Ma fille en classe verticale de maternelles : premières impressions

[précisions pour les non belges: j’habite la Belgique, l’enseignement maternel représente l’enseignement dispensé aux enfants entre trois et six ans, il y a trois années. Cet enseignement est généralement précédé d’un « accueil » à partir de deux ans et demi, cet accueil étant gratuit, il est majoritairement préféré aux crèches et aux systèmes d’accueil des enfants en bas âge qui eux coûtent assez cher]

Ma fille a maintenant trois ans et trois mois. Elle est rentrée en classe d’accueil à deux ans et demi début janvier 2013 à l’école fondamentale Notre Dame de Namur. Elle y a appris beaucoup de choses et a été très gâtée par Madame Marie-Julie, Madame Véro et les diverses stagiaires qui se sont succédées.  Depuis septembre, elle est rentrée pour de vrai dans le système scolaire, c’est à dire en maternelle avec Madame Françoise.

Quand nous avons cherché une école et pris la décision de l’inscrire à Notre Dame à Namur, la classe verticale (mélange de premières, deuxièmes et troisièmes maternelles) était quelque chose qui nous séduisait quand nous l’avons découverte (nous ne savions même pas que des écoles l’organisait). Mais ce ne fut qu’un point parmi d’autres qui nous a décidé et pas un point déterminant.

Aujourd’hui, ce serait peut-être différent. D’abord parce que nous avons pu en parler plus longuement lors de la rencontre « parents-professeurs » mais aussi parce que nous avons pu entendre un professeur de primaire évoquer les effets positifs et voir notre fille s’épanouir parfaitement dans ce système.

Pour en dire un peu plus, les professeurs font des choses différentes avec chaque classe d’âge. Les enfants de première année sont appelés « Ouistiti », les deuxièmes « Koala » et les troisièmes « Kangourou ». Un enfant qui progresse un peu plus vite pourra apprendre en écoutant ce qui est dit avec les plus âgés. Il y a de l’entraide entre les différents âges : les kangourous accompagnent les ouistitis aux toilettes, les sorties scolaires sont plus faciles à gérer. L’entrée en primaire est facilitée car, dans la cour de récréation, il y a déjà des têtes connues. Les professeurs de primaire qui se plaignaient du manque d’autonomie voient que la situation s’est grandement améliorée.

Je ne sais pas combien d’écoles appliquent ce système mais je suis convaincu qu’il gagnerait à être étendu à de plus nombreuses écoles. Bien sur, tout changement provoque de l’appréhension et de la peur. Mais je n’ai jamais vu une telle unanimité, après coup, dans l’équipe pédagogique pour défendre le système: aucune personne à qui j’en ai parlé ne voudrait, pour rien au monde, revenir en arrière.

Je conclurai par ceci: si vous hésitez à mettre votre enfant dans une école qui applique ce système, n’hésitez plus, votre enfant en sortira gagnant. J’ajoute que l’école de ma fille comprend une population assez mélangée et que pour un enfant dont les parents ne parlent parfois pas la langue du pays (ou imparfaitement), l’apprentissage de l’autonomie est essentiel. Au delà du pédagogique, il y a donc un effet social encore plus appréciable ! 🙂

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