Bilan et rétrospective 2018

Je ne fais jamais de bonnes résolutions en début d’années. Ça ne veut pas dire que je ne désire aucun changement personnel. Mais chaque année est tellement imprévisible que chaque bilan serait forcément négatif sans que j’en sois pour autant à blâmer.

Cette année encore, le bilan me permet de constater que je n’ai pas vu venir ce qui est arrivé. Pour vivre heureux, il faut vivre dans une certaine dose d’instant présent et de « carpe diem ». Cette année fut dure, je ne le cache pas, mais quand j’y repense, je ne retiens que du positif et ça donne le ton, finalement. Il n’y a pas de bonheur facile.

Le syndicat

En 2018, encore, on aura pas été épargnés par les multiples changements plus ou moins heureux et qui nous auront donné beaucoup de travail. Si bien, que je débute 2019 épuisé malgré une semaine de congé fin décembre.

Le Gouvernement étant tombé en affaires courantes, les choses devaient théoriquement se calmer, voir s’arrêter. Mais la réalité est différente, du lourd travail nous attend encore pour défendre nos affiliés et faire en sorte qu’ils s’en sortent le mieux possible. Et que les réformes soient menées dans l’intérêt et le respect de tous (y compris des principes de l’état de droit).

Puisse le prochain Gouvernement être un peu plus à l’écoute de ses agents et soucieux de rendre la fonction publique plus SEXY et attractive pour les meilleurs talents. Puisse-t-il être mieux persuadé que c’est en motivant les fonctionnaires qu’on les rend plus productifs et capables de rendre les meilleurs services aux citoyens. La carotte et pas uniquement le bâton.

Il est certain qu’on ne peut pas toujours faire plus avec moins, et qu’avec du matériel et des logiciels obsolètes, voir même des lois mal écrites (le conseil d’état n’est pas toujours écouté), il est difficile de faire du bon travail. C’est une évidence, mais que, visiblement, tout le monde ne comprend pas.

La famille

2018 fut la première année passée entièrement avec Lisbeth. Notre couple est un couple fort où les ingrédients indispensables restent présents : communication, respect, empathie. Elle a entamé des études supérieures qui la conduiront probablement vers une nouvelle vie et de nouveaux espoirs professionnels. Elle seule a les clés de son avenir. Quoi qu’il en soit, je la soutiens dans son choix et je pense qu’elle peut y arriver si elle travaille assez et garde confiance en elle tout au long du cap choisi. Je suis déjà très heureux de voir que ce qu’elle a entamé la passionne véritablement, y compris les matières plus ardues.

Florence a maintenant huit ans et je l’aime un peu plus chaque année (oui, je sais, quelle tarte à la crème, mais je considère qu’être parent est une mission qui consiste à rendre nos enfants autonomes et heureux ; les voir grandir rend nostalgique mais aussi heureux du travail accompli). Elle grandit et me rend fier. Elle a enfin pu commencer le traitement logopédique, à temps, avant que ses résultats scolaires ne subissent trop de contre coup. Elle voit sa logopède avec plaisir et le contact passe super bien. Elle est un très bon public, aime le cinéma et la lecture. Que rêver de plus ? Qui n’aimerait pas partager ses passions avec son enfant ?

Le blog

J’ai atteins les 200 000 pages vues cette année et continué à publier régulièrement. J’espère toujours récupérer un rythme de vie plus sain où j’aurais plus de temps pour lire et pour écrire mais il faut croire que ce n’était pas encore pour 2018. Toutefois, le simple fait d’avoir pu continuer à entretenir ce hobby me satisfait.

La lecture

J’ai lu un peu moins en 2018 qu’en 2017. Si j’en crois mon album Facebook qui contient mes lectures, j’ai lu 70 ouvrages (tout genre confondu) dont 22 livres.

J’ai vraiment eu du mal à lire à cause de la fatigue, notamment. J’ai quand même réussit à acheter moins que ce que j’ai lu mais, dans le même temps, j’ai ramené mes lectures d’enfance donc ma pile à lire n’a pas vraiment diminué. J’hésite à donner ou jeter certains des livres que j’avais acheté il y a des années car je me rends compte que leur lecture risque de me plonger dans du complotisme de bas étage. Des lectures « écologiques » achetées il y a des années, à une époque où j’étais, malheureusement, moins critique et moins sélectif.

Ce qui m’a aidé à lire des fictions (genre que je ne pratique que très peu depuis ma majorité), c’est ma fille à qui je lis beaucoup à voix haute (notamment pendant son bain, ce qui laisse un temps suffisant pour une longue lecture).

J’ai pris la décision de chroniquer certains livres lus sous forme de rubrique « en vrac » (la prochaine arrive bientôt). De cette manière, je peux partager un coup de coeur même si je n’ai pas tant que ça à dire dessus.

Enfin, les BD se lisent toujours en priorité chez moi. J’ai commencé à lire très jeune avec elles et ce sera toujours un de mes média préféré.

Dans le top de mes lectures 2018 :

  • J’ai été agréablement surpris par les Schtroumpfs. Depuis des années, je boycottais les éditions qui ont suivi la mort de Peyo et je n’avais pas suivi cette production qui, avec les années, est devenue plus importante que l’originale. En complétant la collection de ma fille, je les lis à chaque nouvel achat et j’aime vraiment bien. Ce sont des histoires bien écrites avec une petite morale, jamais simpliste, et toujours agréables à lire. Je trouve que le monde Schtroumpf de mon enfance n’a pas à rougir de cette succession.
  • Blanche Gardin. C’est une humoriste en stand up mais un de ses spectacles a été retranscrit en livre. C’est peu dire que je suis fan d’elle !
  • Les mythes de la seconde guerre mondiale (vol. 1 et 2). Des ouvrages exceptionnels d’une très grande qualité. Etant abonné au Science & Vie Guerres et Histoire, je savais à quoi m’attendre mais cela n’empêche pas une lecture passionnante.
  • 59 secondes pour prendre les bonnes décisions de Richard Wiseman. Chacun de ses ouvrages est toujours un grand plaisir à lire et tellement instructif que je ne peux souvent pas attendre avant d’en commencer la lecture.
  • Stalag IIB (3 volumes). Lecture très longue et très dense mais terriblement émouvante et intéressante. Une lecture que je rêverais proposée en classe au cours d’histoire tant elle est instructive.

Plein d’autres encore sont du même niveau mais il fallait bien se limiter.

Je ne peux pas non plus ne pas parler d’un des derniers livres lus de l’année : « En finir avec Daesh » de Carlos Crespo mais j’en ai fait un article.

Le travail

Pile à la moitié de l’année, j’ai changé de boulot. Du coup, j’en suis encore dans la période d’apprentissage et c’est plein de défis et de changements permanents.

J’ai récupéré un peu du goût de la passion mais j’en subis d’un autre côté les conséquences car le travail est beaucoup plus prenant. Moi qui aime les défis et trouver des solutions ou des manières d’améliorer la situation, on peut dire que je suis servi. Je ne pense pas à tout ça en permanence mais, quand même, ce que je fais la journée se prolonge dans mes réflexions le soir, le matin et le week-end.

Ce que je peux aussi dire, c’est que l’ambiance de travail est très bonne et que j’ai la chance de collaborer avec des gens très sympathiques et concernés par leur travail. Avoir des collègues motivés et compétents est le plus grand plaisir qui soit.

Mes déplacements

Puisque Google m’en informe, il parait que j’ai fait au total l’équivalent d’un tour du monde (mon smartphone en poche en tout cas) dont 713 km à pied (355 heures) et 42 172 km en transports en commun ou voiture.

Les vacances

Cette année encore, nous sommes parti aux Sables d’Olonne mais, pour la première fois, ce fut avec Florence. Ce ne sera certainement pas la dernière fois qu’on ira là-bas même si on ne sait pas encore de quoi 2019 sera fait. C’est mon petit ressourcement annuel même si la correspondance à Paris est toujours éprouvante et la lutte pour avoir les tickets au meilleur prix et aux meilleures heures un moment stressant à passer. Disons que cette plage, ses eaux chaudes, la station balnéaire, les promenades qu’on fait là-bas, le dépaysement, … tout est fait pour je passe une bonne semaine.

Un chat

Un petit chat a fait irruption dans notre vie. Adieu les vacances à l’improviste. Fini de partir plus de 24H sans catsitter. Elle est mignonne mais elle a le caractère d’un chat abandonné. Elle nous aime mais boude dés qu’on la laisse seule trop longtemps (je la comprends). On sent qu’elle a été sevrée trop tôt voir abandonnée par sa génitrice. On essaye de l’éduquer, c’est sans doute le plus dur pour le moment. On l’aime malgré tout et elle recherche notre compagnie et nous suit souvent partout dans la maison pour piquer ses siestes. Avec notre ouverture vers l’extérieur du living, elle continue à connaitre la vie sauvage qu’elle connaissait avant d’entrer chez nous mais avec le petit refuge bien chauffé et bien protégé que constitue notre habitation.

Chaque fois qu’un « méchant chat » vient essayer de lui faire concurrence sur son territoire, je l’asperge un peu d’eau car la nôtre est vraiment trop menue pour faire le poids face à ses concurrents félins.

Les films

Je tiens une comptabilité moins rigoureuse que pour la lecture.

Parmi le meilleur de ce que j’ai vu cette année au cinéma ou sur BeTV, et dont je me souviens, par ordre anté chronologique :

  • Gangsta. Une claque que ce film ait pu être produit en Belgique. Une grande réussite, cela ne m’étonne pas que les réalisateurs aient été embauchés par Hollywood pour leur prochain film.
  • The edge of seventeen. Drôle et émouvant. Un super film.
  • Social Animals. Drôle, mignon, un peu romantique.
  • Skyscraper. Je suis tout simplement fan de Dwayne Johnson et de ces films. Je n’en rate plus un de nouveau et ne le regrette jamais.
  • Rampage. Voir Skyscraper.
  • Doom. Un vieux film qui repassait. Pas dans le même genre que les derniers films de Dwayne The Rock Johnson mais tout de même très bon. On enlève (un peu) l’humour, on ajoute un peu d’horreur et d’aventure / SF et c’est pour moi une excellente série B avec de bons effets spéciaux.
  • Darkest Hour. Un oscar tout à fait mérité.
  • The Place. Vu au BIFFF à Bruxelles. Chouette surprise.
  • Noces. Très émouvant et beau. Je ne m’attendais pas à un cinéma de cette qualité (à nouveau) pour un film belge.
  • Les figures de l’ombre. Pour ceux qui s’intéressent à la conquête spatiale et aux luttes égalitaristes, là on a la totale.
  • Les grands esprits. Je craignais les poncifs du genre (film avec un professeur qui va enseigner en banlieue) et finalement, c’était sympa et bien joué sans être un abreuvoir à caricatures et à bons sentiments. Pas manichéen tout en restant léger, un subtil équilibre.
  • The Book of Love. Très émouvant avec une chouette Arya Stark dans un des rôles principaux. Magnifique.
  • Greatest Showman. Une énorme claque, un de mes plus grands plaisir 2018.
  • The Founder. La passionnante histoire (vraiment ! plus que vous ne le croyez, c’est bien raconté) du gars qui va finir par racheter MacDonald’s a ses fondateurs et à en faire une franchise à succès. Avec un acteur principal oscarisé qui soutient le film à lui tout seul.
  • Molly’s Game. Très verbeux, un peu convenu mais une mise en scène super qui rend le tout super intéressant. Saura-t-on jamais la vérité ? En tout cas le film est entrainant.
  • Bohemian Rhapsody. Pour les amateurs de musique, de cinéma et d’émotion. Une vraie célébration du groupe Queen. Les libertés prises avec l’histoire ne m’ont pas gêné. Peut-être que les meilleurs biopics sont justement ceux qui savent se distancier de l’histoire tout en y restant fidèles.

Sport

Le sport n’est pas mon loisir principal mais je m’en voudrais de terminer ici sans souligner l’exceptionnel parcours des diables rouges en coupe du monde. Ils pouvaient être champions cette année ! Le fait qu’ils aient été éliminés par une France sans panache ne doit pas nous faire oublier qu’on a terminé parmi les quatre premier au monde et que ça n’arrive que très rarement pour notre pays. Dommage que la défaite française ait eu un tel arrière goût qu’on ait eu du mal à vraiment être heureux du parcours.

Conclusion

RDV dans un an pour la suite des aventures !