Conseils d’Administration des intercommunales

La Province de Namur est active dans des intercommunales et peut donc influer sur leur gestion de manière positive. À Namur, j’ai recensé six intercommunales importantes dans lesquelles l’institution provinciale possède une capacité d’influence : l’INASEP, le BEP, le BEP Expansion Economique, le BEP Environnement, le BEP Crématorium et IDEFIN.

Lors de l’écriture d’un précédent article ayant trait à l’Inasep, la taille de son Conseil nous a donné l’envie de pousser l’investigation plus loin. Pour chaque intercommunale, nous avons donc noté le nombre de membres du Conseil d’Administration, la fréquence des réunions (pour 2011) et le montant du jeton de présence.

Nous avons complété le tableau ci-dessous avec le résultat de nos recherches :

//Nom //Montant du jeton //Fréquence des réunions //Taille
Inasep inconnu inconnu 35
BEP Holding faitier inconnu 5 32
BEP Environnement inconnu 5 25
BEP Crématorium inconnu 3 19
BEP Expansion Economique inconnu 4 33
IDEFIN inconnu 5 32
Moyenne 4,4 réunions 29,33 membres

Concernant le montant des jetons de présence, c’est pareil chez tout le monde, aucune publicité n’en est faites ni sur le site internet, ni dans les rapports d’activité. S’agissant de gestion publique, il serait appréciable que cette information soit mieux connue à l’avenir. En ne la diffusant pas, ces intercommunales entretiennent, certainement involontairement, la suspicion et donnent l’impression que cette information est cachée car « pas diffusable ».

D’autant plus quand on a en tête l‘interview d’Anne Humblet réalisée par Sud Presse. Où on pouvait retrouver les paroles suivantes:

« Vous parliez aussi d’abus de la part de politiciens?
Certains sont spécialistes pour cumuler les mandats en province de Namur. Après les élections, ils se jettent sur les mandats dans des intercommunales qui rapportent, comme le BEP. Et après, ils viennent se vanter de gagner 15.000 euros par mois. Ca me dégoûte. Je pourrais le faire aussi ça mais j’aurais l’impression de voler l’argent du contribuable. ” (nda: ces paroles sont retranscrites ici sans que nous n’en endossions la responsabilité pour autant, manquant d’informations pour les vérifier)

Par rapport à la fréquence des réunions, la moyenne de 4,4 (avec la réserve que le chiffre n’a pas été trouvé pour l’INASEP) n’indique même pas une réunion tous les deux mois. Le maximum est d’ailleurs de cinq pour cette année 2011. La charge d’administrateur, en temps de présence en réunion, est moins élevée que ce à quoi je m’attendais mais peut-être est-ce dû aux nombreux cumuls auxquels font face certains membres des CA (un aménagement qui leur permettrait d’assister quand même à toutes les réunions). Cela peut également être dû à une activité ne nécessitant pas de réunions plus fréquentes, nous ne serons donc pas mauvaise langue.

Enfin, le nombre de membres des Conseils d’Administration est pléthorique avec une moyenne de 29,33 membres (plus bas : 19 -quand même- ; maximum : 35).

Pourquoi n’est-ce pas « idéal » ? Voici quelques arguments pour appuyer une réduction de la taille de ceux-ci :

  • avez-vous déjà fait une réunion à 29 (moyenne) ? Cela ne laisse que peu de temps à chacun pour s’exprimer
  • chacun des membres des CA touche des jetons de présence (montant inconnu) et il est possible de faire fonctionner un CA avec (beaucoup) moins de personnes. Sachant donc que diminuer le nombre d’administrateurs ne fera pas diminuer l’efficacité (au contraire) et permettra dans le même temps des économies, ce serait alors simplement un geste de bonne gestion
  • plus on est nombreux à partager une responsabilité et moins cette responsabilité est ressentie dans le chef de chacun. Plus le Conseil sera nombreux et plus l’implication de ses membres risque de diminuer au profit de ceux qui sont déjà impliqués dans la gestion quotidienne et à qui on fera « confiance ». Cette augmentation de pouvoir de l’opérationnel est dangereuse car le rôle du CA est aussi de contrôler et encadrer ceux-ci en étant garant de l’intérêt des actionnaires. Cela ne permettra donc pas au Conseil de jouer pleinement son rôle.

En bref, sur la fréquence des réunions, je ne me prononce pas, n’étant pas membre d’un de ces CA mais sur la transparence des politiques de rémunération des administrateurs et sur la taille des différents Conseils, il y a aujourd’hui clairement des possibilités d’amélioration.

Chance, une des priorités d’Ecolo pour ces élections est d’améliorer la gestion de la Province et ça pourrait passer par ce genre de mesures très concrètes. Il ne faudra pas l’oublier en octobre car sans vous, ce ne sera pas possible.

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