2014 en chiffres

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2014 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2 700 personnes. Ce blog a été vu 31 000 fois en 2014. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 11 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

« Sous les draps », court métrage de Timothée Hochet, tentative d’explication

Introduction

Je suis tombé un peu par hasard (via Patrick Baud qui assure la voix « off ») sur un court métrage intitulé « sous les draps ».

Je ne suis pas hyper enthousiaste car il ne m’a pas fait ressentir vraiment de peur ou d’émotion malgré l’excellente voix off. Je pense cela dit qu’il y a pas mal de potentiel et qu’il y a des choses à comprendre. Et que ça vaut en tout cas la peine de vous en parler. Je vais essayer de m’y atteler dans ce petit article.

Pour voir le court métrage, c’est là:

Le hasard n’existe pas (?)

  1. New York a perdu son « N ». La chambre comprend beaucoup d’éléments liés au voyage mais le « N » a disparu. Est-ce pour dire que ce voyage ou fuite est impossible ? Autre explication ? Je pense que N se prononce aussi « haine ». Cela veut dire que tant qu’il n’apprendra pas à haïr, il ne pourra s’échapper.
  2. Le cadre photo semble tenir dans le vide ? C’est étrange.
  3. Le gamin de la photo ne ressemble pas à l’enfant de l’histoire. Cheveux étranges et très fous. Le gamin est plus soigné. Le père n’a pas l’air habillé en marié. Pourtant la mère semble habillée en mariée. Est-ce que le gamin est le gamin ? L’homme tient le masque mais ne l’a pas sur lui-même.
  4. Le gamin demande quand rentre « papa ». Le ton de la mère change ensuite et passe de gentil à méchant. Le père semble être attendu par l’enfant et sans doute par la mère aussi vu que son départ semble la blesser. A moins que ce ne soit le fait que le fils l’attende qui la blesse.
  5. On parle de « voix » et pas de monstre. Est-on sur que le monstre existe ? Et que ce n’est pas seulement une voix que l’enfant entend. Quand l’enfant regarde sous le lit, le bruit s’arrête. Même si une lumière s’allume et il se remet sous la couette (lumière qui vient du couloir ?).
  6. Il se cache toujours sous la couette et la mère veut l’en empêcher. Mère ne veut pas qu’il soit en sécurité ? La voix insiste là dessus comme quoi la mère n’a pas vu de films d’horreur comme si son comportement visait sans le vouloir à insécuriser l’enfant. On peut voir aussi le refus de se cacher sous la couette comme le refus de la mère de permettre à son fils d’avoir son intimité, d’avoir une barrière entre lui et sa mère.
  7. L’enfant dit qu’il veut être sur que c’est son imagination, il veut donc être convaincu que les voix ne sont que dans sa tête.
  8. Que voit-il en dessous du lit ? Il y a un message ? Pour moi, il ne voit rien.
  9. La voix dit « tous ceux qui ne lui obéissaient pas mourraient », la mère dit « t’es pas mort ». Qui donc tue ceux qui n’obéissent pas ? Cette séquence me fait penser que la voix parle de la mère et qu’elle en donne l’indice.
  10. La mère parle du père comme d’un monstre. En rappelant qu’il a fuit en bousillant leurs vies.
  11. La mère est désagréable avec son fils, malheureuse et boit (alcoolique ?). Pas vraiment de complicité ou moments calins. Elle semble très amère.
  12. « Il avait l’impression d’être regardé », « Si pas ce que voix dit, tout le monde allait le regarder mourir sans même se rendre compte de ce qui allait se produire ». Ce passage met en avance les apparences trompeuses. Tout le monde sera trompé par les apparences et ne verra pas la fin arriver.
  13. La voix demande de ne pas réveiller la mère car « tu sais qu’elle ne pense pas que je suis gentil ». Pour moi, un indice que la voix représente bien le père.
  14. « Ne me regardez pas avec cet air accusateur », encore un indice qu’il ne faut pas se fier aux apparences.

Tentative d’explications …

Il s’agit d’un court métrage, on dispose de peu d’éléments pour comprendre. Cela rend l’exercice très difficile. Et certains faits ne sont pas toujours facile à voir, comprendre ou encore interpréter.

Mais, puisque ce n’est pas un jeu très risqué, je vais essayer comme d’autres de vous raconter l’envers du décor (comme je l’imagine):

Le père a fuit une femme toxique pour éviter de se faire tuer (psychologiquement). La mère en garde une grande amertume.

Le fils se demande pourquoi son père est parti, aimerait le rejoindre mais il ne peut pas (il manque le N de New York, il doit d’abord détester sa mère pour se sauver). Il communique dans son imagination avec son père. Et celui-ci le met en garde sur la vraie nature de sa mère et sur le fait qu’il n’est pas le monstre que sa mère prétend.

Le court métrage s’arrête là. Malheureusement, on peut supposer, d’où le fait que l’histoire soit triste, que le fils devra subir sa mère et ne rejoindra pas son père. Et qu’il en sortira abimé par la toxicité de sa mère.

C’était très risqué de faire une explication. Celle-ci est un peu plus originale que les autres que j’ai vues, c’est pour ça que je l’ai gardée. J’avais encore d’autres explications mais globalement, je garde la trame suivante: mère toxique, père bon ayant fuit (suicide aussi possible), apparences qui sont trompeuses.

Certains ont parlé de pédophilie, je n’y crois pas. Le père est regretté par l’enfant et semble également regretté par la mère. Il n’y a pas de traumatisme chez l’enfant. Aucun élément pour attester d’un quelconque problème relatif à un viol ou à des attouchements.

Mais je trouve ça intéressant que ça revienne autant dans les explications des internautes (dans les commentaires youtube): cela marque notre époque où la pédophilie est vue comme un problème très présent à cause du traumatisme lié à l’affaire Dutroux. Du coup, les gens y pensent naturellement même sans éléments probants pour l’attester. C’est limite inquiétant.

D’ailleurs, on pourrait même imaginer que le père est parti mais qu’il avait voulu protéger le fils du comportement incestuel de la mère. En effet, celle-ci l’empêche d’avoir son intimité, d’avoir une barrière matérialisée par la couverture entre lui et sa mère. Le rôle du père étant traditionnellement de couper le cordon et d’assurer cette séparation, il a peut-être été tué ou disparu parce que la mère ne voulait pas lui permettre de jouer son rôle.

Le loup de Wall Street, livre de Jordan Belfort; critique et analyse

Introduction

Dans ce petit article, je vais vous parler d’un livre que j’ai lu il y a quelques semaines: « le loup de Wall Street » écrit par Jordan Belfort. Un avis subjectif et quelques analyses et commentaires. Je n’en ferai pas trop pour cette fois-ci. Mais je me réserve la possibilité d’éditer l’article si je relis le livre (ce ne sera pas pour tout de suite).

Quelques mots sur le livre

Il a été publié en 2007 (mon édition, la française, date de 2009). Ecrit par l’auteur après les faits, il représente son unique point de vue, sans contradiction. Il est aussi écrit pour nous faire revivre la vie de Belfort dans les émotions qu’il vivait au moment où il les vivait. J’entends par là qu’on ne doit pas s’attendre à y voir un regard critique.

Personnellement, cela ne m’a gêné, je n’ai pas besoin qu’on me considère comme un enfant à qui il faut prémâcher une analyse teintée de morale.

On remarquera que le livre est sorti avant la crise financière de 2008 mais il en a certainement profité pour plus facilement se vendre dans le monde entier. Le film de Martin Scorcese avec Léonardo Di Caprio a également fortement aidé aux ventes du livre.

Couverture du livre

Couverture du livre

Différences avec le film ?

J’ai fait une critique du film sur ce blog.

Voici les principales différences entre le livre et le film (si vous en voyez d’autres, j’éditerai l’article, vous pouvez me les communiquer par mail ou commentaire):

  1. l’arrestation de Jordan Belfort n’a pas du tout été spectaculaire
  2. il n’a jamais tenté de corrompre un policier
  3. la cure de désintoxication n’est pas du tout mentionnée dans le film
  4. les ravages de la drogue et sa déchéance totale sont encore relativement doux dans le film
  5. la rupture avec sa femme sont évoqués, je trouve, différemment dans le livre, moins spectaculaire et plus intéressant. Les moments sont aussi différents. Notamment, le film mélange deux passages en les modifiant pour introduire la rupture dans une scène qui n’y était pas liée.
  6. le film fait l’impasse sur l’énergie qu’il investit dans Madden Shoes (groupe aujourd’hui encore prospère, sans doute en partie grâce à l’apport de Jordan Belfort et de ses relations)
  7. le livre est beaucoup plus succinct (une page environ) sur la collaboration de Belfort avec la justice. Il ne parle pas de trahisons venant de son entreprise (il me semble que dans le film, c’est moins clair).
    Au contraire, le policier qui le traquait indique bien que personne n’a voulu le trahir. Le livre dit, si on a bonne mémoire, que la trahison viendra de Suisse mais ne se fait pas plus précis que ça même si on suppose que c’est le banquier qui le trahit. Là dessus, je pense que le film est raccord, par contre.
  8. le livre donne beaucoup plus de détails sur les arnaques, sur le fonctionnement du monde de la finance, là où le film se contente de rester plus démonstratif sur les caractères des personnages et moins sur ce qu’ils font (de ce côté, c’est une bonne surprise car, après avoir vu le film, je voulais en savoir plus et j’espérais que le livre me donne les détails)
  9. le film ne parle que du banquier suisse sans évoquer le maitre faussaire. Ce qui offre une scène dramatique dans le film (après la mort de la tante de la duchesse) qui l’est beaucoup moins dans le livre.

Quelques thèmes …

La drogue, le pouvoir

Nous tous pensons que, si ça avait été nous, on aurait bien évidemment jamais plongé dans les excès connus par Belfort.

Peut-on vraiment en être si sur ?? Jordan lui même est très sobre au début et pense la même chose que nous. Ca ne l’empêchera pas de plonger … notamment à cause d’une mauvaise fréquentation.

Ce qui est sur, c’est que Jordan ne s’en sortira que grâce à un nombre très réduit d’amis. Beaucoup de vautours ou de relations toxiques tournent autour de lui, il devra faire le tri pour s’en sortir.

Je pense aussi que l’attrait du pouvoir était irrésistible pour une personne comme Belfort. Pour s’en sortir, il avait donc besoin de trouver une autre activité qui lui procure autant de plaisir. Ce seront les conférences, et cette fois-ci, ce sera pour le meilleur.

En soit, c’est un happy end et c’est aussi la preuve que Belfort n’était pas une personne fondamentalement mauvaise. Surtout quand on sait que son principal acolyte (celui qui l’a amené vers la drogue), lui, a, semble-t-il, continué dans le mauvais chemin.

Scène où Jordan est initié au crack

Scène où Jordan est initié au crack

L’histoire d’Amour

Il y a quelque chose que je trouvais intéressant car pas encore lu ailleurs.

Belfort a une relation compliquée avec les femmes. Il trompe sa femme mais l’aime plus que tout et craint de la perdre. Il quitte une femme qu’il aime pour une autre qu’il aime également. Il a beaucoup de charisme et il semble que les femmes de son entourage ne sont pas indifférentes à son charme (même si c’est écrit par lui, ça parait réaliste).

Par contre, penchons-nous un peu sur la « duchesse de Bay Ridge ». Si on lit le livre trop rapidement, ou surtout le film, elle peut passer pour une femme opportuniste qui part quand le bateau coule.

Toutefois, je trouve que si on lit bien le livre entre les lignes, on peut constater autre chose. Les ennuis judiciaires ne sont qu’un déclencheur, la cause me semble ailleurs. C’est quand Belfort arrête la drogue et redevient plus normal que sa femme se retrouve la plus malheureuse. Oui, bien sur, quand il a trop exagéré dans la drogue, elle a aussi voulu arrêter. Mais il avait été très très loin. Avant, elle avait toujours supporté ses excès sans vraiment, elle le dit elle-même, agir suffisamment pour le faire redescendre sur terre.

Je pense donc que, dans cette relation, il y avait surement une dimension aphrodisiaque au pouvoir, je ne le nie pas. Et quand le pouvoir a disparu, il fut moins beau, elle fut moins amoureuse.

Mais il y avait aussi autre chose. Un côté presque malsain à leur relation. Elle ne restait pas avec lui malgré son comportement mais sans doute aussi en partie à cause de son comportement.

C’est une conviction que j’ai eu lisant les descriptions de l’auteur qui semble presque l’évoquer sans s’en rendre compte lui-même.

Sur Jordan Belfort et la finance

Belfort est critiquable pour ses méthodes de vente. Il a été condamné. Il est également critiquable pour toutes les entorses à la loi qu’il a faites dans le but de s’enrichir toujours plus. Il a également été condamné pour cela.

Toutefois, je le répète, je l’avais déjà dit pour l’analyse du film, il a été bon pour l’économie (l’argent qu’il prenait servait à des start-ups soigneusement sélectionnées). Et, ce qui est intéressant, ce n’est pas aux « pauvres » qu’il s’attaquait. Ses techniques agressives étaient utilisées pour prendre de l’argent aux riches et les obliger à investir dans l’économie réelle.

En cela, il est très différent du reste du système financier qui, lui, s’attaquait aux petits épargnants en chouchoutant les plus riches pour souvent peu de résultats dans l’économie réelle. Il est aussi différent d’un Madoff qui prenait aux riches pour n’en faire, au final, aucun investissement réel.

logo de la société Stratton Oakmont fondée par JB

logo de la société Stratton Oakmont fondée par JB

Voilà pourquoi, je vais vous choquer, je considère que Belfort a mérité la prison mais que, si on compare ce qu’il a commis avec ce que d’autres ont commis, il a certainement été puni bien plus fort que ce qu’il aurait mérité recevoir.

Par ailleurs, la Bourse, c’est finalement beaucoup de hasard. Si certains ont perdu, d’autres ont aussi gagné. Et je ne sais pas si on peut vraiment faire porter la responsabilité à Belfort d’avoir fait perdre de l’argent à de riches fortunés. Toute personne sensée, à fortiori si elle est fortunée, devrait savoir que la bourse est un jeu très risqué.

Enfin, détail que le livre met beaucoup en avant contrairement au film, JB a lui-même investit dans une des entreprises qu’il a introduite en bourse. Et il y a investit temps, argent et relations pour faire de cette entreprise un véritable succès durable. Beaucoup d’arnaqueurs n’auraient jamais fait ça car ils sont incapables de construire ou de prendre des risques.

Juif

J’ai hésité à en parler car je n’aime pas l’utilisation qui pourrait en être faites par des antisémites.

Dans le livre, on peut voir que Jordan parle beaucoup de son côté juif même s’il ne semble pas très pratiquant. Cela le marque et cela se voit aussi dans ses relations. Il a un complexe d’infériorité à cause de cela et cela change aussi parfois sa vision du monde.

A ce propos, il y a des hasards de l’histoire qui peuvent paraitre cruels. Notre ami sait très bien ce qui s’est passé en Suisse durant la seconde guerre mondiale avec l’argent des juifs. Et il craint encore aujourd’hui pour l’argent qu’il planque là bas. Et finalement, c’est un banquier suisse qui sera à l’origine de sa chute. Que l’histoire peut être cruelle parfois quand elle se répète.

Belfort et le respect

Jordan Belfort est extrêmement intelligent et charismatique. Bien sur, il a des ennemis et c’est normal. Mais beaucoup le respectent. Moi-même, à la lecture du livre encore plus qu’au visionnage du film, j’ai été passionné par lui. Son livre ne quittera pas de si tôt ma bibliothèque. Je ne suis même pas sur que je sois prêt à le prêter.

Une phrase du livre (p. 754 de mon édition) illustre très bien cela et je voulais la partager avec vous:

 – Je (l’enquêteur) voulais vous dire, fit-il d’une voix empreinte de respect. Vous n’avez pas été un adversaire facile. J’ai bien du frapper à une centaine de portes, et je n’ai trouvé personne qui ait accepté de collaborer contre vous.

Il hocha la tête, encore stupéfait de la loyauté des strattoniens envers moi.

– J’ai pensé que ça vous ferait plaisir de le savoir, ajouta-t-il.

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Belfort est à droite // (c) rzuranski

Le mythe de l’auto régulation

Brièvement, je trouve intéressant la critique que fait Belfort du système et notamment du Nasdaq. Il met bien en avant le fait que l’auto contrôle, le contrôle des pratiques des sociétés par des organismes qui leurs appartiennent ne peut pas fonctionner. D’ailleurs, ce qu’il faisait était fait par tous. Tout le monde trichait.

Conclusion

Si comme moi vous aimez les biographies de personnes qui ont, à un moment donné, eu leur heure de gloire ou marqué leur époque d’une manière ou d’une autre, foncez acheter et lire ce livre.

Le style est intéressant, sans doute autant que cela doit être d’entendre l’auteur parler à une conférence. L’histoire de sa vie n’est pas si originale (drogue, pouvoir, déchéance, rédemption), mais formidablement racontée. Et puis, il faut bien l’avouer, aucune vie n’est jamais vraiment si originale. Mais sa vie, reste quand même, de mon point de vue, passionnante à lire et à découvrir.

Et l’identification joue. Oui, malgré qu’il ait pu être un beau salopard, le pouvoir, la richesse, ça attire quand même. Alors, on passe certains moments à se demander si on aurait aimé vivre cette vie, ce qu’on aurait fait différemment, etc … Et c’est gai.

Le livre est très long (760 pages dans l’édition de poche), sachez-le. Mais, ça se lit très vite. En l’achetant, vous contribuez aussi à indemniser les victimes de Belfort. Et si vous voulez prolonger la lecture, il reste le film dont j’ai fait une critique ici.

Ce qu’Helen Fisher nous apprend sur les antidépresseurs

Une vidéo TED

Ce dont je vous parle se retrouve dans la vidéo suivante « pourquoi nous aimons, pourquoi nous trompons » (TED). Dans cette vidéo, c’est Helen Fisher qui parle, une des scientifiques les plus expertes dans le domaine de l’amour.

Elle est passionnante et nous explique entre autres qu’il y a trois zones du cerveau (attachement, amour, désir sexuel) qui peuvent être déclenchées indépendamment les unes des autres. Et qu’il est possible d’être attaché à une femme, en aimer une autre et en désirer encore une autre.

Si vous voulez la voir en entier, voici le lien (elle dure plus de vingt minutes):

http://www.ted.com/talks/helen_fisher_tells_us_why_we_love_cheat?language=fr

Les effets des antidépresseurs

Je vous mets le transcript:

« Et ces médicaments augmentent les niveaux de sérotonine et en augmentant les niveaux de sérotonine, ils coupent le circuit de dopamine. Tout le monde sait ça. La dopamine est associée à l’amour. Donc, non seulement le circuit de dopamine est coupé mais ils effacent le besoin sexuel. Et en tuant le besoin sexuel, vous tuez l’orgasme. Et en tuant l’orgasme, vous tuez le flux d’hormones associé à l’attachement. Ces éléments sont connectés dans le cerveau. Et lorsque vous intervenez sur un processus cérébral, vous touchez à un autre processus. Je dis simplement qu’un monde sans amour est un endroit mortel. »

Elle le dit ailleurs, ces médicaments doivent pouvoir être pris, mais à court terme. Or, ils sont prescrits de plus en plus. Parfois trop facilement, et parfois trop longtemps.

Je pense qu’il est important de connaitre leurs effets avant de les prendre.

Personnellement, je n’ai jamais été fan des drogues et du plaisir artificiel. Et je classe les antidépresseurs dans cette catégorie. Mais si, en plus, ils ont ces effets sur le sentiment amoureux, sur l’envie sexuelle, sur l’orgasme, l’attachement, alors il est certain que je n’en prendrai jamais. Car les effets secondaires me paraissent beaucoup trop important pour en valoir la peine.