Bilan et rétrospective 2019

Comme chaque année, petit retour sur l’année écoulée.

Lectures

Pour retrouver mes derniers articles lectures, rendez-vous ici.

Cette année, j’ai pu lire beaucoup plus que les années précédentes : 126 livres et BD. D’abord parce que ma fille lit de plus en plus et que je lis souvent ce qu’on achète pour elle, soit à voix haute le soir, soit pour moi-même tout simplement. Ensuite, parce que j’ai voulu me faire plaisir durant les vacances et que j’ai relu, complété et racheté quelques anciennes collections. Enfin, parce que j’ai l’objectif d’enfin vider ma pile à lire et donc lire plus que ce que je n’achète (et comme on a une grande librairie d’occasion à Tournai, ce n’est pas si évident).

Je sais que je n’arriverai pas au bout en 2020 mais, vu que la place commence à manquer, j’espère qu’une partie de ce que je lirai me décevra ou ne me convaincra pas totalement et que je pourrai les donner ou les revendre.

Sans jamais avoir été très adepte des pseudo sciences, j’avoue que j’ai acheté il y a longtemps des livres plutôt alarmistes / complotistes notamment sur la santé, souvent écris par des gens dont c’est devenu un véritable business (même s’ils sont parfois de bonne foi, je ne peux pas juger). J’ai pas mal changé depuis et ne suis pas très motivé de les lire car je crains fortement que le contenu ne soit ni très juste ni très scientifique. Je vais donc un jour lire avec beaucoup d’esprit critique et peut-être en faire des articles de blog si j’ai le temps (critiquer demande beaucoup de travail pour faire les choses bien et il faut bien s’informer pour ne pas tomber dans les biais).

Pour information, voici la liste de mes lectures (il en manque peut-être mais en gros c’est ça), y compris ce que j’ai lu à ma fille :

Cinéma / films (tops)

Très difficile de me souvenir de ce que j’ai vu et aimé cette année alors je vais partir de ce que j’ai publié de positif sur Facebook (exit la reine des neiges 2 ou Dumbo … Disney n’a pas été très inspirant même si Aladdin faisait le job).

J’ai vu, au cinéma ou à la télé, 10 films en 2019 que je recommande, pas qu’ils sont tous des chefs d’œuvres mais qu’ils ont un petit côté original qui mérite qu’on les regarde au moins une fois :

  • Il Tradittore de Marco Bellocchio.
    Un film sur un ancien mafieux mais vrai brigand qui décide de parler à la justice et qui fera trembler la Cosa Nostra ainsi que leurs amis et complices politiques. Il ne se sent pas « repenti ». Il le fait en partie pour sa famille mais, surtout, il le dit, parce que la Mafia n’a plus respecté son propre code d’honneur quand ils ont commencé à vendre l’héroïne. Cela fait, dit-il, il est lui-même libéré de ses obligations et peut donc, d’une certaine manière, trahir. Bien sur, il n’est pas un chevalier tout blanc et le film a l’immense mérite de le montrer. Mais c’était malgré tout un grand homme de courage qui a fait ce qu’il devait faire au moment adéquat. Un très grand film à voir. Je préviens quand même que la première partie est plus violente (même si ça reste dans des limites tout à fait acceptables, on est pas dans la torture) et que la deuxième partie, plus psychologique, est la plus émouvante (mais on ne peut pas faire la deuxième partie sans amener le contexte dans la première).
  • Le Mans 66 (Ford v Ferrari en anglais) de James Mangold.
    Un film très spectaculaire qui ne ravira pas seulement les fans de bagnoles, loin de là. Pas mal d’émotions. On aime bien nos petits artisans héros face à la bureaucratie Ford. Et s’ils gagnent contre Ferrari, cela n’empêche pas que c’est l’esprit italien qui remporte vraiment ce film. Un grand casting avec Matt Damon et Christian Bale qui portent à eux deux ce film. On ne s’ennuie pas une seconde.
  • Midsommar de Ari Aster.
    J’en ai fait un article ici.
    Un film dont on ne sort pas tout à fait indemne. Clairement pas pour tout le monde tant quelques scènes peuvent choquer ainsi que l’atmosphère générale très rayonnante. Un petit OVNI qui convainc en partie par son originalité et qui choque par d’autres procédés que les habituels « jump scare ». On est d’ailleurs plus dans le très malaisant que dans l’horreur pure.
  • Les chatouilles de Andréa Bescond.
    On est clairement pas dans le registre du film joyeux. Et c’est un film un peu bizarre comme peuvent parfois l’être les films d’auteurs. Pour autant, c’est tout à fait regardable et on est ému par la vie de la protagoniste principale. On partage ses peines face à ses douleurs, sa famille, son bourreau. On aimerait tant lui faire un calin … Attention, thème lourd : la pédophilie.
  • Joker de Todd Phillips.
    Que dire si ce n’est que : enfin la preuve qu’on peut faire un film à la fois intéressant, divertissant et bien écrit tout en prenant un matériau de base provenant d’un comics américain. C’était le film qu’il fallait faire pour donner l’envie aux studios de refaire à nouveau du vrai cinéma (mais là je rêve). Très violent quand même par moment, je pense qu’il ne faut pas lui prévoir de suite (malheureusement, vu son succès, on connait Hollywood, ce n’est pas impossible). Il est également fort d’actualité car le désinvestissement dans les services publics, les attaques contre l’état providence sont toujours là, toujours aussi fort depuis tant d’années.
  • L’incroyable histoire du facteur cheval de Nils Tavernier.
    Un film qui m’a fait pleurer plusieurs fois et qui n’est pas avare en émotions. J’aime et je ne trouve pas les mots pour dire pourquoi. Un film sur l’amour d’un père pour ses enfants, un père qui verbalise difficilement mais qui construit un palais merveilleux durant son temps libre.
  • Werk Ohne Autor (Oeuvre sans auteur) de Florian Henckel von Donnersmarck.
    Par le réalisateur de « la vie des autres » (das leben der anderen).
    Un film très long … durant lequel on ne s’ennuie jamais. Un véritable chef d’oeuvre, sur l’amour, l’art, la guerre du point de vue allemand, le communisme. Beaucoup de thèmes brassés dont le plus important reste l’amour qu’il soit charnel ou familial. Mais jamais le film ne s’égare ou perd son temps. C’est tout simplement magnifique et la musique rend le tout merveilleux. Je ne peux pas tarir d’éloge sur ce film. Voyez le, tout simplement.
  • What we become de Bo Mikkelsen.
    Un film de zombies à petit budget qui reste sympathique à regarder et je trouve plus original que la plupart des films du genre qui sont sortis. Peut-être pas le film de l’année mais j’avais envie de le promouvoir un peu car il vaut sans doute autant que beaucoup de films qui ont eu plus de succès.
  • Spiderman New Generation de Peter Ramsey.
    Un peu comme Joker, dans un style très différent (c’est un dessin animé), on a un scénario bien écrit, drôle et on a même une réalisation qui innove dans ses effets visuels et qui se veut originale. Un exemple à suivre. Une des toutes bonnes surprises de l’année en dessins animés. Pour moi, mérite amplement son oscar 2019.
  • The Room de Christian Volckman.
    Petit film fantastique (le genre) dont je ne suis pas entièrement satisfait mais qui présente malgré tout un scénario original sans faille. Deux bémols : il démarre trop vite et il finit trop lentement. On a pas le temps de s’inquiéter de ce qui se passe ou de se mettre dans la peau des héros. On a pas assez d’empathie pour eux. De même qu’on s’inquiète trop vite (on arrive pas à rêver être à leur place pour assez apprécier et puis regretter : il est presque trop évident dès le début que cette maison est sordide et c’est dommage). Et cela dure trop en longueur pour la conclusion. Mais même malgré ces critiques, je le recommande quand même. Car il sait compenser par d’autres choses et notamment l’envie de comprendre ou de savoir jusqu’où cela va nous mener.

Séries (top)

De nouveau, je ne parle pas forcément de ce qui est sorti en 2019 mais de ce que j’ai vu et que je recommande. Là encore, il me faut faire une sélection et me baser sur mes souvenirs. J’ai limité aux séries que j’ai le plus aimé. Tout ce que je vous propose ce coup-ci a été adoré et dévoré :

  • Vernon Subutex : une musique au top, une intrigue géniale. Oui, je ne suis pas objectif, j’ai adoré regarder et revoir encore tous les épisodes de cette série. Mention spéciale à Fischbach, Céline Sallette et Romain Duris qui jouent leur rôle avec brio. M’a donné envie de lire les livres un jour.
  • Silicon Valley : à réserver aux plus geeks d’entre nous. Il faut clairement une culture générale du monde informatique pour comprendre et apprécier. Mais si on accroche à l’humour et qu’on comprend les références, on rigole énormément. J’avais déjà essayé de le voir sans accrocher et cette année j’ai décidé de le faire sérieusement et de lui donner sa chance et ça a marché très rapidement (après même pas un ou deux épisodes). On est vite embarqué dans l’aventure avec nos nombreux anti héros (car oui, c’est aussi une des spécialités du show) au final assez réalistes.
  • Game Of Thrones : j’ai fait un petit article sur la dernière saison pour la défendre. Je me suis levé chaque nuit pour voir chaque nouvelle sortie en direct. Il y a des critiques possibles mais ça n’enlève pas que de mon point de vue, cela finit la série en toute beauté. J’ai eu le plein d’émotions et je me souviendrai encore durant des années de cette fin de série et du partage avec ma compagne ainsi que de nos discussions qui suivaient. Les DVD ont déjà rejoint notre DVDéthèque et j’ai déjà hâte dans quelques années, quand elle aura la maturité, de la partage avec ma fille.
  • Mister Mercedes (saison 1 et 2) : adapté d’un roman de Stephen King. J’ai trouvé la première saison meilleure que la deuxième. Mais une grande réussite grâce au casting et notamment à l’acteur principal, Brendan Gleeson qui est formidable et joue de beaucoup d’humour. Ce dernier est d’ailleurs une force de la série. On ne la regarde pas tant pour le côte (un peu) fantastique que pour sa description de nos pires côtés humains et ses nombreux anti héros très drôles dans le genre caustique.
  • Gentleman Jack : être lesbienne et avoir du pouvoir il y a plus d’un siècle en Angleterre. L’histoire vraie et drôle (à nouveau dans un genre plutôt ironique) de Gentleman Jack. J’ai hâte de voir les prochaines saisons. Vraiment chouette. Ce qui est dommage, par contre, c’est qu’on a voulu l’offrir pour la Noël à des proches et comme de nombreuses séries HBO, il semble que cela devient de plus en plus difficile de se procurer les DVD. J’espère que ce n’est pas l’effet des futures très nombreuses offres de SVOD (dont une pour HBO justement) qui vont bientôt sortir.

Syndicat

Le Gouvernement est tombé, ce qui a mis à l’eau pas mal de projets anti fonction publique (et on ne va pas se le cacher : tant mieux !).

Mais il a quand même fallu beaucoup travailler vu que le Gouvernement ne s’est pas tout à fait arrêté et a décidé de transférer des agents en dépit du bon sens d’une administration à l’autre (on ne rentrera pas ici dans les détails car c’est terminé et on ne saura plus rien y faire) en pleines affaires courantes (mais approuvé par le Parlement alors …).

Énormément de stress et de pression durant les premiers longs mois de 2019. Et, ensuite, enfin, une activité qui redevient un peu plus calme pour la première fois depuis des années. Il n’empêche que je ne chôme pas pour autant, il faut toujours défendre les cas individuels ou leur apporter du soutien moral et les écouter puis les aiguiller correctement, recruter de nouveaux collègues délégués et défendre le bien être de nos agents et leurs bonnes conditions de travail (et c’est un gros travail de base, surtout quand on est pas loin d’être seul).

Pour 2020, j’espère pouvoir partager une partie de ce fardeau avec les nouveaux délégués mais je ne veux certainement pas les surcharger. L’important est qu’ils puissent rester sur la durée et se sentir utile en fonction de leur temps disponible.

Le blog

J’ai été beaucoup moins actif, car beaucoup moins de temps en dehors des vacances. Mais je l’alimente quand même encore et toujours, ce qui est le plus important pour moi. Il y a moins d’articles sur les films donc moins de visites mais un trop grand succès ne serait pas confortable non plus. Je veux continuer à faire les choses par plaisir et non par obligation.

Il y a eu près de 31 000 pages vues en 2019, 11 nouveaux articles et on atteint début 2020 les 238 000 vues depuis la création. J’espère dépasser les 300 000 vues en 2021 pour avoir un joli chiffre rond à fêter.

Mes déplacements

D’après Google, j’ai fais 314 km à pied (78h) et 22 166 km en transports en commun (600h). Ce serait moitié moins que l’année précédente. Ce qui peut être du à mon changement de travail car, pour la moitié de 2018, je n’avais pas accès ou très peu au télétravail et j’étais beaucoup en déplacement. Cela dit, mon smartphone Google n’est pas connecté en permanence non plus et le suivi peut-être pas aussi « efficace » qu’on ne le craint parfois. 🙂

J’aime croire, cependant, que le télétravail et le fait que ma compagne est venue habiter avec moi aient pu permettre de diminuer grandement mon empreinte écologique.

Les vacances

Nous partons toujours au même endroit (Les Sables d’Olonne) où nous remplissons toujours aussi bien nos batteries.

Avec mon travail qui me prend toute mon énergie, il m’est indispensable de m’éloigner très loin et d’avoir des garanties sur le soleil et le dépaysement. On ne réfléchit même plus où partir. En 2020 encore, ce sera là !

Après l’hôtel les premières années, un appartement via site d’annonces en 2018, nous avons testé un Air BnB en 2019. Résultat très positif même si on est pas totalement satisfait de l’appartement (pas deux vraies chambres, salle de bain mal foutue avec de l’eau partout à éponger après chaque douche).

On se demande également si on ne partirait pas avec des amis une prochaine fois. Mais vivre une semaine avec des amis, c’est prendre le risque de se fâcher avec eux, ce qu’on ne voudrait certainement pas. On part amis, on revient … pas toujours amis 😀

On a aussi passé quelques jours à Aachen, ville dans laquelle on aime se ressourcer et notamment profiter des Thermes. Ce ne fut, pour autant, pas aussi reposant qu’on l’aurait voulu, de ma faute. Le boulot à faire pour le syndicat à empiété sur mon petit congé et je n’ai pas su me débarrasser du stress (c’est le problème quand on est trop accessible et/ou qu’il y a des urgences).

Mon chat

Le petit chaton grandit et a maintenant dépassé les deux ans. Il est moins fou-fou et mieux éduqué avec le temps (ne griffe plus, ne mord plus, sauf exception). Il a par contre toujours un besoin impérieux de sortir quel que soit le temps qui fait dehors. Et peut être très collant. Cela dit, je suis son maitre favori et je suis toujours extrêmement bien accueilli quand je rentre à la maison, ce qui me fait très plaisir. Ce qui est plus difficile, c’est quand elle vient me signifier que j’ai assez travaillé et se met entre moi et mon PC.

La famille

Ma petite fille a maintenant dépassé les neufs ans. Et on sent qu’elle est maintenant plus proche de l’adolescence que de l’enfance. Son petit caractère s’affirme toujours un peu plus et tant mieux. Et sa maturité face au travail scolaire également. Elle travaille de manière autonome.

Avec Lisbeth, nous sommes ensemble depuis maintenant plusieurs années et nous cohabitons depuis deux ans et demi. Nous nous sommes trouvé et notre histoire continue à évoluer positivement au rythme des épreuves de la vie. C’est ce qui fait que je crois encore plus en nous qu’à nos débuts.

Le boulot

Beaucoup de plaisir dans ce que je fais mais je sens également en écrivant ces dernières lignes (je suis malade depuis plusieurs jours au moment de relire et finir) que j’en fais probablement trop. Mon corps me lâche et j’ai besoin de repos tout autant que d’en faire un peu moins et d’être pour certaines choses un peu plus aidé. Il est hors de question de laisser tomber mon travail et mes ambitions mais il ne faut pas non plus que je me mette en danger. Savoir se mettre des limites devra être un de mes futurs apprentissages et une leçon des derniers jours que je viens de vivre (et qui ne sont pas finis).

Conclusion pour 2020

Je souhaite que ma vie reste aussi remplie de bonheur dans ma vie privée, que mon travail continue à m’apporter autant de sens et que rien de tout cela ne s’arrête mais que j’arrive à trouver un rythme et des équilibres qui me permettront de mener tout cela de front sur du long terme sans jamais dérailler.

Lectures en vrac – janvier 2020

Le travail et la vie de famille me laissent encore heureusement du temps pour lire donc je lis encore pas mal (quoi que … il y a aussi beaucoup de BD et c’est un genre qui se lit vite). Cela dit, depuis le dernier « lectures en vrac » s’est passé un an. Donc, je ne parlerai certainement pas de tout ce que j’ai lu mais je ferai une sélection complètement arbitraire et même un peu aléatoire.

N’allez pas croire qu’il s’agit uniquement du meilleur de ce que j’ai lu. J’ai bien conscience d’avoir ma subjectivité donc je vais mettre un peu de lumière également sur des moments lectures qui n’ont pas été des coups de cœur mais que, peut-être, vous pourriez apprécier. Parfois, il n’y a pas grand chose à en dire, et je ferai une ligne, mais vous saurez que le livre existe. Et parfois, il y aurait tellement plus à dire, mais ce sera pour une autre fois pour rester équilibré.

J’ai séparé mes lectures en quelques rubriques pour que vous puissiez plus facilement retrouver ce qui pourrait vous intéresser.

Lectures pour enfant

Dans cette rubrique, je vais rassembler tous les livres que j’ai lu pour ma fille ET qui sont surtout adaptés à un jeune public. Je lui lis parfois également des histoires plus adultes mais elles ne se retrouveront pas ici.

Les folles histoires de Gudule et Le croqueur de lune de Gudule

Ces deux livres sont tout à fait accessibles à des jeunes enfants et peuvent même constituer une bonne base pour apprendre à lire tout seul.

C’est une écriture tout à fait fluide et rapide mais l’essentiel est surtout dans le contenu complètement et souvent surréaliste mais sans pour autant désintéresser les enfants. Se lit très vite, sans se prendre la tête, et ma fille a beaucoup aimé. Ça semble parfois bête mais ne l’est jamais vraiment. Je dirais que c’est un peu comme des contes de fée modernes. Modernes car originaux mais pas pour autant rattachés chronologiquement à notre époque.

Je miaule si je veux de Sophie Dieuaide (intégrale)

Tout à fait adapté pour la jeunesse, il y a pas mal d’humour tout en en profitant pour parler de la difficulté de la paternité (même si c’est pour un chat).

L’ile du crâne, Maudit graal et le tome 1 (stormbreaker) de la série Alex Rider, tous de Anthony Horowitz

J’avais lu l’ile du crâne quand j’étais déjà adolescent. Je me souviens que cette lecture m’avait à la fois plût, fait rêver et un peu dérangé. En grandissant, je ne retrouve plus la même magie. Il est évident qu’un Harry Potter fonctionne mieux dans le genre tout public. L’auteur a assurément beaucoup de talent pour plaire à la jeunesse.

Florence a beaucoup aimé alors j’ai cherché d’autres livres du même auteur. Cela m’a conduit à acheter « maudit graal » qui raconte la suite (moins intéressante) de l’ile du crâne. Et le tome 1 de la série Alex Rider. De nouveau, ce n’est pas mauvais mais quand on a déjà plus d’expérience de lecture, les ficelles peuvent paraitre trop grosses.

En tout cas, et c’est sans doute le but, l’auteur plait beaucoup à ma fille et donc on lui a offert toute la série des Alex Rider. Un des avantages est qu’on la trouve facilement en occasion (tout comme le reste de son œuvre d’ailleurs) !

Le passage secret de Janet Lunn

C’est l’histoire d’une petite fille qui se retrouve propulsée dans le « trou du cul du monde » (c’est moi qui le dit) après la mort de la personne qui l’élevait. Dans cette nouvelle famille où elle s’intègre assez mal, elle trouve un passage secret vers une autre époque.

Une histoire émouvante et intéressante qui nous permet aussi d’emprunter avec l’héroïne une véritable machine à remonter le temps d’une belle manière (l’écriture est vraiment belle et permet de bien s’immerger). Il y a un côté un peu fantastique et lugubre qui peut faire peur par moment pour des trop jeunes enfants, c’est la seule chose que je dirais.

Autres lectures

Leslie Plée (BD)

Cette année, j’ai pu terminer ma collection des « Leslie Plée » et je les ai dévoré aussitôt que je les avais acheté.

Voilà une auteure qui ne me déçoit jamais, autant dans son style que dans sa manière de raconter des histoires ou sa vie. Ma compagne adore également.

Par contre, j’ai pu remarquer, et ça m’a à la fois fort surpris et déçu, qu’elle est de plus en plus difficile à trouver en neuf. Certains titres ne pouvaient plus être acheté qu’en occasion. Je suis donc content de ne pas avoir trop tardé avant de finir ma collection. Je ne serais pas surpris que cela devienne très difficile à trouver donc je vous encourage à ne pas trop tarder ! Faites fi des titres, c’est souvent touchant ET drôle.

Johan et Pirlouit (BD)

Je n’avais jamais acheté les derniers albums de Johan et Pirlouit (ceux d’après la mort de Peyo). C’est maintenant chose faites et j’en ai profité pour relire le tout depuis le début.

Il faut savoir que Johan et Pirlouit est une série fortement rattachée à mon enfance. Je ne m’en séparerai probablement jamais.

En relisant, j’ai pu me rendre compte à quel point j’aimais toujours autant lire ces aventures malgré que je sois devenu un adulte. C’est vraiment du tout public. Par contre, l’aspect humoristique s’est surtout développé avec l’arrivée de Pirlouit, je pense au cinquième album. A partir de ce moment-là, on lit clairement le meilleur de la série et ça ne décline qu’avec la mort de Peyo.

Plein de promesses de Ulysse Therasson

Je ne vais pas le cacher, je n’aurais jamais acheté ni lu ce livre s’il n’avait pas été recommandé par le père de l’auteur (Jim Therasson, un de mes auteurs de BD préféré). J’ai pourtant attendu longtemps, le livre n’existe pas en poche et c’est quand même un gros budget alors que je n’ai pas trop l’habitude de lire des fictions.

Au final, ni déçu, ni super enthousiaste. Au niveau des qualités et bien ça se lit très rapidement, les chapitres sont petits et c’est sympa de suivre la vie du héros. Au rayon de ce qui m’empêche d’être vraiment enthousiaste, il m’est impossible de me mettre à la place du héros. Ce n’est pas ma vie, je suis trop vieux et il y a sans doute un fossé de génération. Et peut-être que ça manque de magie. Car ce n’est pas non plus la vie que j’aurais rêvé avoir.

En bref, on est dans un récit finalement assez réaliste et qui parlera, j’en suis sur, à beaucoup d’ados ou anciens ados qui ont vécu cette vie-là. Mais, à titre personnel, mon passé et mes questionnements furent trop différents pour que j’accroche plus que cela.

Par contre, je pense que l’auteur peut persévérer et que j’achèterai sans doute pour voir l’évolution.

L’ironie de l’évolution de Thomas C. Durand

Pour un auteur censé faire de la vulgarisation, j’ai été déçu par le style et la structure. Peut-être étais-je trop fatigué dans la période où je l’ai lu mais je garde un souvenir où j’ai vraiment eu difficile à le lire jusqu’au bout. Et pourtant, le fond est hyper intéressant ! On y apprend pas mal de choses. Mais sans doute une lecture qu’il faut combiner avec d’autres pour ne pas se décourager et abandonner (c’est ce que j’ai fais, j’ai du lire plusieurs livres en même temps).

Cigarettes, le dossier sans filtre de Stéphane BRANGIER et Pierre BOISSERIE (BD)

Intéressant et pédagogique. On ne s’ennuie pas une seule seconde et cela se lit extrêmement vite.

Je l’ai lu dans le TGV pour rentrer de vacances et je n’ai pas été déçu. Le livre dit tout ce qu’il faut savoir sur la cigarette et surtout son histoire. Et cela, tout en restant passionnant. En fait, il n’y a pas grand chose à en dire si ce n’est de vous conseiller très vivement de le lire, que la cigarette fasse partie de votre vie ou non.

Petite critique intéressante à lire, toutefois.

Virginie DESPENTES, King Kong Théorie

C’est un essai qui m’a en partie divisé. Il y a des parties que j’ai trouvé très intéressantes et d’autres moins. L’auteure est connue et entière, elle ne fait pas de compromis. Je pense toutefois que parfois elle se trompe. Mais c’est le risque quand on fait un essai et je ne lui reprocherai certainement pas. Je ne regrette en tout cas pas de l’avoir acheté et de l’avoir lu. Je le garde d’ailleurs dans ma bibliothèque jusqu’à une nouvelle relecture (j’en ferai peut-être d’ailleurs un billet à ce moment-là car ça vaut le coup). Le fait que je ne sois pas toujours d’accord n’est d’ailleurs pas un problème puisque le but de ce type de lecture est de me faire réfléchir, pas d’avoir un miroir de mes réflexions.

La véritable histoire des contes de fée de Julie Grede

Un gros coup de cœur de cette année.

Walt Disney donne un cours au paradis pour nous parler de ce qu’il a créé, pourquoi, comment, d’où viennent ses inspirations et comment il les a ou ne les a pas trahi. Il y a également l’histoire des films et dessins animés similaires avec une petite critique.

L’auteure arrive à nous faire partager sa passion avec tellement d’enthousiasme et de pédagogie qu’on apprend beaucoup de choses sans jamais s’ennuyer une seule seconde. C’est quand même fort orienté Disney en oubliant jamais de parler de manière complète des œuvres originales. Je pense que tout le monde apprendra quelque chose en le lisant.

J’ai eu l’impression de lire le résultat de plusieurs années d’études qui auraient, au lieu d’être rassemblées dans une thèse soporifique, été édité dans un petit bouquin lisible et sympathique.

Mamma mia de Obion et Lewis Trondheim (BD)

Très drôle ! J’ai hâte d’acheter les tomes suivants quand ils sortiront. Le fait que cela concerne des protagonistes essentiellement féminines n’est pas du tout une barrière pour l’homme que je suis. C’est de l’humour pour tout genre et tout public.

Cerise de Laurel (BD)

Laurel est une auteure dont je suis un énorme fan. Si elle sort quelque chose, je l’achète. Et ma fille possède tout ce qui est sorti d’elle comme auteur ou co-auteur.

Ici, c’est vraiment une histoire sympathique et un peu drôle. La seule déception est que ce ne fut pas le succès espéré par l’éditeur … On peut encore en acheter en neuf sans problème. Mais on ne connaitra jamais la fin. La série est arrêtée à son tome 3 ! Du coup, difficile de juger complètement en n’ayant pas pu tout lire. Mais, au minimum, pour vos enfants, je recommande l’achat.

Peut-être qu’à force d’acheter, il y aura une suite ? L’espoir fait vivre.

L’engrenage de Jérôme Kerviel

Ce livre n’est pas uniquement indispensable à lire si vous vous êtes intéressé en son temps à l’affaire « Jérôme Kerviel ». Il l’est aussi si vous voulez savoir comment ça se passe dans le monde du trading en France et dans l’univers de ces banques d’affaires qui vivent dans un autre monde.

Malgré la crise économique qu’on s’est pris en pleine figure et dont la cause était précisément un système et des banques malades du fric et de l’argent roi, rien n’a beaucoup évolué depuis. Ils se sont fait plus petits mais je suis presque certains que les mêmes abus seraient encore possibles demain. C’est d’ailleurs une chose qu’on voit assez bien à travers ce récit : la remise en question n’est pas du tout leur fort !

Personnellement, j’ai dévoré le bouquin et l’ai fini en peu de temps. Ça se lit vite, ça se comprend vite et on est limite désolé pour celui qui doit vivre tout cela même s’il a évidemment une grande part de responsabilité. Il est clair qu’on ne peut reprocher à un homme d’avoir triché et joué avec les limites de son système quand toute la culture de son entreprise l’encourageait à aller dans ce sens. C’est aussi en ça qu’il est intéressant d’en prendre connaissance. Dans ce procès, le plus gros coupable a été oublié.

Culpa Fuck et Sois mère et tais toi de Olivia Moore

S’il y a bien une chose dont les parents sont aujourd’hui abreuvés, c’est de culpabilité.

Olivia Moore, avec plein d’humour permet d’aller dans le sens contraire. A lire pour rire et se sentir (et donc être) meilleur parent.

Virginie et Les années collège de KEK

Quand je regarde mes achats et ma bibliothèque, je me rends compte à quel point le Web a très largement influencé mes lectures depuis cinq à dix ans. Depuis que je suis adolescent et que j’ai accès à un ordinateur avec internet, j’ai pris l’habitude de suivre de très nombreux auteurs et d’acheter leurs productions physiques quand ils arrivent à trouver un éditeur ou qu’ils décident de s’auto éditer.

Et KEK est l’un de ceux là. J’en suis fan et donc peu objectif. Mais il a un blog qui se trouve ici : http://blog.zanorg.com/. Allez voir ses BD et vous saurez rapidement si le style peut vous plaire. Comme beaucoup, il écrit de l’auto biographique et la petite BD « Virginie » n’en fais pas exception. C’est un peu touchant et drôle. On passe un bon moment à le lire. Pareil pour « les années collège ».

Malheureusement, sa BD « chat » n’est plus disponible, ni en neuf, ni en occasion. Mais on peut la consulter en presqu’intégralité sur le blog. Comme je sais à quel point le web peut être éphémère (il suffit de rechercher des vieux blogs et beaucoup ont finit par disparaitre), je serais rassuré de posséder l’objet physique dans ma bibliothèque. Mais tant pis … A la limite, je devrais peut-être faire une copie sur mon Google Drive, pour les générations futures 🙂

Le feu et la fureur de Michael Wolff

Très brouillon et très peu structuré je trouve. Un peu souvent « cancan ». Mais, il n’empêche, cela reflète sans doute très bien la très catastrophique présidence de Trump. J’ai encore deux livres sur le sujet qui attendent dans ma Pile à Lire mais je pense que je n’apprendrai rien de plus sur le « ton général » d’une Présidence qui ne risque pas de s’améliorer d’ici à la prochaine élection.

Seconde guerre mondiale

L’ami retrouvé de Fred Uhlman

C’est un très petit livre qui se lit vite. Toutefois, il faut savoir que le vocabulaire est très complexe d’autant qu’une partie est fort lié au contexte allemand (et de la région où se passe l’intrigue).

L’histoire en elle-même est beaucoup plus simple que la manière (belle au demeurant) dont elle est écrite.

Une histoire sur l’amitié comme on peut la vivre de manière fort exclusive dans l’enfance / adolescence. Une histoire sur deux personnes différentes des autres, isolées qui se trouvent un lien vraiment très fort. Une histoire également sur ce qui va les séparer. Et, enfin, un suspense jusqu’à la fin mais qui nous remplit d’émotion. Cette petite touche finale fait, je crois, partie des ingrédients qui en font, pour moi, un réel chef d’oeuvre.

Ce n’est pas pour rien que ce livre est si connu et si lu, notamment à l’école. Clairement, il n’a pas mal vieilli et reste une de ces œuvres qu’il est bien d’avoir lu au moins une fois dans sa vie, surtout que ça va très vite.

J’ai souvenir de l’avoir lu, adolescent, pour l’école. Cette année, je l’ai vu dans une boite à livres en vacances et je n’ai pas pu m’empêcher de le redévorer aussi vite. Puis, je l’ai lu à ma fille qui a apprécié (en vrai, elle apprécie tout ce que je lui lis mais c’est peut-être parce que j’ai bon goût, allez savoir) et pour qui le vocabulaire n’a pas été un obstacle trop important malgré ses neuf ans (on comprend avec le contexte).

J’avais deux camarades de Hans Peter Richter

C’est un livre que j’ai lu pour la première fois vers 8 ans et que j’ai récupéré chez mes parents pour le lire à ma fille qui est un peu plus âgée.

On est tellement plongé dans le nazisme et cette époque maudite de l’Allemagne qu’il vaut mieux avoir de bonnes connaissances ou quelqu’un qui remets en contexte l’histoire à côté de nous si on est trop jeune. C’est aussi la raison pour laquelle je l’ai lu à voix haute plutôt que de le faire lire.

Au même titre que le précédent, c’est un chef d’œuvre qui n’a pas mal vieilli. La grosse différence avec l’ami retrouvé se situe dans le vocabulaire beaucoup moins riche et beaucoup moins fourni. Une autre différence est que, si dans « l’ami retrouvé », on a un récit qui se suit de manière assez logique et structurée sur un espace temporel réduit, dans « j’avais deux camarades », on a surtout des bribes de souvenirs qui nous font passer parfois d’une année à l’autre et qui nous font bondir dans les événements.

Vu la largeur de l’époque visée (on commence dans les années 30 pour finir durant la guerre), écrire autrement n’aurait pas été possible. Et on aurait sûrement perdu des informations importantes. Car c’est là aussi qu’est l’intérêt du livre. En revisitant une période aussi large, on voit le héros et ses camarades évoluer fortement. C’est très instructif et c’était indispensable pour qu’on ne puisse pas être séduit par le vécu.

Remarque de ma fille à la lecture des dernières lignes : « quoi, c’est fini ? il y a un tome 2, rassure-moi ?? ». Oui, ça finit de manière abrupte. On voudrait connaitre la suite de ce récit autobiographique. Mais ça en dit suffisamment sur ce que ça voulait dire et le destin de beaucoup de ces jeunes enfants qui sont nés au mauvais moment dans le mauvais pays.

Les enfants de la résistance de Benoit ERS et Vincent DUGOMIER (BD)

Ici, on est clairement pas dans un « classique » comme dans le précédent.

Lecture orientée vers la jeunesse, mais intéressante quand même à lire pour un adulte, on suit des enfants (fictifs) qui vivent une vie de résistants durant la seconde guerre mondiale.

Assez pédagogique, je trouve qu’on peut faire un lien facile avec les Grandes Grandes Vacances (petite série de dessins animés à faire voir absolument à vos enfants), si ce n’est qu’ici les enfants sont beaucoup plus actifs et se mettent beaucoup plus en danger.

Attention cependant pour le portefeuille, il y a déjà six tomes de sortis et ce n’est pas encore fini. L’avantage, c’est que c’est du coup assez complet.

La cicatrice de Bruce Lowery

J’ai hésité à le situer ici. Mais cela se passe aussi durant la seconde guerre mondiale et je trouve que c’en est connecté, d’une certaine manière, même si ce n’est pas le cœur de l’intrigue.

Comme dans l’Ami retrouvé, on trouve le thème de l’amitié si cher à notre héros. Mais on touche aussi au thème de l’injustice, du harcèlement, de la douleur de vivre et de la difficulté de grandir dans « l’injustice ».

Si vous avez un cœur, vous allez souffrir à de nombreuses reprises. Ce livre nous fait pleurer et également crier. Comment le héros peut-il faire ce qu’il fait ? Nous le voyons s’enfoncer sans pouvoir lui venir en aide. Pourtant, c’est un des plus grands livres que j’ai lu dans ma vie. Oui, je pense que ça fait du bien de le lire, même si on pleure.

Il y aurait tant à en dire. Ce n’est pas un hasard si je l’ai lu pour la première fois à cause de l’école. Je pense que c’est un livre qu’il faut faire lire aux enfants (je l’ai lu à ma fille et il y a des moments où elle ne voulait plus rien entendre tellement cela la mettait mal à l’aise). Et dont il faut pouvoir débattre ensuite.

La guerre du Pacifique de John Costello

Ce livre est énorme (au sens littéral comme figuré : des centaines de pages et un contenu hyper fouillé).

On prend son temps pour le lire. Mais pour autant, il est très très bien écrit et nous permet de suivre l’évolution du front pacifique de bien avant Pearl Harbor (pour bien comprendre le contexte) jusqu’à la capitulation japonaise. On suit la psychologie des généraux américains et on comprends tous les tenants et aboutissants d’un front très mal connu en Europe.

A LIRE pour toute personne qui s’intéresse à la seconde guerre mondiale et qui veut résorber son retard sur le front Pacifique.