Perfect Mothers de Anne Fontaine

Voici donc mon deuxième article de ce blog sur un film. Je l’ai vu mercredi 3 avril 2013 au cinéma et, n’ayant pas le DVD, je me suis basé sur mes souvenirs. L’article a été écrit en plusieurs fois.

Il est conseillé d’avoir déjà vu le film vu que je fais des spoilers. Si vous ne l’avez pas encore vu, il vaut mieux postposer la lecture de ce commentaire. 😉

Petites précisions sur le film

Fiche Allociné, fiche wikipédia.

La réalisatrice est Anne Fontaine. Le film est sorti en Belgique ce mercredi 3 avril 2013. Il est basé sur le livre Les Grands Mères.  L’auteur du livre est une femme, prix nobel de littérature: Doris Lessing.

affiche du film Perfect Mothers

affiche du film Perfect Mothers

Résumé

Deux mères, deux fils. Elles vieillissent, eux aussi. Une histoire d’amour croisée commencera avec tous les problèmes que cela occasionne.

Pourquoi analyser ce film ?

Je suis sorti très mal à l’aise de la séance de cinéma sans avoir pour autant l’impression d’avoir vu un mauvais film. Il n’y a pas beaucoup d’action mais il y a pas mal de symboliques qui méritent discussion.

Commentaires sur divers thèmes

Perfect Mothers (titre francophone) / Two mothers (titre anglophone)

Le titre est assez bon et, cela, aussi bien en anglais qu’en français. En effet, l’accent est mis sur les « deux » mères, celles qui sont les amantes. « Two » exclut donc les deux autres mères, celles qui rendent « grand-mères ». Le mot « mères » présent dans les deux titres met en évidence, de mon point de vue, que c’est bien la relation « incestueuse » qui est au centre du film. Le mot grand-mère n’aurait pas eu de sens car cette relation n’occupe que peu de place. Enfin, le « perfect » rappelle, par opposition, qu’on est pas ici dans la normalité. Nos mères ne se comportent PAS comme des mères parfaites. Elles en parlent d’ailleurs durant le film. Elles ont voulu l’être, de manière rationnelle, mais ont finit par se laisser aller à leur désir.

Les deux titres sont donc bien choisis et reflètent bien le film.

Omniprésence de la plage

La maison que les protagonistes habitent se situe en bordure et dans les hauteurs d’une plage australienne.

Une grande majorité des scènes incluent cet environnement et cette plage, soit avec le bruit des vagues en fond sonore, soit on est directement sur celle-ci soit encore on est dans la maison.

Les scènes où elle n’est pas présente sont rares. Très peu de scènes ont lieu à Sydney ou dans la ville. Quand le mari de Roz revient de son premier séjour à Sydney où il commence un nouveau travail, il dit cette phrase: « je crois bien que c’est cela qui m’a le plus manqué, ce bruit des vagues toujours présent » (citation certainement imparfaite puisque basée sur ma mémoire).

Dans mes souvenirs de lectures freudiens, cette plage ou mer pouvaient avoir des significations liées à la mère, l’accouchement et au sexe notamment. Ce n’est donc pas anodin dans l’histoire présente.

Une petite recherche sur internet donne une signification possible de limite entre le conscient et l’inconscient. La mer agitée et les vagues dans lesquelles on disparait rappellent encore une fois notre mère. Au sujet du rocher sur lequel on bute, on peut lire ceci:

« Plus vous approchez de votre inconscient et plus vous venez buter sur des obstacles que vous avez rencontrés autrefois sans savoir les franchir. »

Intéressant quand on sait que l’un des fils atterrira, en colère après la rupture d’avec l’amie de sa mère, sur un rocher qui le laissera même inconscient et le fera atterrir à l’hôpital. De cela suivra une nouvelle relation plus saine même si en définitive temporaire. Le rocher symbolise donc ce complexe d’oedipe qui l’avait déjà fait échouer dans le passé et qui l’empêche ce jour là encore de réaliser son rêve d’épouser sa maman.

© Gaumont Distribution

© Gaumont Distribution // à noter qu’à ce moment où l’on voit le quatuor faire face à la plage, nos deux mamans réconcilient de la mort d’un des pères, l’autre étant chroniquement absent.

Maintenant, penchons-nous sur « Introduction à la psychanalyse » de Freud et voyons ce que nous pouvons en tirer d’intéressant pour l’analyse présente.

A propos de l’eau et du fait d’en sortir, d’en rentrer ou d’en être sorti, il dit, p. 180 (édition 2001, petite bibilothèque Payot) « qu’il existe entre cette personne et le rêveur une relation maternelle ».

On peut encore lire p. 184, « la topographie compliquée de l’appareil génital de la femme fait qu’on le représente souvent comme un paysage, avec rocher, forêt, eau ». Maintenant, retournez quelques lignes en arrière et regardez la photo (le film présente d’autres plans plus explicites encore). Le paysage semble extrêmement bien choisit.

Cette plage, cette mère, ces vagues qui sont présents en permanence comme un bruit de fond (or souvent, dans les rêves, l’important n’est pas apparent mais en arrière plan) expriment donc à eux seuls l’importance de la relation mère-fils dans cette histoire. Et même la dominance de la composante féminine de cette relation.

© Gaumont Distribution // nos amis passeront beaucoup de temps sur ce "radeau"

© Gaumont Distribution // nos amis passeront beaucoup de temps sur ce « radeau »

Je terminerai ce chapitre sur la plage et sa symbolique dans l’histoire du film par évoquer ce que j’appellerai le « radeau ». Dans l’histoire, il apparait dés le début où on voit les deux meilleures amies y boire une petite fiole l’une après l’autre (je n’ai pas compris la signification de ce passage mais je suis demandeur si quelqu’un a une hypothèse). Ensuite, il apparaitra régulièrement. En général, on vient s’y reposer. Parfois on y découvre quelqu’un qu’on attendait pas.

Sur un site internet, on peut lire l’explication suivante pour le symbole du « radeau »:

« Chez un enfant, un rêve de radeau peut symboliser le sentiment d’isolement qu’il ressent au milieu d’un univers essentiellement féminin. Il possède néanmoins une structure interne masculine suffisante pour ne pas laisser sa personnalité se dissoudre dans cette nature féminine. Les bases solides qu’il possède lui ont été transmises par un élément masculin qui fait maintenant défaut à son environnement, d’où un sentiment d’abandon. »

On y retrouve des éléments forts du films dont certains seront traités dans la suite (l’abandon de l’élément masculin notamment).

Enfin, pour terminer sur la plage, bien que le film soit réalisée par une personne francophone, il a été tourné en anglais et en Australie, notamment pour mieux respecter le livre. Cela a notamment permis de garder ce paysage que nous connaissons bien et que nous avons analysé avant. Le fait même qu’il était considéré comme important de rester proche du livre nous fait penser que ce n’était certainement pas anodin. D’ailleurs, ils sont tombés sur ce paysage australien sans même savoir que l’histoire racontée dans le livre se passait en Australie. Comme si ce lieu était finalement le meilleur qui pouvait être pour raconter cette histoire.

Anne Fontaine, dans son interview au Nouvel Obs dit d’ailleurs ceci:

« J’ai d’abord pensé faire le film en France et en français mais, très vite, j’ai compris que ça ne collait pas. Impossible de transposer l’Eden décrit par Doris Lessing à Biarritz ou à Belle-Ile-en-Mer »

La journaliste a écrit Eden avec une majuscule. Moi, je l’ai mis en gras. Quel mot ! Je ne peux pas croire au hasard. Le jardin d’Eden, lieu où Adam et Eve ont croqué la pomme (pomme qui est présente à l’un ou l’autre moment du film) et sont devenus des « hommes » (dans mon sens: avec les tabous qui accompagnent le passage dans l’humanité notamment la pudeur mais certainement également d’autres tabous qui accompagnent les hommes dont celui de l’inceste).

IMPORTANT. Je ne suis pas psychanalyste ou spécialiste de ces questions, n’hésitez pas dans les commentaires à exprimer d’éventuels désaccords et à enrichir le débat. Je modifierai l’article en fonction.

Un film par des femmes pour des femmes

Avant d’aller voir ce film, j’en avais entendu parler via un petit article sur internet puis j’avais lu le résumé sur le site internet du cinéma. Par la suite, j’ai encore voulu lire d’autre interviews et anecdotes avant de commencer cette critique.

Quelque chose m’a tout de suite interpellé. Cette histoire a été écrite par une femme (et le film respecte apparemment beaucoup le livre). La réalisatrice et les deux actrices principales ont été tout de suite passionnées par l’histoire. Cette histoire semble donc profondément toucher les femmes.

En tant qu’homme, j’ai eu du malaise à le regarder ce qui semblait moins le cas des femmes présentes alentours. Les questions « philosophiques » qui sont posées le sont davantage à l’égard de nos deux mères qui se demandent si elles doivent le faire ou non. On a d’ailleurs une mère « rationnelle » qui met fin à l’histoire par deux fois et une « émotionnelle » qui ne peut résister même si, paradoxalement, c’est la mère « rationnelle » qui cède en premier.

Ce film semble, en tout cas, particulièrement parler aux représentantes du sexe féminin (et peut-être même plus encore aux mères). Cela m’accroche dans l’idée qu’il y a un contenu qui fait miroir dans leur conscient ou dans leur inconscient.

Par pure curiosité, j’ai essayé de classer les notes données par les spectateurs sur le site allociné et de les mettre dans des colonnes F et M ou encore inconnu quand je n’avais pas d’indices assez sérieux sur le sexe du commentateur. En faisant la moyenne, j’obtiens 3,5 pour les femmes et 2,65 pour les hommes. Cela n’a évidemment pas grande signification vu l’échantillon mais cette note plus élevée donnée par les femmes que par les hommes s’ajoute simplement au reste.

Où sont les pères ?

Un des deux pères décède dés l’entame du film. L’autre qu’on annonce comme très peu présent et très pris par son travail sera évacué par une promotion très loin. Si Roz semble mal prendre ce départ qui arrive brusquement, c’est celui-ci qui donnera lieu à la première relation sexuelle avec le fils de son amie. Et quand elle refuse d’accompagner son mari comme prévu initialement, on devine que derrière cette maison qu’elle ne veut pas quitter il y a sans aucun doute les personnes de son amie et des deux fils qu’elle ne veut pas quitter.

Or, si l’absence de ce seul père permet à l’inceste de commencer et de durer, on peut sans doute faire un parallèle certain avec le complexe d’Oedipe où c’est le père qui a le rôle d’empêcher que le tabou se produise et qui est ainsi le rival de son fils. Rival que ce dernier voudra ensuite dépasser et imiter.

D’ailleurs, celui des deux fils qui n’a presque pas connu son père est justement celui qui accepte le moins la rupture de l’inceste. Celui qui n’oubliera jamais son amour jusqu’à ce que l’inceste recommence.

L’autre, très vite, trompe sa « mère de substitution » avec une actrice qu’il découvre en jouant le metteur en scène (… son père est professeur d’art dramatique). Cette « tromperie » se fait loin du cocon familial malsain que le père a lui même quitté. Il se fait même précisément dans la ville où vit désormais le père. Si Tom retombera dans l’inceste, c’est aussi celui qui en est capable tout en vivant une relation « normale » simultanée et en s’éloignant régulièrement pour des longues périodes du cocon familial malsain.

Le fait que Tom ait encore un père ne peut donc pas être un hasard. Si ce dernier a été trop souvent absent, il est encore là et n’a failli qu’à moitié à limiter les dégâts. Ian ayant lui complètement sombré dans le sordide de la situation.

Tom et Ian deviendront également parents. Tom par choix et après un mariage à l’église (une forme de normalité). Ian le devient sans s’être marié, par « accident » et l’apprend alors qu’il s’apprêtait à quitter sa copine.

Un soir, Ian comprend que Tom et Lil couchent encore ensemble et cela le met dans une grande colère, lui qui a mis cette relation en sourdine contre sa volonté. Il force alors la rupture d’avec leurs copines « normales » en faisant en sorte que les relations croisées soient mises au jour, cela sans aucun remord. Le comportement de Tom était différent. On ne voit pas sa réaction au moment de la rupture mais on sait qu’il entretenait les réactions parallèles sans difficultés depuis un certain temps. Il n’avait à priori pas d’intention de rompre puisqu’il se satisfaisait de cette double relation. C’est donc celui qui a le mieux assumé son rôle de père, en prenant ses responsabilités là où Ian se fiche complètement des conséquences de ses actes, trop obnubilé qu’il est par son propre désir.

Finalement, les enfants leur sont retirés le soir-même par les mères qui s’enfuient de ce lieu malsain.

Les deux enfants (des filles … un hasard ?) sont retirés à leur père sans que ceux-ci n’opposent de résistance. Seul Roz, qui semble être la plus « normale » de la bande montre de la tristesse à voir sa petite fille partir et disparaitre. Ce départ rapide et imprévu m’a, par ailleurs, fait penser au départ du père dans des circonstances similaires (peut-être a-t-il perçu inconsciemment l’inceste et décidé de s’enfuir ?).

De là arrive la fin du film. Tous les quatre sont sur le radeau au milieu de la mer. Leurs enfants sont partis, loin, ils ne les reverront sans doute plus.

Roz était celle des quatre qu’on voyait le plus s’occuper des enfants, leur lire une histoire dans le lit, leur dire « au revoir » au moment où la voiture part, les larmes aux yeux. Elle aura justement, par la suite, la réflexion qu’elle avait voulu être une mère « parfaite » et que peut-être était-ce elle qui avait eu tort. Sans mari, sans plus de pères (le « vol » des enfants peut être résumé également comme un vol de paternité) présents pour remettre les choses à leur place, la déviance revient et s’installe cette fois-ci dans la durée.

On remarquera que toute personne qui pouvait gêner l’amour que les membres du quatuor se vouaient entre eux finit par disparaitre. Mais surtout, à mon sens, toute personne qui aurait pu être un danger ou un rival vis-à-vis des mères elles-mêmes. Les pères disparaissent, eux qui auraient pu rappeler l’interdit et la morale. Les petites-filles et les belles-filles également, elles qui auraient pu être des rivales « amoureuses » directes et qui en partant permettent justement d’enlever la « casquette » de père et mari à Ian et Tom.

Un film à quatre

Si bien sur d’autres personnages sont présents, on ne retrouve sur les photos du film (via la fiche allociné) que nos deux mères et deux fils. Les plans plus larges montrent parfois d’autres personnes sur la plage très loin en arrière. Très peu de figurants et avec très peu de présences. Les deux fils n’ont, dans mon souvenir, des jeux avec d’autres enfants qu’à un seul moment.

Il y a un côté autarcique et malsain à ce quatuor qui vit sans se préoccuper des autres ou même qui fuit par moment la présence de l’altérité. Cela peut marquer aussi la distance par rapport aux normes imposées par la société.

Une relation incestueuse …

© Gaumont Distribution

© Gaumont Distribution

Dans ce film, l’inceste est partout et il est nulle part. Il est partout et crève l’écran pour qui veut se donner un peu la peine de le voir. Il est nulle part pour celles (j’utilise le féminin à dessein) qui ne veulent pas le voir.

Techniquement, en effet, ce ne sont pas les mères biologiques. Cet argument est utilisé pour justifier l’injustifiable. Et ce sont des femmes qui me l’ont donné. Je peux d’ailleurs citer une critique qui dit exactement ceci:

« Anne Fontaine parvient à donner des contours parfaitement acceptables, voire attirants, à une histoire qui joue des tabous et des interdits. » (Florence Leroy)

Pourtant, ces enfants ont été élevés par les deux femmes en même temps. Presqu’en coparentalité. Des liens maternels se sont donc noués avec les deux enfants. D’autant plus que les deux mères sont aussi les deux meilleures amies du monde et cela depuis leur prime enfance.

De plus, en psychologie, le choix de devenir amant de la meilleure amie inséparable de sa mère n’est pas anodin, dans les deux cas.

Et, comme il est dit dans le film par Lil, ces sentiments, Roz les avait forcément avant et elles les ont vu grandir (je ne pense pas que ce dialogue soit un hasard, d’autant plus sachant que Lil ressent la même chose). Ces sentiments existaient donc déjà avant que les deux enfants grandissent et prennent une apparence d’adulte. On retrouve donc l’impression d’un complexe d’oedipe qui revient. Une situation dans laquelle les adultes doivent être assez fort pour mettre un terme, ce qu’ils n’arriveront pas à faire bien qu’ils essayent à deux reprises.

Apparence d’adulte ? Pas de barbe, pas de pilosité. Un caractère relativement immature (spécialement pour Ian). On a donc des adultes qui sont encore un peu des enfants. Et qui se disputent même comme des enfants que leurs mamans doivent séparer. A ceci près que ce ne sont plus les mamans qui séparent mais les amantes. Comme si elles étaient les « vraies » mamans maintenant.

Enfin, faute de grive on mange des merles. Le désir de la mère est probablement présent mais, puisqu’il ne peut s’exprimer, il dévie vers la meilleure amie. C’est la personne la plus proche de ce qu’on cherche avec qui on couche. Une manière de se rapprocher au plus près du but. C’est aussi une manière pour le film pour ne pas briser trop ouvertement les tabous. Un vrai inceste n’aurait pas permis autre chose que le dégout chez la plupart des spectateurs. Une manière de les déculpabiliser tout en parlant à leur inconscient qui lui comprend bien la réalité de ce qui lui est exposé.

Signalons tout de même qu’il n’est pas anormal de trouver du désir dans des femmes qui nous rappelle notre mère ou son opposé (ce qui en psychologie n’est jamais très loin d’être la même chose). Mais, dans le cas du film, cela va beaucoup plus loin que ça, ne fut-ce que du fait de la différence d’âge et des liens qui se sont noués dés l’enfance.

Ou une homosexualité refoulée ?

© Gaumont Distribution // une relation très forte

© Gaumont Distribution // une relation très forte, plusieurs de leurs discussions n’ont pas lieu sur le divan mais dans le lit comme illustré sur la photo

Les explications « évidentes » ne sont pas toujours les meilleures. Les messages les plus apparents ne sont pas toujours les messages réels ou latents.

Une autre hypothèse m’est donc apparue. Hypothèse qui, à la réflexion, n’est absolument pas contradictoire et peut se cumuler. Et si Lil et Roz étaient lesbiennes ? Le film en parle également de manière ostensible à plusieurs reprises. Le mari de Roz l’évoque à demi mots en rappelant qu’il se sentait exclu de leur amitié. Elles l’évoquent elles-même en partie mais en ont honte et ne veulent pas l’imaginer. Par ailleurs, un courtisan de Lil finit par le penser et abandonner sa chasse amoureuse (encore un homme qu’on évite de voir intégrer le groupe … Lil ne refait d’ailleurs jamais sa vie malgré une beauté certaine et un effet certain sur les hommes dans le film).

D’ailleurs, par quoi commence le film ? Par cette scène entre Lil et Roz où elles plongent dans l’eau et puis vont rejoindre le radeau. Sur place, elles boivent l’une après l’autre un breuvage dans une petite fiole dont on ne sait pas ce qu’elle contient exactement. Cette scène est encore assez mystérieuse pour moi mais n’existe certainement pas par hasard (d’autant plus au début d’une histoire) et montre notamment le lien très fort qui existe entre les deux amies.

Enfin, pour deux lesbiennes qui auraient honte de leur condition ou qui n’en auraient même pas conscience, coucher avec le fils de l’autre (composé de 50% d’ADN de son amie !) pourrait être une manière de réaliser cette relation impossible sans en avoir conscience. Une manière de faire l’amour à l’autre par procuration.

Dans cette hypothèse-ci, autant que dans celle de l’inceste, on retrouve le poids des interdits moraux et de la bienpensance. Même si l’homosexualité est mieux accepté aujourd’hui qu’hier, cela reste quelque chose de difficile à vivre et à accepter pour de nombreuses personnes.

Anne Fontaine dit (cf itw nouvel obs) qu’elle voulait « absolument qu’il y ait une sorte de gémellité dans ce couple ». Cela marque encore une fois le lien très fort qui existe et devait exister entre ces deux personnes.

Impressions personnelles finales

J’aurais pu parler de l’âge, de la vieillesse, de la sexualité dans le film mais je ne pense pas qu’il s’agisse réellement des thèmes importants. Le thème qui m’est apparu comme le plus évident, c’est celui du complexe d’Oedipe. De celui-ci découle les conséquences de l’absence du père et de l’inceste.

Ce film fut éprouvant pour moi et dés la fin de la vision, je savais que je ne pourrais faire autrement que d’en parler ici, sur ce blog. J’en ressentais un besoin impérieux, de l’analyser, d’en parler et de partager les commentaires et analyses avec vous.

On peut voir ce film de deux manières totalement opposées.

Soit, on le voit comme un film qui magnifie le désir et l’accomplissement de celui-ci. Comme une sorte d’enfant-roi qui ne supporte pas la contradiction et donc ici l’interdit, nous serions poussé à aller jusqu’au bout de nos pulsions, sans contraintes. En apparence, au profit de l’amour et du désir. En réalité en dépit des tabous dont celui de l’inceste.

On peut le voir au contraire comme une critique de l’absence du père et un appel à responsabilité. Un appel à la responsabilité des pères qui ne doivent pas oublier leur rôle. Et un appel aux responsabilités des mères pour ne pas céder en l’absence de ceux-ci ou ne pas leur empêcher de prendre leur place. Car en l’absence des pères, c’est le pire qui se produit et c’est le tabou de l’inceste qui peut être brisé, durablement.

Je remarque que l’auteur du livre a 93 ans et qu’elle a donc vécu et traversé des grands changements de société. Mais qu’elle a plus que les femmes d’aujourd’hui vu des milieux familiaux dans lesquels les pères ont perdu de leur influence passées. Je vois parfois des familles où le père ne peut plus jouer son rôle. Y a-t-il un lien ? Je ne sais pas mais le message que je retiens de ce film est clairement là: les pères ont un rôle, dans les familles, et ils ne doivent pas l’oublier. Les mères, elles, ne doivent pas s’opposer ni empêcher leur mari d’exercer ce rôle.

Et les tabous dans tout ça ?

L’inceste est souvent vu comme un problème entre un père et sa fille. Les incestes mère-fils sont souvent ignorés ou minimisés comme s’ils n’étaient pas possibles. Ce film les mets en avant et, malgré l’évidence, on entendra malgré tout des spectateurs dire que, non, il n’y a pas d’inceste. C’est symptomatique.

En réalité, dans la vie, les incestes se manifestent de manière beaucoup plus subtile que ce qui se passe dans le film. Pour ne pas déborder de l’analyse de ce film, je me contenterai de donner un lien pour ouvrir le débat chez ceux que cela intéresse.

Ce film a au moins l’avantage de remettre ce problème à l’avant plan et peut-être, d’en faire devenir un sujet de débat pour les spectateurs qui le verront.

Cela dit quand je lis ceci sur Allociné : « Anne Fontaine a souhaité que chacun des spectateurs se retrouve à la place du jeune Australien : suffisamment envoûté par l’histoire pour transcender le point de vue moral. », je ne peux qu’être choqué. Car, si la volonté est de « transcender le point de vue moral », c’est alors oublier qu’on a pas ici à faire à une banale histoire de cougar ou « milf » mais bien à un inceste et on ne peut me demander d’être « envouté » par un inceste, aussi symbolique soit-il.

Pour aller plus loin

Actuellement au cinéma.

Article Rue89 et critique d’Hugues Dayez (RTBF).

Et bien sur, les commentaires pour réagir ou me prévenir de votre propre critique sur votre blog.

[edit 13/09/2013] Suite à un commentaire intéressant en fin d’article, j’ai jugé pertinent de rajouter deux scènes du film en illustration.

Scène au début de leur amour

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Scène finale

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33 réflexions sur “Perfect Mothers de Anne Fontaine

  1. pour ne pas alourdir l’article déjà très, pê trop, long, je vais rajouter ici encore quelques petits éléments qui me sont venus après:

    1. la glande / le désœuvrement
    ce film nous montre des protagonistes qui sont majoritairement désoeuvrés sur une plage à ne pas faire grand chose de leur vie sinon bronzer
    je ne pense toutefois pas que cela fasse partie des thèmes importants du film car le film montre aussi qu’ils ont une vie, notamment Tom qui travaille loin. Et, par ailleurs, je pense c’est tout simplement une conséquence du besoin de l’omniprésence de la plage dans la symbolique du film. Donc, c’est plus la conséquence d’un autre message qu’un message en lui-même (« ils transgressent car ils sont désoeuvrés » … je n’y crois pas)

    2. la transgression des interdits
    cette réflexion m’est venue en lisant d’autres critiques
    on remarque c’est vrai beaucoup de transgressions « d’interdits »: la mère qui se remets à fumer, la fiole du début que certains supposent alcoolisée, la « pomme » (hé oui, le jardin d’Eden comme certains critiquent disent spontanément), l’alcool très très présent, la belle-fille de Lil qui dit à sa fille de ne pas aller dans l’eau sans son accord (quasi sur que cela a aussi une signification symbolique, ce dialogue n’existe pas par hasard, la réaction de Ian est d’ailleurs colérique face à cet interdit)
    parfois très légers, je vous l’accorde, on en retrouve assez bien et c’est simplement à ajouter comme « preuves » supplémentaires que c’est bien un film sur la transgression d’un interdit (inceste, complexe d’oedipe)

    3. l’escalier
    les deux maisons sont reliées par un escalier qu’il faut monter et descendre. Pour aller faire l’amour avec l’amie de maman, il faut l’emprunter. Dans « introduction à la psychanalyse », Freud dit que monter un escalier équivaut à faire l’amour. Il est intéressant de constater que pour aller d’une maison à l’autre, il faut descendre puis monter. Il y a peut-être un sens à aller trouver en analysant ces scènes. D’ailleurs, monter cet escalier pour ouvrir le frigo et prendre quelque chose à boire. Comme dans la scène d’intro.

    Je m’arrête là. La version DVD m’amènera peut-être à préciser plus. En tout cas, pour un film où il ne se passe en réalité pas grand chose, les moments à analyser sont plus que nombreux. Y a de quoi faire pour un prof de psycho.

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  2. Enfin, encore un dernier commentaire pour aujourd’hui.

    J’ai lu sur un article qui a manifestement été repris par d’autres que Tom coucherait avec Lil par jalousie.

    Je pense que cette théorie n’a absolument aucun fondement.

    Au contraire, le film mettait justement bien plus en avant l’attirance de Tom pour Lil que de celle de Ian pour Roz (le moment où il parle de ses seins, la petite danse avant le soir où Roz couche avec Ian). Il y a peut-être encore d’autres moments. Mais si il y a jalousie, c’est du fait que Ian réalise son fantasme et pas lui. Pas autre chose. C’est ce qui l’aidera à passer à l’acte mais son envie de passer à l’acte n’est pas décidé par ça.

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    • 1. Après quelques recherches sur ce Film, il se trouve que c’est inspiré d’une vraie, donc les protagonistes de cette histoire, qui flirte avec l’inceste, quoi que, je suis de l’avis, de pas ‘ de lien de sang pas d’inceste ». En effet, Doris Lessing, avait croisé un soir dans un bar, un homme, qui lui avait livré cette histoire dont il avait été l’impuissant témoin, et qu’il était jaloux, du bonheur que dégageait ce Quatuor, hors norme.

      Je trouve au contraire, que l’attirance entre Ian et Roz est beaucoup plus flagrante, rien qu’en observant les regards que jettent Ian à Roz au début du film ( sur le ponton, à la soirée ou il sont tous les 4,….), de plus, c’est Ian, qui succombe le premier à son désir, qu’il n’avait de cesse d’alimenter en lançant des regards non pas sans équivoque à Roz…Désir qui lui ne dormira jamais.
      Après je te rejoint sur le faite qu’en effet, Tom avait un désir pour Lil, qui aurait pu certainement dormir à jamais, contrairement à Ian et Roz, et que son assouvissement est purement l’effet miroir de la relation de Ian et Roz.

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      • oui, je ne te donne pas tort quand tu dis que l’un ne se ferait pas sans l’autre

        mais je ne dirais pas que c’est un effet miroir, juste que quand il y a une brèche dans un barrage tout finit par céder. L’image est forte mais la transgression d’un autre nous aide à transgresser nous même (si lui peut le faire pourquoi pas moi ?)

        le film nous le montre comme ne sachant pas résister. Je pense pourtant que c’est celui qui sait le mieux résister au tabou. Chez lui, il y a une coucherie adolescente d’abord, un premier amour. Mais après, c’est surtout une certaine addiction au sexe qui parle.

        pour Ian, je n’avais pas remarqué ce que tu dis là, mais je veux bien te croire. Il faudra que je regarde le DVD un de ces quatre.

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      • Pas de souci, regarde le et tu me diras, remarque la phrase de Ian sur le ponton, pour Roz, en lui tendant sa Cigarette, car elle succombe au faite qu’elle avait arrêter mais surtout, elle lui dit  » Oups j’ai fauté, » et Ian répond  » je ne vois pas ce qu’il y’a de mal » avec un regard plutôt séducteur… :)je pense que c’est une métaphore assez parlante pour n’importe qui/ Cette scène sur le ponton, est le début de tout selon moi….

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  3. je rêve!!! il y a un nombre incalculable de films français et autres dans lesquels des vieux schnocks se tapent des nanas qui pourraient être leurs filles voir leurs petites filles et on en parlent jamais parce que cela fait des siècles que ça dure et là c’est l’analyse à fond les manettes : inceste, homosexualité refoulée et tutti quanti. J’ai pas tout lu, c’est soulant et le fait que ça vous dérange en tant qu’homme est encore plus symptomatique de tout ce conditionnement culturel et éducatif ambiant.
    quelle planète de demeurés sous-développés.

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    • Johanna, quand j’analyse un film, je ne le fais pas en comparaison d’autres. Mais la situation aurait été inversée, j’aurais fait la même analyse. Et on lirait également bien plus de monde qui trouverait cela scandaleux, ça, j’en suis persuadé, contrairement à ce que tu dis. Ce que je ne suis pas sur de comprendre, c’est si ça te dérange uniquement quand il s’agit d’hommes ou dans les deux cas ?

      Tu n’as pas tout lu ? Ok, pas de problème, je comprends que pour quelqu’un qui traite les autres de demeurés sous-développés, ce ne soit pas évident à lire jusqu’au bout mais si tu me disais au moins ce que tu avais lu, on pourrait alors débattre plus facilement.

      Bon, maintenant, je vais vous dire ce que j’ai compris de votre intervention et vous me direz si je me trompe ou pas et on pourra éventuellement continuer la discussion ?

      1. « Egalité hommes femmes ». Tu es pour une égalité de traitement entre les hommes et les femmes et tu penses, sans preuves (car je n’ai jamais fait d’analyse contraire sur la situation inversée) que je traite les hommes et les femmes différemment pour des situations similaires.

      2. Le fait que je sois un homme et que je sois dérangé par un film présentant les mécanismes de création d’un inceste ou d’une homosexualité féminine refoulée te dérange.

      2.1. Car ce serait dénier le droit aux femmes d’être homosexuelle ? C’est le film qui dit qu’elles ont honte de cela et qui montre des signes qu’éventuellement elles le sont. Je ne fais que des hypothèses, en aucun cas je suis catégorique là dessus mais je montre ce que le film veut bien nous dire. Au demeurant, je n’ai aucun problème avec l’homosexualité qu’elle qu’elle soit. Et il est une période de l’adolescence qui est souvent assimilée à de l’homosexualité sans en être ou les amitiés peuvent être très fortes. C’est ce qui est décrit ici. Faire la part des choses entre l’un et l’autre me parait presqu’impossible avec ce qui est dit ici. Le seul « indice », c’est qu’on en parle (et les dialogues ne sont pas toujours là par hasard) et qu’elles se tapent les enfants respectifs de l’autre. Mais, ce n’est pas suffisant pour emporter ma conviction.
      2.2. Parce que je veux empêcher les femmes mures d’avoir des amants jeunes ? Non, je te rassure, je n’ai aucun problème là dessus. Ce qui me dérange, c’est quand des situations se rapprochent autant de l’inceste, les « milf » et « cougars » ne me dérange aucunement.

      Enfin, quand même, je vais l’avouer, pour moi il y a effectivement une différence entre hommes et femmes. Le complexe d’Oedipe, pour hommes comme pour femmes, crée d’abord un attachement fusionnel à la mère. Et pour que la personnalité puisse se construire, il faut qu’à un moment donné, on coupe le cordon comme on dit de manière très imagée. Il est donc très important quand on est une mère de ne pas tomber dans l’inceste. Donc, pour moi, ce tabou reste un tabou fondamental et je suis opposé à ce qu’on aille à son encontre.

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      • Je rajouterais que le Lolita de Kubrick a aussi fait scandale à sa sortie. Et il représente également une situation « incestueuse » (il va jusqu’à épouser la mère de Lolita, qui précisément est en manque de père vu que sa mère est veuve). A la lecture du script, en tout cas, c’est très clair. Le fait que ce soit un homme ne me fera pas devenir plus indulgent pour la situation.

        Maintenant, ta réaction me donne juste une impression et va dans le sens du film. Pas facile pour une mère, sans tierce personne (sans un père, au moins symbolique) de résister à l’inceste (vu au sens large, car un inceste, même sans relation physique peut faire beaucoup de dégâts).

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  4. Commentaire de Ghislaine publié sur une mauvaise page et que je reposte ici:

    Bonjour Je viens de lire vos commentaires sur Perfect Mothers J’ai vu ce film mardi dernier (le 9), seule et à la fin je me suis posée la question que comprendre de cette fin ? j’ai demandé à 3 personnes l’ayant vu qui toutes m’ont répondu : ils continuent leur histoire. C’est fou, ce n’est absolument pas ce que j’ai pensé. Quand il arrive sur le radeau, j’ai trouvé cela irréel, il leur dit « bonjour » personne ne répond, on a l’impression qu’ils sont « ailleurs » ils font très blancs et j’ai imaginé qu’ils étaient morts… chacun peut imaginer ce qu’il veut. Qu’en pensez-vous ? J’ai 52 ans, j’ai 3 fils de 32, 28 et 19 ans et ce film m’a certes un peu dérangée au début (les premières scènes intimes, je trouvais cela un peu incestueux ) mais finalement je suis rentrée dans l’histoire. Qui sommes-nous pour juger ? Dans la vie,on se retrouve dans des situations que l’on ne choisit pas toujours mais qui sont là et on n’y peut rien. La première histoire est la plus belle car c’est vraiment une histoire d’attirance et d’amour. La deuxième commence par vengeance mais se transforme elle aussi en histoire d’amour, surtout pour la femme. Bien sûr, ça choque, car les fils sont pères et ils vont perdre leurs femmes et leurs filles mais il n’y a pas de discussion, ils ne cherchent pas à expliquer… Ce film en tout cas ne laisse pas indifférent et chez moi a soulevé beaucoup de questions, j’y pense beaucoup. Je suis allée lire les critiques dès mon retour et j’ai été très étonnée. Les 3 personnes (de la même famille : le père, la mère et le fils de 28 ans qui vit toujours chez ses parents) avec lesquelles j’en ai parlé n’ont vraiment pas aimé, ont été choqués, ont trouvé qu’ils s’agissaient de mères égoîstes ayant un problème avec leur âge… Serais-je immorale ?????

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    • et la réponse que je lui ai apporté:

      Bonjour Ghislaine et merci pour votre commentaire même s’il n’est pas vraiment au bon endroit. 😉

      Je vais vous répondre:

      ————
      « je me suis posée la question que comprendre de cette fin ? j’ai demandé à 3 personnes l’ayant vu qui toutes m’ont répondu : ils continuent leur histoire. C’est fou, ce n’est absolument pas ce que j’ai pensé. Quand il arrive sur le radeau, j’ai trouvé cela irréel, il leur dit « bonjour » personne ne répond, on a l’impression qu’ils sont « ailleurs » ils font très blancs et j’ai imaginé qu’ils étaient morts… chacun peut imaginer ce qu’il veut. Qu’en pensez-vous ? »
      ———

      Et bien, je trouve ça très intéressant. Je n’ai pas beaucoup d’explications sur la fin. Pour moi, c’est clair que leur histoire continue. Mais la symbolique de la scène de fin m’échappe probablement. Et c’est vrai qu’ils sont passifs, comme des moules, sur ce radeau et on s’en éloigne. La mort ? Une mort symbolique alors. Par contre, ça marque bien leur isolement. Le fait qu’on ressent qu’ils sont « ailleurs », c’est un peu ça. Ils sont dans une autre dimension. Ils ne sont plus dans le même monde que nous, ils ont passé outre un tabou, durablement et se dont définitivement éloigné de leur « humanité ». »

      Enfin, chacun y voit ce qu’il veut 😉 Mais l’isolement est très clair. Et l’interprétation qu’on en fait, c’est déjà plus libre.

      ———————–
      « Qui sommes-nous pour juger ? Dans la vie,on se retrouve dans des situations que l’on ne choisit pas toujours mais qui sont là et on n’y peut rien.
      ———————-

      je trouve ça un peu emblématique de notre société d’aujourd’hui. On veut, on désire, on prend, on doit obtenir. Car, si ils peuvent. Justement, ils peuvent et ils doivent s’abstenir. Vu la situation et vu le contexte. Et Roz s’en rend très bien compte mais l’absence du père lui permettra de déraper à nouveau.
      Quand à l’amour, c’est un amour un peu spécial ici. Légitimer cet amour là peut conduire, intellectuellement, à légitimer l’inceste ou la pédophilie quand ils s’aiment. Il n’y a pas que l’amour, il y a aussi une responsabilité de parents. L’enfant en bas âge et réellement épris de ses parents, les parents sont réellement épris de lui mais on ne passe pas la barrière car c’est un tabou. Et ce tabou doit rester, même quand l’enfant devient une femme.
      On remarquera que les deux garçons sont encore un peu immatures, peu virils (pas de barbes, de poils). On sait qu’ils sont en majeurs mais ils représentent aussi clairement l’adolescence et une certaine fragilité. Or, à l’adolescence, l’enfant revient une partie de sa vie d’enfant.

      Oui, c’est moralisant. Mais même pour moi qui suis très « liberté » et qui n’aime pas trop la morale, je pense aussi que la société doit conserver certains tabous.

      —————-
      « La première histoire est la plus belle car c’est vraiment une histoire d’attirance et d’amour. La deuxième commence par vengeance mais se transforme elle aussi en histoire d’amour, surtout pour la femme. »
      —————–

      Je n’ai pas la même vision du film bien que certains critiquent disent cela. C’est au contraire Tom qui est le premier à montrer de l’attirance. Lors de la danse, la discussion sur les seins. Le film nous montre d’abord cette attirance là et c’est très clair. Quand il va coucher avec Lil, ce n’est pas par vengeance ou même jalousie, c’est parce qu’il se dit que si lui y arrive, il a peut-être également sa chance.

      ———–
      « Bien sûr, ça choque, car les fils sont pères et ils vont perdre leurs femmes et leurs filles mais il n’y a pas de discussion, ils ne cherchent pas à expliquer… Ce film en tout cas ne laisse pas indifférent et chez moi a soulevé beaucoup de questions, j’y pense beaucoup. Je suis allée lire les critiques dès mon retour et j’ai été très étonnée. »
      ————

      Je suis pareil, j’aime bien lire les critiques et me poser des questions. Et comme je ne suis pas toujours satisfait de ce que je lis (trop technique, je ne suis pas un connaisseur du cinéma, je préfère parler du contenu; ou pas assez profond et trop survolé), j’ai commencé à écrire les miennes même si ça me prend beaucoup de temps, ça me donne aussi beaucoup de plaisir d’être lu et d’avoir ce genre d’échanges.

      —————————
      « Les 3 personnes (de la même famille : le père, la mère et le fils de 28 ans qui vit toujours chez ses parents) avec lesquelles j’en ai parlé n’ont vraiment pas aimé, ont été choqués, ont trouvé qu’ils s’agissaient de mères égoîstes ayant un problème avec leur âge… Serais-je immorale ?????
      ————————-

      Non, je ne pense pas que tu soit « immorale ». Car au contraire, c’est très humain de ressentir cela ou même de fantasmer, etc
      Le problème, c’est le passage à l’acte. Et, encore une fois, je n’ai rien contre les femmes cougars mais dans ce cas-ci, l’inceste quand même assez clair. Et ce film exonère un peu les mères de leurs responsabilités. Sans l’absence des pères, il n’y aurait pas eu de passage à l’acte. Il y donc aussi cette responsabilité là qui est pointée du doigt.

      PS: pour une question de lisibilité, je vais déplacer ces deux comms en dessous de l’article en question, donc si vous ne retrouvez pas le comm, c’est qu’il est sous l’article

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    • Je suis ravie de trouver quelqu’un qui a le même avis que moi sur la Fin. La fin est triste à souhaite et absolument dramatique, il suffit pour ça d’observer attentivement leur position physique sur le radeau.
      1. LeBonjour de Ian sans réponse évidemment, le fait qu’il arrive le dernier sur le radeau, sachant que c’est lui qui à tout commencé et lui qui a mis un terme à sa vie Familiale  »normale »

      2. Les positions des protagonistes, commençons par les plus faciles, celles de Lil et Tom, très décontracté, les mains derrière la tête pour Tom,les jambes croisées comme quand on fait une bonne sieste, le visage paisible, Lil évoque la même chose, les bras très détendu, avec un léger sourire sur le lèvres, comme en paix avec eux même et surtout avec leur situation, comme le dit Lil, ils sont détachés de tout ça, à comprendre qu’ils ne s’aiment sans trop s’aimer au final. De plus, je rajouterais, la distance entre les 2 corps, à la limite de la sphère d’intimité, mais pas trop, juste assez pour pouvoir se toucher en tendant la main, mais en même, ils ne sont pas  »coller »,de plus je rajouterais, que Lil porte un maillot de bain Bleu, bleu synonyme, d’apaisement, de calme, zenitude… ce n’est pas un hasard. Grande signification à mon sens, qui veux absolument tout dire sur leur relation, leur avenir, Ainsi, ils seront toujours amants, sans souffrir. ( vous trouverez cette photo partout sur internet pour vérifier)

      2. Deuxième analyse, la plus dure selon moi, l’image qui m’a fait le plus mal, je dois l’avouer, tant elle est chargé en signification, la position des 2 autres protagonistes, Ian et Roz. Il suffit de bien l’observer pour comprendre la fin, qui n’est en rien une Happy End.

      – La position de Ian, est le dernier plan serré qui se termine sur lui, sur son visage et ce n’est pas un hasard non plus car c’est lui qui souffre,qui a souffert et qui souffrira le plus dans ce quatuor, je me rappellerais toujours de la grande prestation de cet acteur, cette facilité qu’il a de faire passer ses émotions juste avec un regard, / il a une expression sur le visage, très singulière, comme un expression de souffrance, ancrée très profondément, comme gravée, il a le visage crispé et les sourcils froncés et sa tête est légèrement rentré dans ses épaule, il tombe sur le ponton comme si il avait pris une flèche, seul et unique coupable d’avoir fait tomber le masque. il a une jambe ouverte vers Roz, synonyme de son affection, de son amour et sa passion encore bien présente, c’est une ouverture aussi, pour lui dire, qu’il reste ouvert à Elle, ouvert à une relation. En se basant juste sur la position de Ian, on pourrait penser à une Happy End, mais il faut observer celle de roz pour comprendre qu’enfaite, c’est dramatique….

      2. Roz porte un maillot Bordeaux à la limite du rouge donc, couleur qui fait référence à la souffrance, au sang,trahison…. là aussi ce n’est pas un hasard. Ensuite elle a tête tournée à l’opposé de celle Ian, c’est clairement une fermeture, car elle lui pardonnera jamais d’avoir tout révéler et en quelques sorte d’avoir gâché son idéal maternel, ensuite elle porte une main sur son Ventre, signe universel de souffrance, c’est la position la plus parlante, de plus elle a une jambes levée, elle aussi en direction de Ian, sauf qu’elle est pas ouverte, c’est une ouverture à moitié, elle nous dit  » je t’aime, mais quelques chose s’est cassé »

      3. pour terminer, ce n’est pas une Happy End mais pas forcément une Bad End, dans le sens, ou le quatuor, comme le dis, Anne F, reste ouvert, mais je pense, que Ian et Roz, ne pourrons jamais vivrent leurs relations, car Roz, ne peux aller contre les règles de Bienséance malgré un amour, qui semble à l’abris du temps, pour ce qui sera, l’unique Amour de sa vie.

      4. Ce film pour moi est une grande réussite, il est clair, qu’il est chargé de symbolique, moi je n’ai vu à aucun moment d’inceste, juste une histoire d’amour tragique, sur fonds de société. Ne pas oublier que c’est une histoire vraie, et que seul ce Quatuor, connaît la finalité de cette histoire.

      5. Merci Samuel Xavier ( Ian dans le film) qui m’a pleurer à 3/3 reprises avec ses regards. ( sur le ponton, à la fête entre eux, quand Roz rompt, au mariage quand il danse à contre coeur avec Hannah, sur la plage avec l’histoire des lunettes, et à la fin, le dernier plan sur lui que je trouve sublime)

      6. Je reste ouverte à vos critiques concernant mon analyse de la Fin….

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  5. Je suis ravie de trouver quelqu’un qui a le même avis que moi sur la Fin. La fin est triste à souhaite et absolument dramatique, il suffit pour ça d’observer attentivement leur position physique sur le radeau.
    1. LeBonjour de Ian sans réponse évidemment, le fait qu’il arrive le dernier sur le radeau, sachant que c’est lui qui à tout commencé et lui qui a mis un terme à sa vie Familiale  »normale »

    2. Les positions des protagonistes, commençons par les plus faciles, celles de Lil et Tom, très décontracté, les mains derrière la tête pour Tom,les jambes croisées comme quand on fait une bonne sieste, le visage paisible, Lil évoque la même chose, les bras très détendu, avec un léger sourire sur le lèvres, comme en paix avec eux même et surtout avec leur situation, comme le dit Lil, ils sont détachés de tout ça, à comprendre qu’ils ne s’aiment sans trop s’aimer au final. De plus, je rajouterais, la distance entre les 2 corps, à la limite de la sphère d’intimité, mais pas trop, juste assez pour pouvoir se toucher en tendant la main, mais en même, ils ne sont pas  »coller »,de plus je rajouterais, que Lil porte un maillot de bain Bleu, bleu synonyme, d’apaisement, de calme, zenitude… ce n’est pas un hasard. Grande signification à mon sens, qui veux absolument tout dire sur leur relation, leur avenir, Ainsi, ils seront toujours amants, sans souffrir. ( vous trouverez cette photo partout sur internet pour vérifier)

    2. Deuxième analyse, la plus dure selon moi, l’image qui m’a fait le plus mal, je dois l’avouer, tant elle est chargé en signification, la position des 2 autres protagonistes, Ian et Roz. Il suffit de bien l’observer pour comprendre la fin, qui n’est en rien une Happy End.

    – La position de Ian, est le dernier plan serré qui se termine sur lui, sur son visage et ce n’est pas un hasard non plus car c’est lui qui souffre,qui a souffert et qui souffrira le plus dans ce quatuor, je me rappellerais toujours de la grande prestation de cet acteur, cette facilité qu’il a de faire passer ses émotions juste avec un regard, / il a une expression sur le visage, très singulière, comme un expression de souffrance, ancrée très profondément, comme gravée, il a le visage crispé et les sourcils froncés et sa tête est légèrement rentré dans ses épaule, il tombe sur le ponton comme si il avait pris une flèche, seul et unique coupable d’avoir fait tomber le masque. il a une jambe ouverte vers Roz, synonyme de son affection, de son amour et sa passion encore bien présente, c’est une ouverture aussi, pour lui dire, qu’il reste ouvert à Elle, ouvert à une relation. En se basant juste sur la position de Ian, on pourrait penser à une Happy End, mais il faut observer celle de roz pour comprendre qu’enfaite, c’est dramatique….

    2. Roz porte un maillot Bordeaux à la limite du rouge donc, couleur qui fait référence à la souffrance, au sang,trahison…. là aussi ce n’est pas un hasard. Ensuite elle a tête tournée à l’opposé de celle Ian, c’est clairement une fermeture, car elle lui pardonnera jamais d’avoir tout révéler et en quelques sorte d’avoir gâché son idéal maternel, ensuite elle porte une main sur son Ventre, signe universel de souffrance, c’est la position la plus parlante, de plus elle a une jambes levée, elle aussi en direction de Ian, sauf qu’elle est pas ouverte, c’est une ouverture à moitié, elle nous dit  » je t’aime, mais quelques chose s’est cassé »

    3. pour terminer, ce n’est pas une Happy End mais pas forcément une Bad End, dans le sens, ou le quatuor, comme le dis, Anne F, reste ouvert, mais je pense, que Ian et Roz, ne pourrons jamais vivrent leurs relations, car Roz, ne peux aller contre les règles de Bienséance malgré un amour, qui semble à l’abris du temps, pour ce qui sera, l’unique Amour de sa vie.

    4. Ce film pour moi est une grande réussite, il est clair, qu’il est chargé de symbolique, moi je n’ai vu à aucun moment d’inceste, juste une histoire d’amour tragique, sur fonds de société. Ne pas oublier que c’est une histoire vraie, et que seul ce Quatuor, connaît la finalité de cette histoire.

    5. Merci Samuel Xavier ( Ian dans le film) qui m’a pleurer à 3/3 reprises avec ses regards. ( sur le ponton, à la fête entre eux, quand Roz rompt, au mariage quand il danse à contre coeur avec Hannah, sur la plage avec l’histoire des lunettes, et à la fin, le dernier plan sur lui que je trouve sublime)

    6. Je reste ouverte à vos critiques concernant mon analyse de la Fin….

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    • Tout d’abord, sache que ton commentaire est vraiment intéressant car il aborde quelque chose que les gens qui arrivent ici cherchent à mieux comprendre: la fin du film (je le vois dans mes stats Google).

      Ton analyse de cette image de fin me parait très juste à beaucoup de point de vue, très bien argumentée, très intéressante et surtout très utile. Je suis content de lire un commentaire d’une telle qualité. Je vais d’ailleurs rajouter dans l’article la photo de cette image de fin pour que cette analyse puisse être mieux comprise.

      J’en ressors quand même que les deux qui vivent le mieux sont ceux qui vivent l’amour le plus « désir » et le moins « tendresse », d’une part, et, d’autre part, le couple ou la présence paternelle a été la plus forte pour le compagnon (fils) et existe encore (surtout, peut-être). Est-ce un hasard ? Je ne crois vraiment pas.

      On en revient avec ce que je pense être le message sous-jacent (bien que non conscientisé par ses auteurs): les dégâts de l’absence de figure paternelle.

      Pour le fait que ce soit une happy end ou bad end, je n’ai pas vraiment d’opinion. J’ai surtout l’impression que c’est une « non » fin qui peut laisser certains spectateurs sur leur « faim ».

      Enfin, je remarque qu’encore une fois, la « dénégation » de l’inceste se fait par une femme. Cela me fascine assez bien. D’ailleurs l’histoire peut très bien être vrai. puisqu’il n’y a pas d’inceste légal mais quand même transgression du tabou social.

      Sinon, MERCI pour ce commentaire. Il complète très bien l’article en expliquant la fin, ce qui n’est pas une mince affaire.

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      • C’est un plaisir qu’elle soit appréciée 🙂 cette fin m’a telle rendue confuse, que j’ai été obligée de faire un arrêt sur image afin de mieux la comprendre, car je la soupçonnais chargée de sens 🙂 : je rajoute à mon analyse ces quelques lignes, qui sont très importantes aussi pour la signification de l’image :

         »la position de Ian et Roz sur la radeau contrairement à Lil et Tom, ils sont très proches l’un de l’autre et de plus Roz est plus haute que Ian, ce que signifie, une certaine soumission de la part de Ian, envers la décision de Roz.
        Alors que Tom et Lil sont , sont sur la « même longueur d’ondes », donc au même niveau ,au niveau de leur coeur, pour finir sur une note positive. »

        pour la photos, il ne faut pas confondre, celle de  » Adore » » qui une autre affiche du film. il faut bien prendre celle issue de la fin du film. 🙂 Au tout cas je te remercie de l’avoir appréciée, c’était pour donner réponse au personne un peu égarée et pour débattre sur celles qui y voyait une Happy end, ou du moins un dénouement positif…

        A ton analyse, je ne sais pas si tu en as parlé, je ne crois pas … sinon pardon, tu parles du Jardin d’eden, très juste, tu pourrais même pousser en parlant, du moment dans le film, ou il partage, la pomme en 4, prenant chacun un morceaux, tour à tour, ! si c’est pas une métaphore de fou ça 🙂 ^^

        Bien cordialement,
        Fin

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  6. Je rajouterais à mon analyse, la position de Ian et Roz sur la radeau ou contrairement à Lil et Tom, ils sont très proches l’un de l’autre et de plus Roz est plus haute que Ian, ce que signifie, une certaine soumission de la part de Ian, envers la décision de Roz.
    Alors que Tom et Lil sont , sur la  »même longueur d’ondes », donc au même niveau.

    Fin

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    • je rajoute également que je suis tombé sur une autre scène du « radeau »

      il serait intéressant de pouvoir voir l’évolution avant / après

      mais je remarque que Ian et Roz ont peu évolué entre les deux scènes (positions corporelles très proches; même demi refus, douleur, Ian est juste un peu plus écarté) là où Lil Tom semblent être passés d’une relation plus passionnées à une relation beaucoup plus calme.

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  7. Je termine, oui encore vraiment désolé ^^ car je vois arrivé les  » oui mais le short de Ian, lui aussi est bleu » tout simplement, car comme il le dit dans le film, au moment de la rupture, rupture d’ailleurs dans les 2 sens, envers sa copine Hannah et envers Roz, c’était une torture de vivre l’air de rien avec Hannah et ce fût un soulagement que d’y mettre un terme… Donc le maillot de bain, c’est pour dire qu’il est quand même, malgré une souffrance évidente, en paix avec lui même.

    fin pour de vraie 🙂

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    • oui, ce fut un soulagement pour lui car il n’aimait pas cette fille

      je pense d’ailleurs qu’il ne pourra pas aimer justement tant qu’il n’aura pas coupé le « cordon » et cessé cette relation avec Roz. Cette scène montre que tous deux sont condamnés à la douleur dans le « purgatoire » (entre deux) dans lequel ils sont

      d’ailleurs, la relation avec Hannah commence alors qu’il n’a pas réellement fait le deuil de son amour pour Roz, c’est Roz qui l’avait quitté et il veut la rendre jalouse ou faire semblant de croire qu’il a accepté sa décision

      mais ce n’est pas vrai, et le film le montre. D’ou son soulagement d’en avoir fini avec le mensonge. Il n’en reste pas moins que, surtout à notre époque, il a eu un enfant avec elle et que c’est un bien piètre père (ou tout simplement un père … absent, ce qu’on retrouve beaucoup dans ce film)

      tu ne dois pas t’excuser de venir commenter ici, au contraire, tu as bien enrichi les débats 🙂

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  8. En a t il seulement envie de ne plus aimer Roz quand on voit comme il a été heureux lors de leur relation….
    Ensuite pour le côté paternel, son enfant avec Hannah n’était pas désiré, puisqu’il comptait rompre au moment ou elle lui a annoncé, on peux dire qu’il a accepté le Job à contre coeur et aussi parce que c’est ce que voulait Roz, que les choses redeviennent normal. ( oui tu as raison 🙂 )
    Moi ce film m’a bouleversé, la fin aussi, j’imagine le quatuor vivre dans leur maison, isolé de tout, des regards, des autres, des rumeurs. Mais la fin m’a quand même laissé sur ma fin, j’aurais souhaité une image explicite et pas qui me laisse dans le flou, là, on ne sait pas trop sur quel pied danser, ils sont ensemble, pas ensemble, Roz Pardonne, Tom et lil, c’est assez clair, mais Roz et Ian, assez flou, surement parce que leurs sentiments sont plus profonds et plus complexes. L’âge fait remuer bien des choses, alors que ça pourrait être simple.

    Pour m’éclairer j’ai donc décider de lire le livre dont est issu le Film : » Les Grands mères » …

    A 2/3 trucs près, le film est copié collé, même au niveau des dialogues, ( mais je rêve de voir la Vo de Perfect Mother), seulement, Anne Fontaine ( la réal) a modifié, les âges, des mères et des fils, donc la relation de Ian et Roz et de Lil et Tom, commence alors qu’ils avaient à peine 17ans et les mères 30…. AHHH là tout de suite c’est un peu plus choquant, voire incestueux, car dans le film, Ian et Tom font quand même, bel homme et assez matûre ( sachant qu’en Vraie Samuel Xavier ou Ian à 29 ans), passons…

    Je lis la suite, et je reviens …. le livre est très cours,c’est plus une nouvelle.

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  9. Bonjour,
    J’ai tout lu et mes impressions sont partagées aussi.
    Je découvre votre blog avec plaisir.
    Moi je n’ai encore pas compris la fin de la même façon. Sur l’image de fin il y a une brune et une blonde… et Lil et Roz sont blondes toutes les 2… alors je me suis dit que c’était peut etre leurs filles respectives? Qu’ils refont pareil avec leurs filles et que eux deviennent les « cougars »… non?

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      • Je partage ce que dit Mathilde, la ressemblance physique est forte, même vu de loin, des cheveux mouillés sont plus foncés et puis eux-même n’ont pas l’air d’avoir vingt ans de plus

        mais c’est intéressant de se dire que, peut-être, l’histoire est amenée à se répéter et que, majeures, les filles chercheront à connaitre leurs pères et que l’inceste se produira à nouveau (et comme dans Oedipe, cela pourrait même se faire « à l’insu »)

        mais là, on est dans un exercice ou on imagine ce qui se passera après et le film ne dit rien là dessus (enfin, je ne pense pas)

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  10. Bonjour,

    Je n’ai lu qu’une partie des commentaires mais tout cela est plutôt intéressant !
    Pour ma part je trouve qu’au tout dernier plan (après qu’on les voit tous les quatre allongés, le plan éloigné dans lequel on voit l’immensité de la mer), on a l’impression que le ponton est devenue un radeau et qu’ils se laissent dériver.
    J’imagine qu’en réalité la plage et juste derrière nous, côté caméra, mais le fait est qu’on ne nous la montre pas.
    j’ai beaucoup aimé ce film, dérangeant et réaliste à la fois.

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  11. Pingback: 2016 en vrac … petit bilan | Blog d'Aurian

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