Gestion de l’eau et transparence

« Raindrops on water » by Leon Brooks

L’eau est un bien extrêmement précieux, je ne pense pas qu’il faille insister là dessus. Indispensable à la vie sur Terre, l’eau douce est aussi une ressource qui est rare et fragile. Je me suis donc interrogé sur ce qui était fait dans ce domaine.

A Namur, comme dans beaucoup d’autres domaines, l’action provinciale passe principalement par le soutien à une intercommunale. Dans le cas présent, il s’agit de l’INASEP (http://www.inasep.be/).

Avec toutes les réserves d’usage, la lecture du rapport d’activité donne une très bonne impression sur la gestion de la structure. Elle semble même excellente. Il y a d’ailleurs une gestion environnementale très volontariste lisible à la lecture du rapport éponyme. On pourrait s’arrêter là et dire « bravo » car les chiffres sont bons.

Je considère cependant qu’il y a quand même deux possibilités nettes d’amélioration.

En premier lieu, le Conseil d’Administration est composé de 35 membres. Ce nombre parait exagérément élevé et il faudrait le réduire non seulement pour diminuer les dépenses en jetons de présence (même si je ne connais pas le montant en jeu) mais également pour une question évidente d’efficacité et d’exercice sain du pouvoir. On en reparlera dans un autre article.

En deuxième lieu, comme vous le savez peut-être, je suis très intéressé par ce qui concerne la transparence des données publiques (qu’on pourrait résumer grossièrement par « open data »). Je ne suis d’ailleurs pas le seul car il existe des législations et convention qui organise cette transparence « active » (d’initiative) et « passive » (sur demande).

Quand il s’agit d’informations environnementales, il existe une législation qui non seulement garantit le droit d’accès mais encourage carrément la diffusion « active » (d’initiative) par les organismes publics qui les détiennent. Les analyses de l’eau sont bien des informations environnementales telles que visées par la Convention d’Aarhus et les législations qui l’applique.

Donc, les analyses d’eau effectuées par l’Inasep devraient pouvoir être consultables facilement par n’importe quel citoyen et celui-ci devrait même pouvoir exporter les données pour en faire des statistiques. Ce n’est pas encore le cas.

A mon sens, ce n’est d’ailleurs évidemment pas qu’une question d’application de la loi pour la loi (que chacun interprétera d’ailleurs à sa façon) mais aussi et surtout de l’exercice possible de la vigilance citoyenne, du travail journalistique, de facilitation de la recherche scientifique ou encore d’accessibilité pour chaque citoyen aux données qui le concerne et qui concerne sa santé et celle de ses proches. En fait, si c’est un droit, ce n’est précisément pas par hasard.

Que l’on se place du côté du strict respect de la législation ou du côté d’un droit du citoyen à la transparence sur les données qui peuvent le concerner, on a deux bonnes raisons qui se suffisent à elles-même. Je pense donc qu’il est clair que ces informations devraient à l’avenir être rendues disponibles sur un site internet. Cela n’est techniquement pas compliqué pas plus que coûteux alors espérons que 2012 amène cette amélioration.

Les commentaires seront, comme toujours ici, libres. Si certains veulent que je donne les références sur lesquelles je m’appuie pour fonder mon avis sur le caractère « légal », ils peuvent le faire dans les commentaires et nous y ferons le débat mais je ne voulais pas alourdir le billet par des considérations juridiques.

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