Comment avancer quand on est bloqué ?

C’est très bateau mais c’est une façon légère de commencer l’année sur ce blog. Je vous partage ici quelques « life hacks » qui fonctionne assez bien chez moi.

La plupart de ceux que je vais vous donner sont basés sur un principe étudié en sciences : notre cerveau fonctionne mieux en arrière plan qu’en avant plan (cf. le livre de Richard Wiseman que je chronique ici : Lectures en vrac, juin 2018). Quand vous faites une pause, votre cerveau continue de turbiner et essaye de résoudre le problème, le dossier, qui est resté en suspens.

Tout le monde a déjà expérimenté cela. Vous êtes bloqué, vous vous énervez, ce mot est « sur le bout de la langue », vous passez à autre chose et tout s’éclaire : le mot vous revient directement. Ici, il y a aussi le phénomène de focalisation et d’énervement qui nous pose problème. Ca tombe bien, la plupart des trucs que je donne sont aussi utile pour se calmer.

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Dormir

C’est le plus évident mais si vous dormez sur un problème, votre sommeil ne sera peut-être pas le meilleur mais vous aurez les idées beaucoup plus claires au réveil. Adolescent, je me souviens de ces jeux d’aventure / réflexion sur lesquels on restait des heures à chercher la solution jusque tard dans la nuit. Mais, parfois, il faut savoir avouer son impuissance et aller rejoindre son lit.

Ne dis-t-on d’ailleurs pas que la nuit porte conseil ? Et bien, c’est très juste ! Très souvent, vous aurez une meilleure idée du choix que vous vouliez ou même carrément la solution. C’est tout le bien que Morphée peut nous faire quand on est dans ses bras.

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Faire une pause

Faire une pause, ce n’est pas « ne rien faire ». Faire une pause, c’est faire quelque chose de différent et qui, de préférence, ne va pas vous demander trop de cérébralité.

Comme pauses favorites pour faire avancer mon travail, il y a :

  • la vaisselle (j’adore, mes mains sont occupées, le travail est mécanique, le cerveau a toute la disponibilité pour penser à des choses compliquées)
  • repasser (en vrai, je ne le fais plus depuis que je vis en couple car mon fer à repasser capricieux m’énerve)
  • une petite promenade. Tous les jours, je marche pour aller chercher mon train ou me rendre au travail, quotidiennement, ça représente au moins trois quarts d’heures ; ce sont souvent les moments pendant lesquels j’avance le mieux dans la résolution de mes problèmes. Il faut dire que leur moment, au début de la journée et à la fin de la journée de travail, c’est juste parfait. Les gens qui font tout en voiture ne se rende pas compte du mal que ça leur fait.
  • Jouer à un jeu … simple et débile. Si le jeu devient l’activité principale, les autres problèmes passeront à l’arrière plan.
  • Facebook, avec des réserves. Si on s’astreint à ne pas commencer à débattre et à juste regarder, alors, cela peut être une pause efficace. Sinon, c’est un loisir à part entière à réserver pour les temps de loisir.

Vous l’aurez compris : toute activité qui

  • ne demande pas un trop grand temps de cerveau disponible
  • et qui ne nous manger trop de temps

C’est pour ça que je ne mets pas la télévision dedans, par exemple.

Je ne mets pas non plus la musique, le cinéma ou la lecture. Pour moi, la musique est à utiliser durant le temps d’activité : elle me booste. Pour la lecture et le cinéma, c’est juste trop prenant pour être une vraie pause. Ce sont des loisirs pleins et entiers.

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Faire un choix arbitraire

C’est souvent la manière dont j’aide mes proches quand ils hésitent fortement entre deux choix qui leur paraissent équivalents (livre X ou Y par exemple). Je leur dit : « fais ça (livre X) ». A ce moment là, ils se voient vraiment choisir cette solution et si ça ne leur plait pas ou si c’est un mauvais choix, ils le sauront tout de suite.

Bien sur, on ne peut pas utiliser cette méthode pour des choix trop importants. Mais si vous vous pourrissez la vie à ne jamais savoir quel cadeau choisir, quel livre lire, quel film aller voir, quel repas faire, ça peut être une méthode où vous ne prenez aucun risque.

Plus classique : la liste des + et –

Je ne le fais que très peu souvent. J’aime bien analyser les choses mais la vérité est que certains + peuvent compenser beaucoup de moins et certains – peuvent valoir beaucoup de positif. Bref, ce n’est pas parce qu’on a dix items dans une liste et cinq dans l’autre qu’on est plus avancé. Chaque item n’a en effet pas le même poids. D’autant plus que nos choix ne sont pas que rationnels mais aussi émotionnels.

En vrai, je préfère une version améliorée du « choix arbitraire ». J’envisage le futur à brève, moyenne et longue échéance dans un choix ou dans un autre. En prenant mon temps. En voyant ce qui peut passer d’une colonne à l’autre avec l’espoir et la probabilité. Et en ajustant avec le temps. Ce qui nous parait souhaitable et probable peut devenir un jour avec l’expérience totalement improbable. C’est même souvent le cas dans la vie, il faut une seule goutte d’eau pour faire déborder un vase bien rempli. Mais dans la vie, le vase est opaque et on ne sait jamais réellement à quel point il est rempli.

Quand on est vraiment sur, on fait le choix et on s’avance vers un but. On pose des jalons. Cela ne doit pas être révolutionnaire. On peut continuer la vie comme on la mène actuellement mais préparer chaque jour un peu plus la nouvelle vie et rendre le choix un peu plus évident. Un peu comme si on testait l’eau du bain jusqu’à ce qu’elle ne soit plus trop froide et qu’on puisse enfin s’immerger totalement dedans mais en rentrant d’abord une main puis un orteil, puis un pied, une jambe, etc pendant que l’eau chaude le remplit petit à petit avec un débit et une chaleur imprévisible.

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Faire face au vide

A force de travail et de transpiration, à force d’essais, on arrive souvent à quelque chose. Mais parfois, le résultat, c’est un quasi vide (ou du moins le ressentons-nous comme tel !). Les espoirs déçus, douchés, nous amènent parfois à nous retrouver dans une situation de vide dans notre tête où nous n’en pouvons plus.

Je ne parle pas de la dépression profonde mais du coup de mou passager mais quand même violent.

Face à cela, je pense que mon meilleur « truc » reste de sortir seul, prendre ses écouteurs, sa musique, et se promener longuement. Si on a la chance d’avoir un cimetière ouvert, on s’y rend et on y marche le long des allées en pensant à ceux qui ont été et qui ne sont plus. On imagine des destins, des vies, des morts, des chagrins. On s’autorise à pleurer car dans ce lieu là, ce sera toujours permis sans y voir aucune faiblesse. On peut aussi s’imaginer notre dernier jour à nous.

Moi, ça me fait toujours du bien. RELATIVISER est essentiel dans la vie. Mais il faut aussi savoir RESSENTIR. Avec cette activité, je fais les deux et je digère mieux.

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Et vous ?

J’imagine que pour certains d’entre vous, la pause parfaite sera de tricoter, de bricoler, de faire une activité artistique. Je pense que ce sont des bonnes activités pour une pause.

Si vous avez d’autres choses à ajouter, n’hésitez pas à laisser un commentaire, je suis particulièrement intéressé.

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