énormément de choses.

Quoi de mieux d’ailleurs, finalement, que de voir la seconde guerre mondiale à travers ses mythes erronés. En effet, ceux-ci en disent très long sur l’histoire elle-même. Et le temps qui s’est écoulé semble maintenant suffisamment étendu pour nous permettre de soulever le voile de l’erreur.

Je préviens les amateurs et les passionnés qu’une fois qu’ils auront commencé à lire, ils ne pourront plus s’arrêter. C’est toujours pondéré mais il faut avoir l’esprit ouvert car certains devront sans doute remettre en question ce à quoi ils croyaient, parfois depuis fort longtemps. Et ce n’est pas forcément toujours chose facile. Surtout que ce qu’ils apprendront ne sera pas non plus toujours partageable en société, précisément parce que les mythes dénoncés ici sont parfois extrêmement bien ancrés dans celle-ci.

Les experts qui écrivent ici le font avec énormément de pédagogie et ils ont le souci d’être lus et compris. Cette préoccupation n’enlève rien à la crédibilité de leur travail. Les sources sont sérieuses et disponibles en fin de chaque chapitre.

Bref, je recommande absolument à tous les amateurs intéressés par la seconde guerre mondiale. Si vous connaissez quelqu’un dans ce cas, vous avez déjà l’idée de son prochain cadeau de Noël / anniversaire. C’est un « must have » pour tout amateur du genre.

« Il faut que je vous parle » de Blanche Gardin

Avec Shirley Souagnon, Blanche Gardin est  une de mes deux humoristes préférées du moment.

Ce livre est la retranscription de son tout premier spectacle.

Je n’ai pas de mots pour dire combien j’aime son humour. Je pense que d’une certaine manière, je me reconnais un peu en elle, dans ce qu’elle raconte. Je ne sais pas ce qui se passe exactement avec elle mais elle me fascine, elle a un vrai charisme. Je l’adore et c’est un faible mot.

Quoi dire d’autre sinon que de vous laisser un bout de spectacle (joué ici à Montreux) pour que vous puissiez vous rendre compte par vous-même si vous allez aimer ou non :

J’espère que son deuxième spectacle paraitra également en livre et je l’achèterai alors immédiatement.

 « Le Guide du Mauvais Père » de Guy Delisle

C’est déjà le tome 4 et il a mis du temps à arriver. Pour dire vrai, je pensais qu’il n’y en aurait plus.

J’aime beaucoup Guy Delisles. J’ai acheté tous ses carnets de voyage, les quatre guides du mauvais père et « s’enfuir » l’histoire d’un humanitaire pris en otage.

J’aime bien son humour un peu spécial et son imperfection assumée qu’on retrouve dans les « guides du mauvais père ».

Avec les carnets de voyage, je visite d’autres pays et cela avec un point de vue original. Mais, avec les guides du mauvais père, c’est toujours un rire un peu plus personnel qui nous frappe, comme si on se moquait d’une caricature de nous-même.

Par contre, ça se lit vite, forcément, car il n’y a pas des masses de dialogue et le format est petit. Ce n’est pas un problème pour moi mais certains trouveront peut-être cela dérangeant.

Pour en savoir plus sur cet univers là, rendez vous sur le site de l’auteur, rubrique « guide du mauvais père« .

« Le bûcher des sexes » par Brigitte Lahaie

Je dois avouer que je ne connaissais pas bien Brigitte Lahaie avant d’ouvrir ce bouquin. Bien sur, je n’ignorais pas qu’elle avait été actrice pour adulte (sans, je pense, jamais avoir admiré aucune de ses prestations, c’était il y a bien trop longtemps) ou qu’elle avait animé une émission sur une chaine télévisée du genre.

Mais je ne savais rien d’elle.

Or, en lisant cet essai, on se rend compte qu’elle est très cultivée et qu’elle en sait très long sur la situation des femmes françaises. Cela parce qu’elle anime une émission radio mais également parce qu’elle lit, se renseigne et semble avoir de nombreuses relations expertes avec qui elle a discuté.

Pour ce genre de sujets, je ne peux pas vraiment donner de conseils. En fait, on aime ou on aime pas suivant qu’on se reconnaisse ou non dans ce qui est dit. C’est le genre de sujets pour lesquels on est, malheureusement !!, rarement ouvert à une pensée contradictoire voir à la discussion tout court.

Brigitte Lahaie, c’est une pensée qui doute, qui s’interroge et qui ne cherche pas la radicalité facile, le simplisme ou l’opposition entre les sexes. Je m’y retrouve sans problème. Mais je pense que ce ne sera pas le cas de tout le monde, vous être prévenus.

Dans le même genre, j’avais beaucoup aimé lire « Fausse route » d’Elisabeth Badinter. Les deux ouvrages ont chacun leur place dans ma bibliothèque et ne la quitteront pas.

« Malgré le doute » de Vincent Demonty

C’est sans doute l’oeuvre pour laquelle je me montre le plus mitigé.

La mort de Véronique Pirotton est un drame qui m’a fort marqué. Logiquement, j’avais suivi de près le procès grâce aux retranscriptions précises des médias et j’avais même écrit, avant celui-ci, un article à portée plus générale.

Une femme qui décède dans des circonstances pour le moins suspectes. Un présumé coupable qui nie de toutes ses forces. Une société fortement polarisée. Une victime qui elle-même avait vécu une vie par moment douloureuse mais qui se battait pour son fils. Et qui fut pourtant trainée dans la boue à l’occasion de « son » procès.

La première partie offre une parole à la soeur de Véronique. Une parole intéressante ; on a pas assez entendu les victimes dans cette histoire. En la lisant, on se rappelle que ce procès (que j’ai suivi tous les jours via le compte rendu intégral de la RTBF qu’on pouvait consulter chaque soir) a donné un verdict. Mais que ce verdict aurait pu être bien différent, avec les mêmes preuves, les mêmes faits, mais une enquête plus professionnelle ou un avocat de la défense moins talentueux. Voir avec des questions différentes posées au jury.

Les parties civiles n’ont pas reçu réponse à toutes les questions qu’elles se posaient. Le suicide est exclu. Le meurtre et/ou l’assassinat n’ont pu être prouvés à suffisance. La thèse de l’accident sera donc privilégiée par ceux qui ne veulent imaginer qu’un parlementaire, une personne censée être parmi nos élites nationales, ne puisse être à l’origine d’un tel acte. Par défaut, c’est bien ce que semble avoir retenu le jury et qui ne satisfait pas, on peut les comprendre, les parties civiles. On voit bien pourquoi : la stratégie défensive, pour réussir, s’est muée en stratégie d’accusation de la seule personne qui n’était plus en état de se défendre.

Dans cette première partie, donc, intéressante, on a ce point de vue développé par Nadine Pirotton. Je ne peux m’empêcher de me dire que j’aurais aimé que ce soit plus long, il y aurait eu, je pense, plus encore à dire sur le procès, les plaidoiries et les ressentiments personnels sur ce qui s’est passé avant et pendant le drame. Il y eu donc un peu de déception de ma part avant d’entamer la deuxième partie.

Cette deuxième partie fut vraiment intéressante et relativement bien écrite. Elle fut ce qu’elle devait être : émouvante et éclairante sur la personnalité de la disparue.

Par contre, et là je blâme particulièrement l’éditeur, c’est très mal découpé et structuré. On dirait que les séparations de chapitres, d’instants, de lieux ont disparu. Et ça peut vraiment, par moment, rendre la lecture difficile ou agaçante. Si le livre devait être réédité, j’apprécierais qu’on insère un vrai chapitrage dans cette partie finale. Cette partie étant moins destinée à comprendre qu’à faire connaissance avec l’intimité de V.P., je ne rajouterais pas forcément grand chose sur le fond, malgré les ellipses, par contre.

Alors voilà, j’ai apprécié la lecture et je l’ai trouvé utile et intéressante. Je la recommande parce qu’il n’y a rien de mieux. Mais j’ai quand même une impression de gâchis en ce sens qu’il y avait surement moyen de faire mieux avec un peu plus de travail de réécriture.

L’amour, en plus compliqué de Jim

C’est un livre de nouvelles, plusieurs dizaines au total, parlant d’amour. Mais pas d’une façon romantique idéalisée. Non, d’une façon réaliste, qui fait sourire, qui permet de s’identifier. C’est là toute la douceur de l’Amour, elle est présente derrière chacune de nos imperfections. Mais qu’on ne s’y trompe pas, le livre n’est pas noir pour autant. Non, l’humour est présent à chaque histoire. Ça fait mouche dans une délicate alchimie très bien maitrisée.

Je ne dis pas que chacune de ces histoires fera forcément « tilt » chez vous. Mais, la lecture sera agréable, divertissante et il y aura des coups de cœur, c’est une certitude.

Si vous avez découvert JIM par la BD, alors vous ne devriez pas être déçu. Toutes les nouvelles proposées auraient pu être présentées dans un format plus graphique, mais alors on aurait moins profité de sa plume. Il est doué et je n’ai pas été déçu par ce changement de format par rapport à son habitude.

Je vous laisse avec une petite nouvelle. Elle n’est pas représentative, parce que chaque nouvelle est différente mais elle vous donnera peut-être envie de découvrir les autres et c’est là l’essentiel :

Economix, la première histoire de l’économie en BD par Michael Goodwin et Dan Burr

Vous avez détesté vos cours d’économie ? Ce livre vous plaira. Didactique, pédagogique, se voulant relativement neutre mais surtout, surtout, réaliste.

Finie la théorie abstraite sans aucun fondement concret sur le terrain.

Ici, on parle de ce qui se passe vraiment. Pas des mythes.

Le plus gros défaut est que le livre est américain et développe donc des références américaines. Mais son message est transposable dans tous les pays.

La plus grosse qualité est un travail de documentation intense. Les auteurs sont partis de tous les plus grands auteurs, ce qu’ils ont vraiment écrit et en font la critique toujours pertinente.

On ne vivra pas mieux après l’avoir lu, mais on en sort mieux informé. Et cette meilleure connaissance du monde fait aussi de nous de meilleurs citoyens.

59 secondes pour prendre les bonnes décisions de Richard Wiseman

Ce livre est de l’excellent Richard Wiseman.

Ici, pas de « développement personnel » nous promettant de devenir riche et célèbre rapidement par l’application de quelques règles de soit-disant bon sens. Pas de langue de bois endormante et de séminaire très coûteux indispensable non plus.

Non, tout ce que vous aurez, c’est une excellente vulgarisation scientifique. Ce qui a été testé en expériences de psychologie sociale et qui marche. Je recommande fortement. En plus, c’est agréable à lire.

Je vous envoie vers deux critiques lues sur d’autres blogs qui disent déjà tout ce qu’il faut dire :

J’ai déjà parlé sur ce blog d’un autre livre du même auteur, le Traité de Bizarrologie. Il est tout aussi excellent, si pas plus. Courrez le lire également et, dans mes souvenirs, il existe aussi en livre de poche, ce qui est plus démocratique.

Conclusion : neuf livres à découvrir

Vu les thèmes très variés, il devrait au moins y en avoir un qui vous plaise parmi eux.

Le format « en vrac » me semble intéressant car il permet de parler de livres pour lesquels je n’ai pas assez de matière ou de temps pour faire un article complet. Je continuerai donc dans cette voie dans le futur.

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L’Odyssée d’un marin belge par le Commodore e.r. Daniel Geluyckens

En souvenir de Daniel Geluyckens

L’auteur du livre est décédé il y a deux ans (en 2016). Le Roi était représenté à son enterrement.

Sur le lien ci-dessus, vous trouverez des photos et un petit texte d’hommage qui finit par les mots suivants :

« Un grand marin et un homme de cœur nous a quitté. Bon vent amiral ! »

Editions de la Dyle / trouver le livre

Les Editions de la Dyle ont disparu depuis 2007.

Mon beau-père l’a trouvé, avec difficulté et chance, sur un site de vente de livres d’occasion. Il est évident qu’il ne sera plus réimprimé et donc restera très difficile à trouver.

J’aimerais pouvoir le rendre disponible plus largement (scan, retranscription) mais ça demanderait du temps que je n’ai pas pour le moment. Si ça  vous intéresse, toutefois, merci de me le faire savoir par e-mail. Ou si vous voulez vous y opposer (famille de l’auteur), faites le moi savoir également.

Un témoignage instructif et intéressant

J’adore lire des biographies ou les témoignages des gens de terrain. En matière de guerre, ce n’est évidemment pas suffisant et la remise en contexte ou la globalisation est indispensable. Mais, dans le cas présent, cela nous permet de nous plonger dans le parcours d’un de nos marins les plus illustres pendant toute la seconde guerre mondiale. Ce témoignage est, à ce titre, précieux et passionnant.

C’est mon beau père qui, après l’avoir lu, me l’a prêté (je l’en remercie).

Ce qu’on vécu nos marins dans le Mercator durant les premiers mois de la guerre fut terrible. Pas tant à cause de « combats » (inexistants) ou des dangers de la guerre mais plus à cause du dénuement et du quasi abandon de nos matelots durant cette première période.

Ensuite, ils se virent offrir l’occasion de servir dans la Navy. C’est un motif de fierté car un petit nombre le fit avec beaucoup de courage et de bravoure. D’un autre côté, même si les autres ne le firent pas, ils continuèrent leur engagement d’une autre manière qui ne fut pas moins utile pour autant. Je ne crache sur personne.

Les soldats, dont l’auteur, qui continuèrent purent oublier la mauvaise période du manque de nourriture, eau et celle des cafards du Mercator pour entrer à l’école de la Navy. Daniel Guluyckens en sortit premier de sa promotion ! Et il raconte comment les belges qui servaient là bas étaient appréciés, non seulement des militaires mais également de toute la population.

Dans les services qu’il accomplit, il y a la protection des navires marchand. Les U-Boot attaquaient en meute rendant ce travail d’escorte essentiel mais aussi terriblement dangereux.

Il y eu aussi l’aide au débarquement en Italie, des missions dangereuses en Méditerranée.

Et, enfin, le travail autour du débarquement le jour J. Même si on sait que les alliés avaient la maitrise et que le débarquement fut très largement une très grande réussite, on ne peut s’empêcher de frissonner par le témoignage d’un homme et de ses frayeurs. L’action des allemands et de leurs armes miracles donna parfois l’impression qu’ils pouvaient changer la donne de la guerre. Ce ne fut jamais le cas, mais pour un soldat au plus proche du feu, il est évident que cela avait de quoi effrayer. Surtout quand les épisodes qu’il décrit montre qu’il a vraiment échappé tant de fois à la mort.

Quand on se dit que la guerre, pour lui, a duré durant cinq ans ; cinq ans dans la peur, l’action, le feu, etc ! Même si ce ne fut pas permanent, on ne peut que saluer le courage. Réussir à demeurer sain d’esprit après de telles épreuves ! On doit être fier d’eux. Je trouve qu’on ne fait pas assez attention aux anciens combattants. Une vraie journée nationale qui serait fêtée comme telle chaque année ferait du bien.

Ma seule critique à formuler après lecture, ce n’est pas sur ce qui est écrit, c’est sur ce qui ne l’est pas. Car à lire la biographie de l’homme, il a eu des tas d’autres aventures passionnantes après la deuxième guerre mondiale. Il m’aurait plu de les connaitre aussi. Dommage, il est décédé et ces vies finiront par s’oublier sans écrits pour les sauvegarder pour les générations futures.

Liste nominative du personnel du Mercator au départ d’Ostende le 21 février 1940

Cette liste reprend le nom de famille, la fonction et ce que les personnes qui étaient dans le Mercator ont décidé de faire au 4 avril 1941 alors que le navire école était encore au Congo après sa double traversée de l’Atlantique.

Je me suis dis qu’elle pourrait peut-être intéresser certains des descendants des personnes concernées même si l’absence du prénom rendra plus difficile le fait de les trouver. Mais étant moi-même en recherche d’informations sur mes descendants, je suis sensible à ces préoccupations.

Numéro Nom Fonction Situation au 04/04/1941
1 Van de Sande, R. Commandant reste A/B Mercator
2 Delforge, J. 1er Officier ff. embarque sur Moanda
3 Ceulemans, H. Lieutenant embarque sur Moanda
4 Waignien, A. Lieutenant embarque sur Moanda
5 Dhondt, G. Officier instructeur embarque sur Moanda
6 Zaslawsky, W. Docteur Congo
7 Buelens, R. Aumônier embarque sur Moanda
8 Goddaert, C. Chef Mécanicien reste a/b Mercator
9 Segers, J. Sec.-Commisaire Congo
10 Toussaint, E. Radiotélégraphiste embarque sur Moanda
11 Goderniaux, B. Elec-Mécanicien embarque sur Moanda
12 Brackx, E. Motoriste embarque sur Moanda
13 Labouverie, C. Ass. Motoriste Forces Brit. Kenya
14 Knors, J. Maitre d’Equipage reste a/b Mercator
15 Berbuto, B. Voilier reste a/b Mercator
16 Ijzerman, J. Charpentier reste a/b Mercator
17 Haas, F. Matelot reste a/b Mercator
18 Swartwager, A. Matelot embarque sur Moanda
19 Coetermans, E. Matelot a/b Roumanie
20 Deswert, M. Matelot aux. Force Publique Congo
21 Van Driessche, G. Matelot aux. Force Publique Congo
22 Droeven, E. Matelot léger Force Publique Congo
23 Gille, G. Matelot léger a/b Roumanie
24 Van Torre, A. Matelot léger a/b Mafuta
25 D’Hainaut, C. Mousse a/b Roumanie
26 Becker, E. Mousse a/b Mafuta
27 Michaux, R. Mousse a/b Roumanie
28 Bulke, G. Mousse a/b Mafuta
29 Mathyssens, A. Steward reste a/b Mercator
30 Thiry, P. Messroom-Steward embarque sur Moanda
31 Devos, F. 1er Cuisinier a/b Elisabethville
32 Blonde, F. 2ème Cuisinier a/b Elisabethville
33 Haveneers, A. Aide-Cuisinier embarque sur Moanda
34 De Coninck, G. Aide-Cuisinier a/b Elisabethville
35 Wydooghe, J. Cadet a/b Mokambo
36 Van Puyvelde, J. Cadet a/b Mokambo
37 Byron, A. Cadet a/b Mokambo
38 De Ryckere, E. Cadet a/b Mokambo
39 Blasin, A. Cadet embarque sur Moanda
40 Creten, R. Cadet embarque sur Moanda
41 de Schutter, L. Cadet embarque sur Moanda
42 Geluyckens, D. Cadet embarque sur Moanda
43 Ghijs, R. Cadet S.V.N. Congo
44 Pesch, J. Cadet embarque sur Moanda
45 Poskin, E. Cadet embarque sur Moanda
46 Reculez, Y. Cadet Adm. Territoire Congo
47 Rodrique, A. Cadet S.V.N. Congo
48 Sarlet, P. Cadet embarque sur Moanda
49 Van Dyck, J. Cadet embarque sur Moanda
50 Van Schoonbeeck, P. Cadet embarque sur Moanda
51 Wagner, R. Cadet a/b Mokambo
52 Vanderween, R. Cadet Force Publique Congo
53 Renard, G. Cadet embarque sur Moanda
54 Zonnekeyn, R. Cadet a/b Elisabethville
55 Grandjean, R. Cadet embarque sur Moanda
56 Barthelemy, R. Cadet Force Publique Congo
57 Cornez, J. Cadet embarque sur Moanda
58 Vervynck, M. Cadet embarque sur Moanda
59 Boué, J-M. Cadet Force Publique Congo
60 Dumortier, A. Cadet embarque sur Moanda
61 Steens, M. Cadet embarque sur Moanda
62 De Keyzer, E. Cadet a/b Moanda
63 Cattoor, A. Cadet S.V.N. Congo
64 Ponsard, H. Elève matelot embarque sur Moanda
65 Van Begin, P. Elève matelot a/b Elisabethville
66 Brouckaert, R. Elève matelot Force Publique Congo
67 Lemoine, F. Elève matelot a/b Roumanie
68 Ladeuze, A. Elève matelot a/b Elisabethville
69 Anciaux, L. Elève motoriste embarque sur Moanda
70 De Roeck, E. Elève motoriste Forces Brit. Kenya
71 Verreth, F. Elève motoriste embarque sur Moanda
72 Budts, P. Elève cuisinier reste a/b Mercator
73 Chaussier, A. Elève cuisinier a/b Elisabethville
74 Verschueren, J. Elève cuisnier reste a/b Mercator

Liste nominative des cadets du navire-école Mercator entrés à la Royal Navy le 1er mai 1941

Dans le même souci que pour le précédent tableau, je recopie les noms.

Numéro Nom et prénom Date de naissance Envoyé au Royal Naval College Dartmouth
1 Steens, Marcel 15/09/1917 non
2 Van Dijck, Julien 29/08/1919 non
3 Poskin, Edouard 9/01/1920 non
4 Blasin, André 17/03/1921 oui
5 Grandjean, René 4/05/1921 non
6 Van Schooneek, Paul 4/05/1921 oui
7 Cornez, Jean 2/06/1921 oui
8 Creten, René 24/09/1921 non
9 de Schutter, Lucien 17/12/1921 non
10 Pesch, Jean 20/12/1921 non
11 Vervynck, Marcel 31/12/1921 non
12 Sarlet, Paul 7/02/1922 non
13 Geluyckens, Daniel 26/10/1922 oui

Bitcoin, une religion et un dogme ?

Le Bitcoin est un sujet qui m’intéresse beaucoup. Je lis beaucoup à son sujet. Et personne n’a jamais réussi à me convaincre que ce système monétaire serait mieux que ce que nous utilisons aujourd’hui. Il fallait toutefois bien que j’en parle sur ce blog un jour. J’ai l’impression qu’il existe une quasi « religion » à son sujet sur le net et cela ne peut pas faire de mal d’avoir un peu de négatif dans le débat.

Mes principaux reproches sont les suivants :

  • aujourd’hui, c’est une monnaie spéculative et quasiment inutilisable pour les achats du quotidien. Une monnaie où il faut attendre potentiellement plusieurs heures pour que la transaction soit confirmée. Avec une volatilité folle qui fait que le cours du Bitcoin évolue entre le moment de la transaction et sa confirmation. INUTILISABLE. Ou, au minimum, un retour en arrière par rapport à l’existant.
  • elle coûte énergétiquement très cher. Et ce coût ne cesse d’augmenter avec le temps. De ce point de vue-là, j’ai lu que le coût d’une transaction pourrait diminuer avec le temps (économies d’échelle) mais entre la théorie et la pratique, je reste dubitatif.
  • sa sécurité ne me parait pas si garantie. Le fait de perdre sa fortune en même temps qu’on perdrait un disque dur en fait quelque chose de pas très rassurant. Et il y a déjà eu des scandales dans le passé. Le fait de se passer de régulation ou de tiers de confiance parait une bonne idée quand on déteste l’état ou qu’on est anarchiste mais il faut encore réussir à faire au moins aussi bien qu’eux et ce n’est pas gagné …
  • elle est basée quasi maladivement, justement, sur une peur de l’Etat mais permet une surveillance sans précédent. La blockchain stocke toutes les transactions, c’est son principe. Donc, si on ne devait utiliser que le Bitcoin, le moindre de nos achats serait stocké et accessible. On est dans un système décentralisé, ou plutôt non dirigé, mais les données, elles, sont centralisées dans un même fichier.

J’ai trouvé un article intéressant résumant ceci (excepté le dernier point).

Et un autre article que j’ai trouvé assez intéressant et pondéré.

Au rayon avantages, je n’en vois pas. Je ne suis pas libertarien, je crois que l’Etat doit garder un contrôle sur la monnaie. Dans le Bitcoin, le contrôle est relégué à un algorithme, ce n’est pas neutre du tout. Mais, qui a le contrôle sur cet algo ? Pas l’état. Donc, le contrôle n’est pas démocratique et n’a aucune garantie de l’être ou le rester.

Cela dit, comme je l’ai écrit en commençant, je garde un intérêt voir une ouverture d’esprit et je continue donc à m’informer.

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Ploum et M. Jamar défendent son bilan énergétique

Je suis donc tombé sur cet article du blogueur Ploum qui m’a paru défendre des raisonnements assez biaisés. Et cela a conduit à me demander si, à défendre cette monnaie de cette manière-là, on était pas entré dans une sorte de religion / dogme où on finit par se sentir obligé de tout justifier quels que soient les arguments en faveur ou en défaveur.

Vous trouverez l’article de Ploum sur le Bitcoin ici.

Ploum et Mathieu Jamar ont décidé de  défendre le Bitcoin sur sa consommation énergétique (il est vrai, un des gros points noirs de la monnaie).

Cette défense ne remet pas en question les chiffres avancés comparant la consommation du Bitcoin à celle de certains pays. Mais elle remet en question le fait que ce soit une catastrophe écologique par les arguments suivants (mon commentaire est mis entre parenthèses à chaque fois) :

  • une production d’électricité peut être propre (là dessus, je suis d’accord avec un bémol : toute énergie, même propre, surtout propre, qui est gaspillée est un souci)
  • on a utilisé une énergie qui n’était pas temporairement utilisée (mais, en vrai, quand on regarde le graphique présenté, cela ne l’était que pour une petite partie de la production, puisqu’on est dans le centre du rond)
  • les surplus doivent être consommés (c’est vrai dans le cas du nucléaire, beaucoup moins dans le cas de l’hydroélectricité où il est plus facile de stocker de l’énergie sous forme cinétique)
  • que si le Bitcoin consomme autant que le Maroc, il a aussi, si on en croit la fourchette la plus haute, le même nombre d’utilisateurs (pour nous dire de ne pas comparer pommes et poires et comparant pourtant également l’incomparable, c’est à dire des citoyens d’un pays et les utilisateurs d’une monnaie virtuelle. Et on admirera au passage que le nombre d’utilisateurs du Bitcoin est évalué avec une marge d’erreur de 20 millions sur 30 millions max, c’est dire comme il semble difficile de maitriser les chiffres !)
  • de manière plus logique (mais seulement en apparence) on nous dit que le Bitcoin consomme à peine plus que la production de pièces et de billets (au monde ? donc, pour maximum 30 millions d’utilisateurs, cela consomme déjà plus que la production de pièces et de billets ?? est-ce vraiment un argument « positif » ?)
  • on continue dans les comparaisons avec celles liées à l’extraction d’or qui est très chère et polluante (mais c’est pour moi hors sujet car vouloir remplacer l’or par le Bitcoin – qui est versatile et abstrait -, c’est ne pas comprendre pourquoi l’or sert de stockage : c’est un métal rare et précieux, concret, qui a des usages commerciaux et techniques et qui est très demandé)
  • un peu de populisme anti-banques pour nous dire que ses employés viennent bosser en voiture ou en jet privé (mais bien sur, le Bitcoin va faire en sorte qu’il n’y aura plus de compte d’épargne rémunéré ou plus de prêt ou de produits d’assurance et d’investissements, … même avec une monnaie en Bitcoin, je ne vois pas comment les banques disparaitraient)
  • Youtube, c’est le mal, ça ne sert qu’à afficher des pubs entre deux vidéos « rigolotes » (is it a joke ? je peux leur envoyer quantité de chaines intéressantes et qui ne font pas que ça ou qui se financent en dehors de la publicité … passons sur le fait que Youtube est un réseau social et que la communication, c’est aussi des choses futiles). Puis nous parler de la consommation des Data Center de Google. (OK, mais les data centers font aussi autre chose que Youtube … et Google est alimenté à 100% par des énergies renouvelables, il y a de la contradiction avec l’argument numéro un)
  • « Avant de critiquer la consommation de Bitcoin, il est donc nécessaire de quantifier à combien nous estimons une consommation “normale” pour un tel système. » (Je suis entièrement d’accord, mais votre article ne le fait au final que très peu, malheureusement ! c’est là dessus qu’il aurait fallu écrire !)
  • Le minage des Bitcoins n’est pas inutile, il assure la sécurité. (certes il est créé dans ce but, donc j’espère bien qu’il le remplit, mais au final, tous ces calculs ne mènent à rien ; et même si on utilisait ces capacités pour résoudre de vrais problèmes, il en résulterait tout de même de gros gaspillages car le même calcul serait fait en parrallèle un nombre important de fois)
  • Le minage permet de garantir la décentralisation du système (mais la décentralisation est-elle un but en soi ? c’est précisément elle qui est à l’origine du gaspillage, cela en vaut-il vraiment la peine ? quel est le rapport avantages / inconvénients de celle-ci ?)
  • Le Bitcoin n’est pas optimisé mais c’est normal, c’est encore « expérimental » (très rassurant, ou pas, mais l’argument peut aussi se retourner contre le Bitcoin, un projet qui dérape autant en phase de test, est bon pour la casse ; c’est justement parce qu’on est en phase de test qu’il faut chercher des solutions ou envisager l’arrêt car ce qui se passe aujourd’hui pourrait l’être d’une manière exponentiellement pire dans le futur)
  • Et là, on arrive à la seule comparaison qui avait un intérêt profond, celle du coût par transaction. Car oui, au final, combien cela coûte en Bitcoin pour faire mes courses durant un mois versus combien ça coûte aujourd’hui pour un consommateur moyen, c’était la seule question pertinente. C’était le seul moment où on pouvait comparer des choses comparables. Mais, vous savez quoi ? Il n’y a pas la réponse. Ou plutôt, on a cette réponse : « Mais les comparaisons coût par transaction sont de toutes façons pour la plupart malhonnêtes car elles ne prennent généralement pas en compte toute l’infrastructure bancaire sur laquelle s’appuient les solutions comme VISA ou MasterCard. » (cela me parait une façon bien maladroite de se défendre, car on est donc pas plus avancé, il n’existerait aucun chiffre utilisable. Ou alors ceux existant ne sont pas favorables et il fallait bien trouver un moyen de les rejeter ?)
  • Pas d’optimisation nécessaire tant qu’on ne connait pas la consommation relative du système dans le futur par rapport à la consommation énergétique totale. (Le problème, c’est que celle-ci est et sera toujours imprévisible, système fermé oblige. Par ailleurs, pas besoin d’attendre puisqu’on saurait déjà faire beaucoup de calculs aujourd’hui, autant y aller.)

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La conclusion est affligeante car la critique du Bitcoin serait surtout motivée par, tenez-vous bien :

  • la volonté de faire vivre les publicitaires qui financent les médias (sensationnalisme)
  • la manipulation de nos émotions par les médias au profit de ceux à qui appartiennent aujourd’hui la monnaie (en gros les Etats)
  • le manque de compétences et de temps des journalistes

Si on est pas dans le complotisme, je me demande bien dans quoi on est.

Utilité de la monnaie

Pourquoi est-il essentiel de regarder le nombre de transactions utiles ? Car, actuellement, le Bitcoin a un usage quasi exclusivement spéculatif. Que donc, même le grand nombre d’utilisateurs n’est pas révélateur. Ces utilisateurs font très peu de transactions « utiles » (achats de biens de consommation) voir très peu tout court (si ce n’est la part la plus spéculative, justement, des utilisateurs).

Finalement, le principe de la blockchain liée au Bitcoin qui est de ne pas faire confiance aux Etats conduit également à ne faire confiance à personne. Or, si on confie notre monnaie aux Etats, c’est parce qu’on sait qu’il faut un organisme qui doive rendre des comptes et qui soit au dessus de la mêlée et proche de l’intérêt public pour superviser le tout. Les banques nationales sont une manière très efficace et efficiente de faire ce contrôle. La blockchain, c’est tout l’inverse sans compter qu’elle nécessite de faire confiance à un algorithme bien plus incompréhensible que le fonctionnement des banques nationales ou à des mineurs sur lesquels nous n’avons aucun contrôle mais dont il n’est pas du tout impossible qu’ils puissent un jour se mettre ensemble pour trafiquer le système.

Pour moi, le Bitcoin prouve par l’absurde, ou par l’expérimentation que des entités de confiance centralisatrices sont bel et bien nécessaires et le seront toujours.

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Finalement, à la fin de l’article, j’ai surtout une double impression. La première, c’est que cette monnaie virtuelle est comme une religion, un dogme incritiquable. Et, dès lors, tous les arguments sont bons. Je pense qu’ils sont de bonne foi mais leurs arguments ne font que très peu mouche.

Effectivement, aujourd’hui, le Bitcoin engendre une énorme consommation d’énergie et cette énergie n’est même pas dépensée pour faciliter des échanges commerciaux. Non, elle l’est surtout dans un but de spéculation. Et ça, pour des gens qui semblent anti banque, c’est paradoxal.

Mais cela me conforte dans l’idée que les banques ne sont pas le problème mais plutôt le manque de leur régulation. Donc, les supprimer pour quelque chose d’encore moins supervisé ne peut certainement pas être la solution.

Et on arrive à la deuxième impression, la peur (et la haine ?) de l’état est tellement forte qu’on en arrive à créer une immense usine à gaz polluante et à tout justifier. Jusqu’à carrément oublier et mettre au second plan que le Bitcoin est surtout un outil de spéculation. Précisément ce qu’on devrait combattre. Et qui devient ingérable dans un système décentralisé. Alors qu’on a trop peu de régulation, cette solution en cryptomonnaie ne fait qu’enfoncer le clou.

Au final, pourquoi abandonner les banques si c’est pour arriver dans un système bien pire encore ?

Voilà sans doute pourquoi je ne serai probablement jamais séduit par ces cryptomonnaies. Je pense que l’Etat a un rôle à jouer dans nos vies. Il ne doit pas tout faire, il ne doit pas tout être, il doit être bien géré, mais il doit être présent comme régulateur, surtout dans des domaines d’importance comme la finance ou la monnaie. Ce qui est incompatible avec l’idéologie fondatrice des cryptomonnaies.

Ni Juge, Ni Soumise, film de Jean Libon et de Yves Hinant

Quel est cet objet ?

Ni film, ni documentaire, mais « simplement » un épisode long de l’ancienne émission télévisée portée au cinéma. « Simplement » ? Ce n’est pas péjoratif car j’adore le format en question. Et il est parfaitement calibré pour suivre une juge d’instruction. La juge en question avait d’ailleurs déjà eu droit à son moment de gloire télévisuelle il y a quelques années dans l’émission.

On a bien un montage et un fil conducteur, mais il n’y a pas de scénario écrit ou de vraie mise en scène. Pas non plus de volonté de nous mener quelque part, ni même celle de prétendre être éducatif. Seulement celle de nous faire partager une longue tranche de vie condensée en 90 minutes.

Je ne dis pas cela pour critiquer car, dans le fond, cela ne m’empêche absolument pas d’apprécier. C’est de la téléréalité dans un sens documentaire et c’est très bien comme ça ! Il y a un montage mais il ne semble pas nous manipuler et il suffit d’en parler avec ceux qui baignent dans le milieu judiciaire pour en avoir confirmation.

A la fin, peut-on prétendre tout connaitre du sujet ? Non. Mais on a entrevu suffisamment pour comprendre le point de vue et la charge / responsabilité d’un juge d’instruction lambda. Et c’est déjà pas mal.

Le film montre l’humain tel qu’il est

Le film m’a vraiment scotché à l’écran et fort ému, j’ai même eu des larmes aux yeux au lancement du générique de fin.

C’est vrai, la salle a rit, surtout au début. Mais je n’y vois pas moquerie, c’est plus la réaction de malaise et de surprise.

Et fait preuve d’une rare transparence

Je n’ai pas rit, parce que rien de tout ce qui s’y passe ne m’a vraiment surpris (j’ai des connaissances qui travaillent là dedans). Mais, pour autant, c’était prenant et passionnant d’entrer vraiment dans le quotidien d’un juge d’instruction et de quelques enquêteurs.

Même si l’on a déjà vu ou entendu des choses, on est plongé dans cette réalité qui dépasse la fiction et qui est un peu « inimaginable ».

Justice et police font partie d’un milieu très clos. Il y a énormément de productions de fictions, remplies de clichés pour la plupart et quasiment toujours éloignées du terrain belge. On en sait sans doute plus sur le fonctionnement de la justice américaine que sur celle qui nous concerne le plus. Du coup, avoir autant de transparence d’un coup, c’est vraiment faire preuve d’utilité publique.

Commentaires

Comme dit au début, je ne considère pas totalement cette oeuvre comme un film et ne l’analyserai donc pas comme j’en ai l’habitude mais ça ne m’empêche pas de faire quelques commentaires qui me viennent à l’esprit sur divers thèmes.

La femme infanticide

Je ne l’ai pas trouvée dans un état second, ni même réellement délirante. Elle est calme, elle raconte. C’est justement ça qui est terrible, c’est qu’elle est parfaitement consciente de ce qu’elle a fait. Elle est juste persuadée d’avoir tué le diable.

Je ne sais pas si elle a été déclarée responsable de ses actes ou si on lui a détecté une maladie mentale (est-ce seulement déjà jugé ?). J’y vois en tout cas une personne humaine, seule, qui a vécu dans un milieu malsain et qui finit par commettre l’irréparable. C’est horrible. Je ne peux m’empêcher de la regarder dans les yeux pour tenter de comprendre et je n’y arrive pas. Comment est-ce possible ?

On dit que le regard est la fenêtre de l’âme mais le sien est si calme et elle semble si raisonnée… C’est perturbant. En apparence, elle est tout à fait normale. Si on ne fait pas attention aux mots qu’elle utilise mais à son langage corporel et au non verbal, jamais on ne pourrait se douter de la raison pourquoi elle se trouve là.

C’est aussi pour ça que c’était intéressant. Nous, si nous étions juge d’instruction, nous serions face à des évènements pareils, incompréhensibles… Comment réagirions-nous ? Difficilement. Quelle réponse apporter ? On veut toujours apporter des réponses, régler des problèmes mais il y a des cas où j’ai l’impression qu’il faut presque s’avouer vaincus et chercher seulement à protéger la société. La prison ne sera pas une solution réparatrice mais elle a au moins le mérite d’assurer une surveillance pour un temps donné.

C’est là qu’on se dit que faire la justice est un métier difficile et qu’il était intéressant d’approcher durant une heure et demie son quotidien, quel que soit le rôle. Si ce film n’existait pas, il faudrait l’inventer. La justice est un monde tellement poussiéreux qu’il ne fait pas de mal d’y voir un peu plus clair.

Le manque de moyens

Notre justice fait son travail, laborieusement, avec de l’énergie et de la bonne volonté. Mais avec des moyens qui sont soit trop faibles soit mal répartis.

Le reportage a été tourné sur une période de trois ans. Ce sont trois années qui ne semblent pas remplies d’innombrables devoirs d’enquête. Pourtant, on est saisi par l’impression d’une grande lenteur pour avancer d’une analyse à l’autre. Et au final, l’enquête n’est pas finie.

Quand on se balade dans ces caves contenant les pièces à conviction, on ne peut s’empêcher de se dire : quelle misère ! Manque de sécurité, exigüité, conditions de stockage non optimales. Mais pour ceux qui sont dedans, je suis sur que tout ça est bien « normal ». C’est en effet la seule réaction à avoir pour ne pas devenir fou quand on vit là-dedans pendant des années.

Des entrepôts sécurisés et modernes, cela ne devrait pas coûter si cher que cela à mettre en place. De ce qu’on peut voir, on y est pas encore et c’est vraiment désolant.

Les privilèges ?

A côté de cela, les quelques privilèges dévolus à la fonction paraissent finalement peu de choses. Une petite aide pour tenir le coup. On peut les accepter tant que, évidemment, ils ne lèsent personne.

Parce que, à bien y regarder, elle le dit bien et le fait bien comprendre : la pression qui est sur ses épaules est énorme. Aucun dossier n’est anodin ! Elle se souvient de tous. Preuve qu’elle ne fait pas son boulot à la légère. Quand elle veut prendre le pari de la libération d’un gardé à vue, elle espère lui faire avoir un déclic qui lui permettra d’éviter toute nouvelle récidive. Elle essaie de faire une justice pédagogique. Son but n’est pas seulement de punir mais de prévenir. Moi, je l’ai ressenti tel quel.

Et elle le fait alors que, difficulté suprême, des « clients » qui reviennent ou qu’elle apprend à connaitre par cœur, il y en a et ils semblent incorrigibles malgré leurs promesses. Arriver à garder la foi malgré cela, je dis chapeau. Sa mission, elle ne semble jamais l’oublier. Elle n’est pas parfaite, ce n’est pas ce que j’essaie de dire, elle a son caractère, elle abuse peut-être même parfois, mais je pense toujours en gardant à l’esprit un esprit de justice et de rédemption / prévention.

« Si je vous libère et que vous faites une connerie, on dira, quelle connasse celle-là » et « si je vous envoie en prison, vous avez vu ce que vous allez coûter à la société » sont des phrases qu’elle dit en face d’un « client » (comme elle dit). La prison n’est certainement pas une solution de facilité, pas plus que la libération. Elle sait que quoi qu’elle fasse, elle sera mal vue et malgré ça continue son travail sans devenir folle.

Respect

Ce sera mon mot de la fin après avoir vu ce film : « Respect ». Pour elle et tous les maillons de la chaine judiciaire. En espérant que la société leur donne un peu plus de considération et plus de moyens pour que tout cela fonctionne plus vite et mieux. Notre société en a besoin.

Pensées pour Manu, oncle et parrain décédé ce 19 mars au bel âge de 88 ans

Tu es décédé il y a plus de dix jours maintenant. Je suis venu te rendre un hommage au funérarium, ne sachant me rendre à ton enterrement le lendemain. Je viendrai un jour prochain déposer une fleur sur ta tombe. Mais en attendant, il me restait ce que je sais encore faire de mieux, partager par écrit quelques pensées à ton égard.

A dire vrai, je n’ai pas réalisé tout de suite. On est pris par le temps, les obligations diverses, les soucis du quotidien et professionnels. On a pas assez de temps pour méditer. Ce moment de recueillement, je l’ai eu seulement en me rendant à Rixensart au funérarium.

Ce que je pense, je ne peux le livrer facilement devant des regards extérieurs, même proches. Alors, je le fais par écrit, à froid, seul devant mon bureau.

Souvenirs

Un jour, mon frère et moi t’avons accompagné à DHL qui était ton employeur. Tu étais un homme important et apprécié là-bas. Sympathique et aimable. Cela se voyait et se ressentait dans tes contacts humains. Il y a sans doute des pilotes qui profitent de leur rang élevé pour en imposer mais ce n’était pas ton cas.

Ce jour là, j’ai pu découvrir ton métier qui était aussi ta passion. Monter dans des avions cargos, les visiter, découvrir un poste de pilotage ; ce furent des souvenirs qui restèrent gravés dans ma mémoire, même si je n’en ai que des flashs.

Je me souviens aussi de ce jour, beaucoup plus tard, où tu avais rencontré, à l’occasion d’une fête de famille, un ancien pilote de l’armée avec qui tu avais compagnoné après guerre. Quelle joie pour vous deux de vous revoir, par surprise, et de vous raconter vos anecdotes.

Tu adorais raconter ta riche expérience de vie et c’était toujours fait d’une manière vivante et non condescendante.

Ta passion, c’était aussi tes enfants. Tu étais très fier d’eux et cela se voyait. Je me souviens d’histoires à propos de l’Alaska, du mode de vie, des expériences vécues par Guy, d’un extrait de l’émission des belges du bout du monde, des photos dans le bureau, des articles dans les journaux ou encore des aurores boréales. L’Alaska avait beau être à des milliers de kilomètres, c’était comme s’il ne s’était jamais vraiment éloigné.

Ton autre fils était lui aussi très brillant, avait bien réussi et tu en étais fier.

Je pense que la vie t’a donné ce que tu voulais qu’elle te donne et qu’elle a été belle. Tu as eu celle que tu voulais et cela participait certainement à ta bonne humeur. J’en suis heureux pour toi. Je suis triste de ton départ mais, comme la photo qui était posée sur ton cercueil, je ne peux m’empêcher de penser à toi avec le sourire.

Regret

Nous avions convenu de venir vous rendre visite, à Marie-Thérèse et à toi, avec Florence lorsque le printemps serait revenu. Ça n’a pas pu se faire, c’est dommage. Mais tu as pu revoir tes deux fils avant de partir et c’était certainement le plus important.

En même temps que mes parents reprenaient contact avec vous, j’ai eu, sans m’en rendre compte, la peur de perdre mes souvenirs familiaux. Aujourd’hui, je sais que c’était lié à vous parce que votre santé déclinait à tous les deux. Alors, j’ai commencé à interroger des membres de ma famille et à prendre note pour plus tard de ce qui peut être dit et entendu. J’ai l’ambition un jour d’y mettre de l’ordre et de permettre à mes frères et à mes enfants, neveux, nièces, etc … de découvrir un peu mieux la vie de leurs ancêtres.

Toutefois, ce vendredi où je suis venu te rendre hommage, j’ai eu cette pensée que ce travail, c’est avec toi que j’aurais dû le commencer. Malheureusement, j’ignorais que tu nous quitterais si vite. On ne s’imagine jamais que cela va arriver. On pense toujours qu’on aura tout le temps. Mais c’est faux, tu es parti et je n’ai pas pu venir t’écouter me raconter une dernière fois tous tes souvenirs d’une vie trépidante. Et je n’ai pu les coucher sur écrit. C’est là mon plus grand regret sans doute.

Je sais que mes parents continueront, autant que leur propre santé le permet, à veiller sur Marie-Thérèse. Je sais aussi que tu ne voulais pas la laisser seule, mais la vie est parfois cruelle. Repose en paix, Manu.

Petit bilan personnel et blog 2017

Pour le bilan des films de l’année, voir : Bientôt les Oscars 2018 … occasion d’un petit bilan filmique 2017

Bilan personnel

Couple

Cette année, nous avons fais un grand pas en emménageant ensemble dans l’appartement que je louais.

Ce ne fut pas une décision facile mais il le fallait. A noter que ce n’était ni un coup de folie ni quelque chose d’irréfléchi. C’était bien pesé, on savait vers quoi on allait et les risques qu’on prenait. On habitait déjà mi-temps ensemble donc on savait aussi comment se passerait la vie commune.

Ma fille

Durant les six derniers mois de l’année, j’ai aussi pris conscience des difficultés en lecture de ma fille et on a travaillé cela avec assiduité : lectures tous les jours. Ce ne fut pas toujours facile, surtout au début, mais les résultats sont là, gros progrès dans le dernier bulletin de l’année. Il ne faut pas lâcher car elle a toujours difficile pour certaines prononciations, elle mélange parfois les lettres et confond encore certains sons. Mais elle a bien progressé, elle est douée quand elle comprend qu’on a rien sans rien. Sa plus grosse difficulté, c’est encore de tolérer son propre échec car elle se veut parfaite malgré qu’on (ses parents) ne lui mettons pas la pression, pourtant.

Par rapport au divorce, je pense qu’un suivi psy serait profitable. Actuellement, elle voit déjà la PMS de l’école de temps en temps quand elle a ses grosses périodes de stress (qu’elle ne peut pas cacher, vu l’eczéma que cela provoque dans ses cheveux) et cela l’aide bien. Mais elle ne vit pas toujours bien la séparation, c’est normal, ce n’est jamais facile pour un enfant, quel que soit son âge, de voir ses parents divorcer.

Travail

Pour moi, au boulot, ce fut l’occasion d’une promotion qui fit du bien pour la reconnaissance de mon travail. Mais, d’un autre côté, ce fut aussi la concrétisation d’un projet de « redesign » qui provoque bien des inquiétudes au sein de mon équipe (et de stress pour moi, on ne va pas se le cacher). Du coup, 2018 s’annoncera peut-être avec un changement de job : je regarde les opportunités. Mais, je ne partirai que si le nouveau job m’intéresse et me permet de relever de nouveaux défis.

Je ne me suis jamais vu occuper la même fonction toute ma vie. Je me suis même souvent vu imaginer réorienter ma carrière vers la moitié de celle-ci ou après que le ou les enfants aient suffisamment grandi. L’informatique m’intéresse beaucoup. Pour autant, ce n’est jamais facile de quitter quelque chose qu’on connait ou qu’on a appris à connaitre pour quelque chose de nouveau. Surtout quand on a le sentiment de ne pas encore avoir fait le tour de la fonction actuelle. Mais, d’un autre côté, il vaut mieux partir avant que les choses ne se dégradent de trop.

Syndicalement, comme les dernières années, avec tous les changements en cours dans la fonction publique, ce fut de nouveau une année prenante. Là aussi, mon travail est apprécié, mais il s’agit de ne pas non plus se noyer. J’ai toujours pris à cœur de défendre mes collègues mais j’ai toujours eu également comme objectif parallèle que cela ne m’empêche pas de rester efficace dans ma fonction principale.

Blog

16 articles ont été publiés en 2017.

36 889 pages vues en 2017, soit une grosse diminution par rapport à 2016 (qui était à 44 568). Au total, on a dépassé le cap symbolique des cinq ans et 150 000 vues.

Je continue à écrire selon mes envies et à diversifier un lectorat qui continue de venir très majoritairement de Google. Il y a maintenant 143 articles et 88 abonnés au blog.

J’ai toujours autant de plaisir et d’envie d’écrire. J’espère que cela durera encore des dizaines d’années. Le manque de temps fait que ce bilan est tardif (on est quasi en mars !!). Mais malgré ça, arriver à écrire encore plus d’un article par mois me satisfait pleinement.

Bientôt les Oscars 2018 … occasion d’un petit bilan filmique 2017

En lisant ce trop bref article sur les récompenses du cinéma, je me suis rappelé que c’était bientôt les Oscars (le 3 mars).

Cette 90ème cérémonie est normalement un « must » pour tout fan de cinéma. Personnellement, je regarde cela avec un peu de recul. Comme on dit, les films qui ont gagné dans le passé ne sont pas forcément restés dans la postérité, d’une part, et, d’autre part, on se retrouve parfois mal dans certains des choix qui sont faits.

Cela dit, il ne faut pas se le cacher, quand on a aimé un film, on aime bien qu’il gagne ensuite des récompenses, c’est notre âme de supporter qui veut ça. En tous les cas, cela m’offre l’occasion aussi de faire ce que je n’ai pas encore eu l’occasion de faire cette année, c’est à dire un petit bilan des films 2017. Surtout que je n’ai pas eu assez de temps pour écrire sur les films que j’ai le plus apprécié donc autant faire plusieurs films très rapidement en un seul article.

Pour consulter la liste de toutes les nominations, je vous propose d’aller sur Wikipédia.

Mes choix pour cette année

  • Get Out fut une très chouette surprise. J’espère donc qu’il va gagner au moins une nomination. Le côté fantastique aurait pu tourner au grotesque mais l’histoire est bien racontée et le scénario, je trouve, très bien travaillé. Au final, on a un film très bien ficelé et qui pourrait se planter à chaque seconde mais qui arrive au bout sans dommage.
  • Les Heures Sombres. J’aimerais bien qu’il gagne des prix parce que d’une certaine manière, il est en compétition avec Dunkirk sur la manière de raconter cette période de l’histoire. Certes, l’un commence où l’autre finit mais il n’empêche que cela reste le même point de l’histoire. Et que l’un choisit de privilégier le spectacle là où l’autre prend plutôt le parti de l’histoire. Et je préfère qu’on respecte l’Histoire en premier lieu, ce qui n’empêche pas de faire un bon film. Pour finir, les Heures Sombres, avec le Brexit, c’est un peu aujourd’hui aussi et je pense qu’un film mettant en valeur le francophile Churchill a plus de pertinence aujourd’hui qu’un film qui fait quasiment disparaitre le rôle des français (et des belges au début) dans l’opération Dynamo.
  • Le grand jeu (Molly’s game). Adapter une histoire comme celle-là au cinéma n’est certainement pas une chose facile. Et c’est réussi d’une main de maitre. Certains l’ont trouvé trop verbeux. Moi, je l’ai trouvé parfait. Car, il aurait pu être extrêmement technique et incompréhensible vu l’histoire. Et pourtant, il relève le défi. Même un gars comme moi qui ne connait rien au Poker (et ne désire pas en savoir plus) apprécie le film, le comprend et n’est pas perdu. Un beau film un peu « feel good ». Un biopic comme je les aime.
  • Blade Runner 2049. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le dire sur le blog mais je suis un très grand fan de Denis Villeneuve (depuis Sicario). Ce qui ne m’empêche pas de savoir garder un oeil critique. Pour être honnête, je n’ai pas accroché avec l’histoire de Blade Runner, je me suis même endormi un peu durant le film (la fatigue était aussi en cause). Mais, pour autant, j’ai trouvé qu’il avait très bien respecté l’univers de la « série » et, surtout, c’est un vrai kiff visuel. Ca n’en fera certainement pas mon film de l’année. Mais, pour au moins une catégorie dans lesquelles il est nommé à juste titre, et bien je trouve que cela ferait plaisir qu’il gagne (en plus de donner une récompense à un réalisateur que j’apprécie).
  • Coco. Voilà, c’est Pixar et ce n’est pas par hasard. Les enfants rient et les adultes pleurent mais tout le monde apprécie.
  • The Greatest Showman pour sa chanson « This is Me » (que je reproduis ci-dessous). Cette chanson est tout simplement géniale et ce film prodigieux (allez le voir s’il est encore en salle chez vous !). Ce qui m’amène à ma grosse déception de cette année.

Ma déception

Je ne vais pas parler d’un film qui m’aura déçu. Déjà parce que j’ai soigneusement évité les films dont je sentais qu’ils allaient le plus me décevoir (enfin, sauf quand on est obligé, cinéma à deux oblige).

Non, ma déception se situe plutôt cette année sur le manque de nominations obtenues pour The Greatest Showman. Oui, c’est un de mes gros coups de cœur de l’année et j’ai du mal à comprendre que :

  • son scénario adaptant d’une manière très habile et réussie la vie de Barnum ne soit pas nominé
  • que la prestation de Hugh Jackman ou même Zac Effron ne mérite pas un peu plus d’honneurs
  • que le film en lui-même ne méritait pas d’être au minimum en compétition pour la statuette du film de l’année
  • que les effets visuels ne puissent pas être considérés comme méritant au moins une nomination (alors que les gardiens de la Galaxie 2 le pourrait ? pardon ?)
  • que la bande-son ne serait pas à la hauteur alors qu’elle participe en elle-même à rendre le film si inoubliable et émouvant ?

Bref, je suis « colère » et « tristesse ». Et j’espère que ce film aura au moins un Oscar à la fin de la cérémonie. Je pourrais en parler plus mais cela demanderait un article entier.

Mes absents

Life, origine inconnue et Split auraient je pense mérité un peu plus de considération.

Split fait partie des meilleures sorties de Shyamalan, je n’ai d’ailleurs quasi rien à lui reprocher. Et Life est un film qui se place dans la lignée de son genre mais en revenant, je trouve, aux fondamentaux plus années 80. Tout en y ajoutant une vraie modernité graphique et en ayant cette audace de nous rapprocher autant de la Terre. Le scénario est bien ficelé et ce petit film mérite un peu plus d’encouragements je trouve.

Conclusion

Si vous ne les avez pas vu, la sortie DVD / VOD sera sans doute l’occasion de se rattraper pour :

  • The Greatest Showman
  • Coco
  • Le Grand Jeu
  • Split
  • Get Out

En second lieu, il y a encore moyen de passer de bons moments cinéma devant :

  • Jumanji (oui, un chouette film, qui ne mérite pas les oscars mais mérite quand même d’être vu)
  • Life
  • The book of love
  • Baywatch (oui, franchement, inattendu mais vraiment cool et drôle, ne se prend pas au sérieux, dans la lignée de Jumanji)
  • IT (bon film d’horreur, très bonne adaptation)
  • The Founder (sur l’histoire de MacDonald mais surtout d’un homme)
  • et peut-être d’autres mais il faut bien s’arrêter …

Et n’hésitez pas à bloguer et donner votre avis ! 😉