A Namur, un projet d’aménagement pour le grognon: de la préhistoire au 21ème siècle

Introduction

Le titre le mentionne, ce projet veut prendre en compte le passé mais sans non plus s’en tenir trop fermement à l’histoire du lieu. Il doit rappeler que ce lieu a été habité depuis des époques très lointaines mais nous n’avons pas voulu nous limiter à copier ce qu’il était exactement à ces moments-là mais seulement rendre hommage ou évoquer ces époques.

Dans cet article, chaque partie du projet est rattaché à une époque mais nous n’avons pas voulu présenter les projets par ordre « chronologique ». Nous avons choisi un ordre différent mais intuitif qui, nous l’espérons, ne vous déroutera pas. Nous terminerons par la mobilité qui n’est pas rattachée à une époque mais qui a évidemment son importance.

Le côté novateur, inhabituel ou même indésirable (le Parlement) de certains aménagements proposés est un risque que le projet ne plaise pas. Nous ne l’avons pas fait dans cette optique là. Nous avons plutôt cherché à satisfaire les besoins suivants en regardant ce qu’il pouvait être intéressant de faire pour les réaliser :

–          parking pour le bas de la ville

–          une place pour le Parlement qui ne soit pas écrasante mais qui s’intègre bien et qui rapproche un peu plus les citoyens de la démocratie

–          une place pour la culture, que ce soit via la Province (médiathèque) et/ou la Ville (bibliothèque)

–          un lieu qui exploite pleinement le potentiel touristique

–          une meilleure mobilité

–          un lieu plus convivial notamment en travaillant sur l’aspect vent, pollution sonore et pollution des gaz d’échappement

–          un lieu qui rende la citadelle encore plus majestueuse

–          une mixité des fonctions avec de l’horeca, du logement, des services et des bureaux

–          des gestes architecturalement intéressants

Les choix qui ont été faits de construire en partie en souterrain ont l’avantage de ne pas trop occuper en hauteur un espace aujourd’hui plat (si ce n’est les arbres) mais apportent également des coûts et des difficultés techniques plus importants. Ce sera au décideur de séparer le faisable et l’infaisable, l’abordable et le trop dispendieux.

Français : Namur, au confluent de la Sambre et de la Meuse / 1838 / Clarkson Frederick Stanfield

Namur, au confluent de la Sambre et de la Meuse / 1838 / (c) Clarkson Frederick Stanfield / provenance Wikimédia

Antiquité

Où l’on parle du Parlement et de culture, tourisme, séminaires, culte

L’antiquité est une époque qui nous rappelle la « naissance » de la démocratie en Grèce. C’est également celle des théâtres à flanc de montagne en forme d’hémicycles. Hémicycles que nous utilisons généralement pour installer les parlements modernes (le Parlement wallon étant justement une exception notable).

Or, si l’on veut bien tenir compte des éléments suivants :

–          Le Parlement wallon est à l’étroit, sa forme à l’anglaise est peu pratique, le nombre de parlementaires est restreint (75), il a prévu de longue date de s’étendre et il ne se réunit qu’une semaine sur deux à Namur tandis que les vacances parlementaires sont relativement longues

–          Le Grognon est un lieu symbolique où il ne serait pas idiot de voir le Parlement se positionner

–          La démocratie wallonne a besoin d’une transparence plus grande et de se rapprocher de ses citoyens

–          Le grognon est un espace assez grand et haut sur ses fleuves qu’il serait intéressant d’exploiter en profondeur et pas seulement par un parking

–          La vue sur la citadelle doit pouvoir rester en partie dégagée et en tout cas pas être défigurée

–          L’église toute proche à Jambes a besoin de rénovation et pourrait être déplacée (cf notamment cet article de 2010, celui-ci de février 2012 et ce dernier d’avril 2012)

–          Une salle de congrès suffisamment grande est recherchée sur Namur et des moyens ont été dégagés à cette fin

–          Une plus grande salle de concert est également recherchée

–          La citadelle accueille pour le moment très bien les grands concerts

–          Le lieu est magnifique et accessible en transports en commun

–          …

Nous pensons qu’il pourrait abriter un hémicycle qui pourrait se retrouver à deux endroits possibles : soit à la pointe du grognon adossé sur la « colline » (on se comprend) à la manière d’un théâtre grec (mais alors la taille serait restreinte, créant un problème pour l’utilisation multiple de celui-ci), soit enterré ou semi enterré sur le grognon un peu à la manière de l’Eglise de Brasilia mais en plus moderne et végétal et surtout en moins saillant (pas de pointe vers le ciel).

théâtre d'Epidaure // photo perso numérisée

théâtre d’Epidaure // photo personelle numérisée

Cet hémicycle servirait préférentiellement de manière multifonctionnelle : pour le Parlement Wallon, pour des séminaires (si la taille suffisante peut être obtenue), pour des évènements culturels (concerts) et même éventuellement pour des offices religieux (avec présence, dans ce cas d’un lieu monofonctionnel religieux qui serait adossé et qui serait souterrain et semi enterré également). La configuration d’un hémicycle pour autre chose qu’un Parlement est inhabituelle mais intéressante. L’hémicycle offre, en effet, un rapport à la scène totalement différent des autres types de scènes et cela pourrait en faire un endroit particulier.

Il devrait, pour marier les fonctions parlementaires et autres, pouvoir être adapté facilement mais cela ne semble pas un obstacle majeur. Cette utilisation multiple en diminuerait le coût pour le Parlement Wallon (qui se réunit rarement en plénière) en le partageant avec d’autres opérateurs.

L’hémicycle serait en partie transparent pour permettre, même de l’extérieur, de voir l’activité à l’intérieur ce qui est aujourd’hui totalement impossible. Le passage de l’extérieur jusqu’aux sièges visiteurs serait facilité par rapport à la situation actuelle (moins de portes à franchir) et même encouragé avec un affichage des heures de séance et un encouragement à y assister. Les citoyens, qui ne sont pas toujours au courant de la possibilité d’assister aux séances, seront moins intimidés et sauront plus facilement quand une séance a lieu.

En mariant les fonctions, on permet d’éviter de faire d’autres dépenses ailleurs notamment pour une église (ce qui était prévu il y a quelques années dans le cas de celle de Jambes), une salle de concert (le réaménagement du grand manège par exemple) ou une salle de congrès. C’est un avantage financier mais aussi en termes d’utilisation rationnelle de l’espace (les espaces sur lesquels on ne construit pas ailleurs peuvent servir à autre chose).

Enfin, on en fait un lieu qui peut figurer dans les livres d’architectures (en étant alors attentif à l’exemplarité et à la singularité du bâtiment). Il pourrait, pour l’aspect « durable » être chapeauté par un toit en verre en partie « solaire » et végétal afin que la lumière entrante ne soit pas trop importante ou éblouissante (les reflets) et n’en fasse pas une fournaise tout en fournissant de l’électricité pour son fonctionnement.

Dans le cas d’une utilisation pour des offices religieux, on peut imaginer une chapelle qui serait attenante et semi enterrée également. Les églises ont besoin d’être grandes principalement pour accueillir les croyants durant la messe et les différents offices. En dehors de cela, des lieux beaucoup moins grands peuvent suffire et seront plus faciles à surveiller. En jouant avec les lumières et les vitraux, il est possible d’en faire un lieu très intimiste avec une ambiance spéciale apte au recueillement.

Une salle de fêtes et de réunions (mariages, communions, petits évènements, petits séminaires) pourrait également être attenante à l’hémicycle et également semi enterrée. Ce lieu serait un lieu de fêtes « privées » et non pas une boite de nuits.

Moyen-Age

Où l’on parle de logement, tourisme, horeca, agora à proximité de la citadelle

Beaucoup de projets d’aménagement du grognon évoquent la reconstruction de celui-ci et souvent une reconstruction dans un style ancien. Beaucoup également prévoient une place avec fontaine propice à la rencontre et à l’horeca. Nous faisons un constat similaire.

Le nom « moyen-âge » pour cette partie du projet n’est peut-être pas très judicieux car les façades pourraient ressembler à d’autres périodes moins éloignées dans le temps  mais a été choisi à cause de l’aménagement spécial que nous projetons pour une partie des rues de ce quartier à reconstruire.

Sur certaines photos anciennes on peut voir un ancien quartier assez dense et certaines vues montrent que les constructions à proximité de la citadelle ne gâchaient pas la vue et, au contraire, rendaient la citadelle plus majestueuse à condition de ne pas dépasser une certaine hauteur.

Le quartier a un haut potentiel touristique et horeca. Ce potentiel est actuellement mis à mal par la circulation automobile en surface et par le caractère trop ouvert aux vents du grognon. Cela fait en sorte qu’il faut être un peu « fou » pour venir s’assoir sur un banc sur cette esplanade. Nous expliquerons à la fin comment nous réglons le problème de la circulation. Quant au problème du vent, il se règle de lui-même en construisant, ce que nous allons faire.

Quiconque s’est déjà promené dans certaines ruelles moyenâgeuses peut se dire que c’est quelque chose de relativement particulier. Les ruelles sont extrêmement étroites, parfois pas plus d’un mètre entre deux façades. Personnellement, je trouve que l’impression donnée est « délicieuse ». Certaines parties du piétonnier ont cet aspect. Près de chez nous, peut également tester cette configuration à Wavre dans la ruelle nuit et jour et la rue de la source près de la rue Pont du Christ.

(c) FredArt http://www.flickr.com/photos/fredart/6619306025/sizes/o/in/photostream/

(c) FredArt // Une ruelle du Mont Saint Michel

Le problème est qu’aujourd’hui cette configuration pose des problèmes en termes de sécurité (pompiers) et d’accessibilité (PMR). Nous pensons donc que l’utilisation de ce type de ruelle ne devra pas être trop importante de manière à pouvoir répondre à ces impératifs.

Nous voyons donc, à proximité de la citadelle, un petit quartier de bâtiments au style anciens avec des rues étroites, une place de taille moyenne avec fontaine et de l’espace pour l’horeca. Et des rues plus larges qui desservent la place et l’entrée principale des bâtiments. Les bâtiments auraient l’apparence de maisons unifamiliales mais formeraient en réalité plusieurs gros bâtiments continus : des chambres d’auberge de jeunesse (ou un hôtel similaire), des chambres d’hôtels de moyen/haut de gamme pour accueillir des touristes et les visiteurs de séminaires et, éventuellement, des logements si la place le permet. Les cafés et restaurants seraient tenus par l’auberge et par l’hôtel.

L’auberge de jeunesse de Namur connait un grand succès malgré sa situation éloignée. Il ne sera pas question ici de la déménager mais plutôt de réfléchir à une extension plus confortable dans la lignée des auberges de jeunesses modernes (ce qui permet d’attirer un public de jeunes couples ou de jeunes familles plus facilement). Cet hébergement « jeune » pourrait également être pris en charge par autre chose qu’une auberge de jeunesse, certaines chaines d’hôtels ayant la même cible et des prix similaires.

La hauteur de l’ensemble ne dépasserait pas un ou deux étages avec éventuellement des toits plats.

Des toilettes publiques seraient prévues.

La place doit être un agora et un lieu de rencontres et de détente agréable.

Préhistoire

Où on parle logement, bureaux et commerces ou services publics

Afin d’en faire un lieu qui soit mixte de toutes les fonctions, il nous manque encore des logements, des bureaux, des commerces et des services publics.

Pour cet aménagement-ci, nous nous intéressons aux abords de la place du grognon. Ou plutôt aux contours pour la construction qui sera sans doute la plus « originale du projet ». Il est nommé préhistoire car, dans ce temps-là, on vivait parfois dans des grottes et des espaces enterrés.

On construirait sur tous les abords, hormis la pointe, des logements et des services. L’impératif sera de maintenir la vue sur la citadelle et de couper le vent qui vient du large.

Côté Meuse, des logements et des bureaux avec un ou deux étages en sous-sol et un étage au dessus. Ces constructions ne formeraient pas une continuité totale afin de maintenir des espaces avec point de vue en hauteur sur la Meuse et l’autre rive. Mais ce serait suffisamment continu pour diminuer les inconvénients du vent à l’intérieur du grognon.

Si Botta avait eu une idée intéressante avec le bateau, elle était trop écrasante pour le grognon et ne s’y intégrait pas. Nous proposons ici de donner une forme architecturale aux bâtiments « préhistoire » qui puisse rappeler les bateaux ou les péniches qui croisent à quelques mètres de là. Des hublots pourraient par exemple être utilisés pour les fenêtres de la partie souterraine.

Une telle construction ne serait pas non plus sans rappeler la citadelle elle-même qui connait de grandes galeries souterraines avec vues sur l’extérieur. Une forme « citadelle » pourrait donc également être une idée intéressante mais en prévoyant évidemment une luminosité suffisante. Une partie des sous-sols pourraient éventuellement également convenir à des activités réclamant peu de lumière et des conditions de températures relativement fraiches (?).

Vieille porte en bois dans les souterrains de la citadelle de Namur de Pierre-Henry Muller http://www.boreally.org/militaire-abandon/souterrains-citadelle-namur/attachment/vieille-porte-bois-souterrains-citadelle-namur/

Vieille porte en bois dans les souterrains de la citadelle de Namur de Pierre-Henry Muller

L’affectation des lieux côté Meuse serait, à priori, en grande majorité consacré aux logements, bureaux et petits commerces ou services.

Côté Sambre, toujours sans aller jusqu’à la pointe, on installerait soit la médiathèque (qui doit déménager ?), soit la bibliothèque communale (prévue également en déménagement), soit les deux, soit des commerces ou une halle sousterraine pour des fruits et légumes.

À cet endroit là, nous construirions plus bas que côté Meuse mais garderions un demi étage de hauteur pour avoir une certaine symétrie (avec donc un accès à moitié enterré). Pour pallier le manque de lumière naturelle, nous prévoyons des surfaces vitrées très grandes pour les ouvertures sur la Sambre. Il y aurait deux sous-sols et un accès possible depuis le quai en sortie comme en entrée avec une possibilité d’aller du quai au grognon par un passage indépendant et un ascenceur.

On permet ainsi de répondre aux besoins de la maison de la culture (qui doit se rénover) ou de la bibliothèque (qui doit déménager) et d’ajouter une raison « culturelle » à l’endroit. Ou dans un autre cas, d’accueillir une moyenne surface ou une « halle » aux fruits et légumes réclamés par certains et cela dans un lieu qui soit relativement frais (et donc propice à la conservation des fruits et légumes).

Le point de vue sur la citadelle n’est pas abimé car on ne construit pas à la pointe et les constructions sont de hauteur tout à fait raisonnable.

21ème siècle

Où on parle de la pointe du grognon et de la passerelle

Nous nous attaquons ici à la pointe du grognon.

On garde la statue d’Albert 1er dans tous les cas (donc, même si intégration de l’hémicycle sur la « colline ») mais on la place moins en hauteur et plus à portée du citoyen pour la rendre plus humaine mais pas pour autant moins majestueuse. Elle serait la plus proche possible du confluent comme pour en faire un assaillant ou spectateur de celui-ci.

Au dessus des eaux, nous prévoyons un système équivalent à celui en vigueur à Malines au dessus de la Dyle : une sorte de ponton qui colle à la Meuse de manière à ne pas être submergé par celle-ci même en cas de forte montée des eaux et à être toujours près du fleuve.

Cela donne une impression tout à fait spéciale puisque le ponton bouge avec les mouvements de l’eau et c’est très agréable. Se retrouver au plus près de l’eau (et même carrément au dessus) est également un moment particulier que les badauds apprécieront.

Ce ponton permettra de rejoindre la passerelle qui traversera la Meuse (cf plus bas) en faisant sur quelques mètres le chemin jusqu’à celle-ci où elle rejoindra un escalier qui permettra de monter dessus (ou de faire le chemin inverse).

Pour le reste, l’aménagement actuel du lieu ne serait pas changé fondamentalement, ce qui n’est pas une mauvaise chose afin de ne pas faire totalement table rase du passé.

Les abords resteraient tels qu’aujourd’hui du point de vue des fonctions et de l’aménagement mais rien n’empêcherait de faire des modifications pour rendre le lieu plus attrayant. Un horeca pourrait également être installé de manière plus permanente.

La passerelle serait l’option étudiée il y a un an, présentée à la semaine de l’aménagement durable et qui la fait démarrer aux environs d’Harscamps pour aboutir de l’autre côté du fleuve (du moins sur le principe de la localisation bien plus que celui de l’architecture qui avait été présentée). Une passerelle qui fait face au grognon, donc.

Cette option a l’avantage d’être moins coûteuse et de nécessiter moins d’expropriations tout en offrant non seulement une fonction de mobilité mais également une fonction touristique. Pour nous, la question du point de vue depuis le pont des Ardennes ne se pose pas car il est possible d’en soigner l’architecture, d’une part, et, surtout, parce que le point de vue sur le grognon et la citadelle ne se feront plus depuis le pont des ardennes (d’ailleurs mal situé pour les touristes) mais depuis la passerelle elle-même justement.

Pour bien assurer la fonction tourisme-mobilité, elle devra être suffisamment large pour permettre l’installation de bancs aux meilleurs endroits tout en offrant aux piétons et vélos de se croiser en toute sécurité. En son point le plus proche de la pointe du grognon, elle sera reliée, comme expliqué ci-avant au ponton de la pointe du grognon. Cela permettra de faire du confluent proprement dit un lieu central de communication. Et cela offrira également une amélioration de la mobilité, y compris depuis le grognon puisqu’il serait relié indirectement à la passerelle.

Mobilité

Où on parle des transports en commun, de l’évacuation en souterrain de la circulation, du parking souterrain et de la namourette

Le grognon dans sa forme actuelle // (c)  bastienwilmotte http://www.flickr.com/photos/bab0u/6603936291/sizes/o/in/photostream/

Le grognon dans sa forme actuelle // (c) bastienwilmotte

Un arrêt « namourette » au grognon nous semble indispensable dés le moment où celui-ci sera réaménagé.

Le parking souterrain serait construit sous le grognon à une distance suffisamment proche de la route pour faciliter les entrées et sorties.

La seule circulation qui passerait encore en surface serait celle des bus. Les cars de touristes pourraient y avoir leur parking en attendant un meilleur endroit (c’est-à-dire la citadelle le jour où on réinstalle un téléphérique).

Le reste de la circulation passerait en souterrain et irait de la Meuse à la Sambre (et vice-versa) et de la Meuse jusqu’au grand pont (et vice-versa). Le petit pont côté Halle Al Chair deviendrait piéton. Il ne serait donc plus possible, en venant de la Sambre d’aller vers le Boulevard Cauchy. Ceci permet d’éviter un rond-point souterrain et de donner pleinement au boulevard Cauchy son rôle de petit périphérique en « obligeant » les voitures en provenance du nord à l’emprunter. Du reste, nous pensons que c’est déjà ce qu’il se passe majoritairement. Nous sommes évidemment très ouverts sur cette question puisque des experts en mobilité sont plus compétents que nous pour étudier ce genre d’impact.

En surface, le grognon devient ainsi un lieu de croisement de mobilité douce qui n’oublie pas les voitures (parking) mais qui rend à nouveau agréable et respirable ce grand espace actuellement pollué par le bruit intense des voitures et les odeurs des échappements. L’enterrement de la circulation nous parait un préalable indispensable à tout aménagement du grognon, du moins si on veut en faire un succès. Cela permet notamment d’éliminer les barrières pour se rendre d’un coin à l’autre et de libérer de l’espace pour son aménagement.

Conclusion

Il n’échappera à personne que le projet mélange de très nombreux intervenants différents dont du public et du privé. Nous pensons que, vu les aménagements prévus et les besoins des différentes institutions aujourd’hui sur la place namuroise (la province prévoit de rénover la maison de la culture, le parlement est à l’étroit, le gouvernement et l’administration vont grandir avec les transferts de compétence, il manque de chambres d’hôtels, de l’argent est prêt pour investir dans le logement en centre ville), cela pourrait être une condition du succès notamment pour trouver le financement.

Enfin, et vu les nombreux problèmes de contestation citoyenne sur les aménagements prévus dans le passé, nous désirons que l’aménagement définitif soit décidé par une consultation populaire et nous apprécions l’opération de la RTBF visant à demander aux citoyens de s’exprimer.

C’est peut-être paradoxal mais, puisque le citoyen a empêché (pour les raisons qui sont les siennes) l’aménagement par le passé, il doit rester responsabilisé sur l’aménagement futur. Et rien ne serait plus beau qu’un aménagement qui serait enfin approuvé par les citoyens de la ville.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s